ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 12 Mars 2008

 

SUITE A L'EXPULSION DE DEUX COMPATRIOTES ET AU DENIGREMENT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Parlement gabonais exprime étonnement et indignation

 

LES expulsions "abusives" de deux de nos compatriotes de France et la campagne de dénigrement dont le président de la République, Omar Bongo Ondimba, fait l'objet de la part des médias et ONGs français ont constitué l'essentiel des préoccupations des sénateurs et des députés au cours de la séance exceptionnelle qui a réuni hier mardi 11 mars 2008 les deux chambres du Parlement au palais Léon Mba, siège de l'Assemblée nationale. Une première dans l'histoire politique du Gabon.

Dans une déclaration lue par le sénateur Emile Kassa Mapsi, le Parlement gabonais a, en effet, exprimé son "étonnement et son indignation" face à l'expulsion récente, dans des conditions quelque peu cavalières et "inhumaines", de deux étudiants gabonais poursuivants leurs études en France et plus encore face à « l'interpellation irrévérencieuse dont est l'objet le président de la République, Omar Bongo Ondimba par des associations étrangères de droit privé ». Sans pour autant connaître les motivations des uns et des autres.

Pour les sénateurs comme pour les députés, « le Gabon est toujours resté fidèle à ses engagements internationaux, tout comme il s'est toujours employé à respecter scrupuleusement les accords qu'il a régulièrement signés et qui visent notamment à protéger ses ressortissants, à l'étranger ». C'est pourquoi ils s'insurgent contre l'expulsion des deux étudiants gabonais laquelle constitue à leur entendement un dysfonctionnement qui doit être corrigé. Reste maintenant à savoir si leurs partenaires entendent bien se plier à cette demande.

En attendant, députés et sénateurs, quoique conscients de ce que les ONGs et les médias jouent à travers le monde un rôle important, ne comprennent pas néanmoins leur propension à se substituer aux Etats et aux pouvoirs publics. « Une démarche qui peut gravement nuire au fonctionnement d'un Etat de droit, à la dignité, à la notoriété de ses dirigeants ou du peuple tout entier », peut-on lire dans la déclaration. A moins de croire qu'il s'agit-là d'associations déguisées et qui, sous-couvert d'un intérêt respectable, poursuivent en réalité des intérêts moins nobles, telle que la déstabilisation programmée d'un Etat ou d'une structure.

D'autant que les parlementaires ne comprennent pas qu’une affaire déjà jugée et classée sans suite, puisse devenir un motif d'interpellation et de dénonciation d'un chef d'Etat. Ils estiment donc qu'il n'est ni raisonnable ni responsable que des personnes morales de droit privé cherchent à déroger à la souveraineté d'un Etat et tentent d'initier des actions de mise en accusation d'un chef d'Etat.

Jaloux de leur prérogative d'être avec la justice les seuls habilités à mettre en accusation les autorités gabonaises, sénateurs et députés ont voté une résolution qui tend manifestement à rappeler aux uns et aux autres la détermination du peuple gabonais à défendre son chef.

 

Source : Journal L'Union Plus du 12/03/2008