Pour moi quoi...
MOI Makaya, je
me rends compte que les gens se donnent trop de
liberté dans notre
Libreville-les-je-m’en-foutistes là, quoi. C’est
à croire que nous sommes dans la cour du roi
Pétain (Makaya, on dit Pétaud !). Pourquoi le
parle comme ça, mes chers frères impuissants ?
Eh, bien à cause de ce que j'observe ces
derniers temps à travers les rues rétrécies de
notre capitale.
Des bulls
de certaines entreprises chargées de l'entretien
du réseau routier se déplacent de nuit sans
convoyeur et à une vitesse démentielle. Samedi
anglais à 9h du soir, l'automobile du neveu du
cousin germain de la grand-sueur de la tante de
ma bonamie, c'est-à-dire mon propre "mougoye" a
failli se faire broyer par un engin qui roulait
à vive allure sur la bretelle reliant Nzeng-Ayong
au PK8.
Le bull qui
n'avait aucun feu de gabarit, ni convoyeur n'a
pas ralenti malgré le fait que la circulation
n'était pas très fluide. Pour échapper à une
mort certaine, mon "mougoye" a été contraint de
jeter son auto dans la brousse. Ce qu'il n'a pas
compris c'était le fait que l'entreprise à
laquelle appartient l'engin n'a pas un chantier
dans la zone de Nzeng-Ayong.
Question : où se
rendait donc cette machine qui roulait à tombeau
ouvert comme si elle était pourchassée ?
Je pose cette
interrogation parce que ce genre de scène est
devenu monnaie courante dans noire
Libreville-les-dam ordres, quoi. La semaine
dernière, mon dernier qui se rendait au PK9 chez
l'une de ses nombreuses bonamies (ouai tel père,
tel fils !) a été sidéré de rencontrer, toujours
de nuit un autre bull qui roulait à vive allure
entre le PK7 et le PK8. Là encore, de la sécurité
des autres usagers de la route, l'engin n'avait
pas cure, quoi.
Mais enfin,
c'est quoi cette anarchie dans la ville ? Que
font les flics ? Et que disent les patrons des
entreprises des engins de ce type qui circulent
la nuit, alors même qui pour d'obscures raisons
de sécurité, on refuse de travailler tard sur
ces chantiers qui gênent la circulation?
..Quel pays!
…Makaya