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Le quotidien l'Union du 7 Mars 2008

 

GABON-COTE d'IVOIRE

Guillaume Soro hôte d'Omar Bongo Ondimba
Le Premier ministre ivoirien qui est arrivé à Libreville hier pour une brève visite d'amitié et de travail, a échangé avec le chef de l'Etat dans la journée. L'entretien a tourné autour de l'évolution de la situation politique en Côte d'Ivoire. Sur le plan national, le président a également reçu M. Pierre Mamboundou.

 

LE Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, est arrivé à Libreville hier en matinée, dans le cadre d'une visite d'amitié et de travail de 24 heures. Dans la journée, il a été reçu en audience par le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba. L'entretien entre les deux hommes a eu lieu au palais de la présidence de la République.

Outre les questions liées aux relations bilatérales, le président gabonais et le Premier ministre ivoirien ont évoqué l'évolution de la situation politique en Côte d'Ivoire. M. Soro est venu informer le doyen des chefs d'Etat d'Afrique de l’évolution de la mise en application de l'accord de Ouagadougou dont le premier anniversaire a été célébré le 04 mars dernier par tous les politiques ivoiriens. Le principal objectif étant d'organiser des élections transparentes et sincères d'ici la fin de l'année.

Guillaume Soro a reconnu que dans ce sens un gros travail a été fait, en dépit de quelques difficultés que l'on pourrait surmonter avec un

peu plus de volonté de la classe politique ivoirienne. Dans le cadre de ce qui a déjà été réalisé, l'hôte du président de la République a cité les audiences foraines qui ont permis à plus de 300 000 personnes d'obtenir des jugements supplétifs ; la poursuite des inscriptions sur Tes listes électorales ; le recensement du collège électoral, la confection et la production des cartes d'électeurs, etc.

Pour sa part, Omar Bongo Ondimba a noté avec satisfaction les progrès accomplis depuis la signature de l'accord de Ouagadougou. Le doyen des chefs d'Etat africains a également réitéré les conseils qu'il avait déjà donnés aux autres acteurs politiques ivoiriens depuis le début de l'année, notamment le président Laurent Gbagbo qui était à Libreville le 29 janvier 2008, et Alassane Dramane Ouattara qu'il a rencontré, toujours à Libreville, le 13 février dernier.

Dans l'ensemble, le chef de l'Etat encourage toute la classe politique à poursuivre leurs efforts afin de traverser sans heurts cette période que l'on peut considérer comme étant celle de transition, devant aboutir à la naissance d'une nouvelle République après les élections présidentielles...

Sur le plan national, le N°1 gabonais a reçu le président de l'Union du peuple gabonais (UPG), parti de l'opposition. Les deux hommes ont essentiellement évoqué le processus électoral dans la perspective des prochaines élections locales du 27 avril 2008. Pierre Mamboundou est parti dire au chef de l'Etat son souhait de voir ce scrutin se dérouler de manière correcte, c'est-à-dire dans le respect des dispositions des textes en vigueur.

Entre autres aspects évoqués par le leader de l'opposition, celui lié au phénomène du transfert abusif des électeurs. Attitude tant décriée par la classe politique gabonaise, mais toujours adoptée, selon toute vraisemblance, par les principaux acteurs politiques. Toutefois, sur cette question

M. Mamboundou a interpellé le gouvernement et la Cénap, pour qu'ils prennent leurs responsabilités afin d'endiguer ce manquement compromettant quant à la sincérité du futur scrutin.

En outre, Pierre Mamboundou a exprimé son indignation par rapport à la cabale montée contre le président Omar Bongo Ondimba par les médias et certains politiques français. Cependant, il a souligné que le caractère particulier des relations entre le Gabon et la France exige que l'on prenne toutes les dispositions, de part et d'autre, pour éviter de jeter davantage de l'huile sur le feu.

 

Source : Journal L'Union Plus du 07/03/2008

 

 



    CONSEIL
DES MINISTRES

Communiqué final

 

 

GABON-COTE d'IVOIRE
Guillaume Soro hôte d'Omar Bongo Ondimba

 

 

ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE EN ENTREPRISE
Concilier impératifs du développement et la gestion durable des ressources naturelles

 

 

Pour moi quoi…Makaya
JE ne sais pas ce qu’il faut dans ce pays