Jean Marc Simon, qui était accompagné de
Jacques Attali, initiateur d'un projet de
création d'une banque sur la micro-finance, est
allé signifier à Omar Bongo Ondimba l'importance
des accords qui lient Libreville et Paris. Cette
dernière tente ainsi de calmer le jeu.
METTRE un terme à
l'escalade verbale entre Paris et Libreville,
suite aux expulsions les 19 et 29 février 2008
de deux étudiants gabonais de France pour,
dit-on, "absence d'études sérieuses" et
la diffusion sur des chaînes publiques
françaises les 03 et 04 mars dernier des
reportages consacrés à la vie privée du
président, semble être la démarche entreprise
par les autorités françaises.
Comme en témoigne
la déclaration de l'ambassadeur de France au
Gabon, Jean Marc Simon, qui, au sortir de
l'audience que lui a accordée hier vendredi 06
mars 2008 le président de la République, Omar
Bongo Ondimba, signifié que « les accords
qui lient la France au Gabon ont tout leur
sens... »
Tout en déplorant
l'allure prise par ce double fait, Jean Marc
Simon, qui était accompagné de Jacques Attali, a
affirmé "qu'il y a des incidents qui
surviennent souvent dans les relations entre les
Etats, mais l'on finit par s'entendre par le
dialogue et la concertation..."
Aussi, pour ce qui
est des rapports avec le Gabon, « malgré les
incompréhensions, la France reste attachée à ses
relations traditionnelle d’amitié et de
coopération avec le Gabon », a ajouté le
diplomate français, qui n’a pas non plus manqué
de souligner que "les accords et conventions
signés avec le Gabon en l’occurrence, la
convention du 5 juillet dernier sur la gestion
concertée des flux migratoires reste
d’actualité", d'autant plus que pour lui,
"ces accords ont tout leur sens". Et
l'essentiel aujourd'hui, a-t-il conclu, c'est
celui de "sortir de l'impasse actuelle"
et que la sérénité revienne dans les esprits...
L'ambassadeur de
France est allé également exprimé à la ministre
des Affaires étrangères, Laure Olga Gondjout,
son souhait de voir s'aplanir les divergences
entre le Gabon et la France à l'origine de la
crise qui prévaut actuellement.
CLIMAT APAISE
Jacques Attali, ancien François Conseiller du
feu président François Mitterrand, qui séjourne
au Gabon dans le cadre d'un projet de création
d'une banque de micro-finance à Libreville, a
pour sa part refusé de se prononcer sur la crise
entre Paris et Libreville du fait, dit-il, de sa
mission et de ses rapports personnels avec le
président Omar Bongo Ondimba.
Le ministère
français des Affaires étrangères a publié un
communiqué qui « vise à rassurer les
autorités gabonaises » de la volonté de
Paris de préserver les liens séculaires qui
existent entre les deux pays.
Au sujet du
partenariat avec le Gabon pour la création de la
banque de micro-finance, Jacques Attali précise
: "A l’état actuel du dossier nous sommes
encore au stade des études de faisabilité, mais
les autorités gabonaises, en tête desquelles le
président de la République Omar Bongo Ondimba,
sont intéressées par ce projet. " Parce qu’il
cadre avec la volonté de l’Etat gabonais de
lutter contre la pauvreté ", a-t-il ajouté.
Puis les deux parties ont signé l'accord de
partenariat les liant.
En deuxième heure,
le président de la République a, une nouvelle
fois, échange avec le directoire de Maroc
Télécom Adelsalam Alhazoun. Une visite au Gabon
qui intervient dans un contexte marqué par une
nouvelle tension à Gabon Télécom.
Elargie au Premier
ministre, chef du gouvernement, Jean Eyéghé
Ndong, au ministre de la Communication, des
Postes et des Nouvelles technologies de
l'Information, Jean Boniface Assélé, au ministre
des Finances Paul Toungui et aux collaborateurs
du chef de l'Etat, les discussions se sont
déroulées dans un climat détendues. Elles ont
permis de lever les nombreuses ambiguïtés qui
portent sur les offres de départ volontaire
proposées par la direction générale de Gabon
Télécom et le fonctionnement de l'entreprise.
Les deux parties se
sont engagées à maintenir un climat apaisé et
d'ouvrir chaque fois des négociations avec les
partenaires sociaux afin de sauvegarder les
rapports d’amitié qui lient le Gabon et le
Maroc.