ELECTIONS LOCALES
2008/PUBLICATION DES LISTES DE CANDIDATURES
Le PDG fera cavalier seul
Alors que l'éventualité des listes communes
avait été envisagée avec les autres partis de la
majorité selon les particularités de chaque
localité, hier le principal parti au pouvoir qui
désignait ses candidats pour les locales d'avril
prochain, a décidé de présenter ses candidatures
sur toutes les circonscriptions électorales du
pays.
Une vingtaine de listes seront conduites
par des femmes.
APRES moult
réunions a la base qui n'ont pas toujours été
des parties de plaisir, après les réunions de
mercredi et samedi dernier du secrétariat
exécutif, et enfin après les arbitrages du
président-fondateur, le bureau politique du
Parti démocratique gabonais (PDG) a finalement
procédé hier lundi 10 mars 2008 à la cité de la
Démocratie, au cours d'une réunion présidée par
le vice-président de cette formation politique,
Jean Eyéghé Ndong à l'investiture de ses
candidats en vue des prochaines élections
locales, "conformément aux prescriptions
statutaires", a déclaré le secrétaire
général adjoint, René Ndemezo'Obiang. Avant de
poursuivre en disant que le PDG va être partout
sur l'ensemble des circonscription que compte le
pays.
Comme pour dire
autrement que l'éventualité de faire des listes
communes avec les autres partis de la majorité
présidentielle, comme cela semblait se dessiner
ces derniers jours dans les différents
états-majors politiques de ce camp, n'est plus
d'actualité. Si René Ndemezo'Obiang reconnaît
que son parti avait effectivement laissé
entrevoir cette ouverture, il souligne néanmoins
qu'au regard du fonctionnement des autres et eu
égard à la mobilisation des structures de base
de sa formation politique, cette possibilité n'a
plus été retenue, pour permettre sans doute aux
uns et aux autres de mesurer leurs forces sur le
terrain.
Ce qui, selon le
SGA, n'empêche pas d'observer le code de bonne
conduite veut pas dire que son parti reste fermé
à toute forme d'ouverture D'autant plus que dans
certaines localités, selon les cas qui se
présenteront, des alliances pourraient
s'établir.
Compter d'abord sur
ses propres forces plutôt que sur les forces de
ses alliés semble être désormais le leitmotiv du
Parti démocratique gabonais pour ces prochaines
locales au cours desquelles une vingtaine de
listes PDG seront conduites par des femmes.
L'on se souvient
que le secrétaire général adjoint du PDG, chargé
de l'UFPDG, Angélique Ngoma n'a cessé de plaider
la cause des femmes auprès du secrétariat
exécutif de façon à augmenter dans un premier
temps leur nombre sur les listes et de voir
plusieurs d'entre elles être conduites par des
femmes pour marquer l'équilibre genre et pour
mettre fin à ce qui s'apparentait comme une
dérive phallocratique.
Du reste cette
question inhérente à la représentativité des
femmes avait donné lieu à de vifs débats lors
des cinquièmes journées parlementaires du PDG à
Koula-Moutou. Si l'on peut considérer
l'augmentation du nombre de femmes sur les
listes et à la tête de celles-ci, il n'en reste
pas moins vrai que ce quota demeure encore très
inférieur par rapport aux attentes des unes et
des autres.
Notons que la
désignation des candidats PDG n'était toujours
une partie de plaisir. D’autant plus que dans
bien de localités, nullement à Ngouoni, ou
Idriss Ngari et Léonard Adjembé, tous deux
membres du bureau politique issus de la localité
se livraient une véritable guerre de leadership.
L'un ne voulant pas que les protégés de l'autre
soient les mieux positionnés sur la liste. De
même que l'un et l'autre voulant que la tête de
liste revienne à un militant qui lui est acquis.
Une situation à
bien des égards semblable à celle vécue à
Bakoumba où Celestin Bayogha et Bernard Moukayi
ne parlaient pas forcément le même langage quand
il s'est agi de proposer la liste des candidats
de cette circonscription.
A Koula-Moutou en
revanche, c'est la tête de liste du 1er
arrondissement qui a provoqué quelques remous.
Même si ceux-ci n'ont pas été explicitement
exprimés, il reste que la candidature de Joseph
Ickamba, qui plus est en tête de liste n'a pas
fait que des heureux. Bien au contraire. Car
beaucoup voient en l'ex gouverneur du
Moyen-Ogooué le futur sénateur. Ce qui
constituera à l'évidence un bon point de chute.