MOI, Makaya, je voudrais revenir sur ces morts
suspectes dont je parlais la dernière fois et
qu'a évoquées à son tour hier dans mon Premier
grand quotidien mon ami caricaturiste-là.
J'apprends en effet que le dernier week-end a
été particulièrement "meurtrier" avec des
découvertes macabres aux quatre coins de
Libreville-les-mystères et de sa proche
banlieue, quoi.
Face à une telle « hécatombe », je voudrais sa
voir ce que compte faire concrètement notre
ministère de la sécurité qui se trouve être
aussi celui des élections. Au quartier, on est
bien obligé d’établir ce lien entre toutes ces
disparitions, les conditions et les
circonstances mêmes de ces disparitions et le
vote à venir-là.
Est-ce qu'on renforce la sécurité dans la
capitale, avec notamment des patrouilles de
nuit, surtout dans les zones les moins sûres ?
Est-ce que, en collaboration avec le ministère
de la Justice, des enquêtes sont menées pour
faire la lumière sur toutes ces morts et pour en
retrouver les auteurs et, éventuellement, les
commanditaires ?
Je pose ces questions parce que le message que
renvoient ces corps souvent mutilés peut avoir
des effets désastreux auprès du citoyen
électeur. Que peut donc penser ce dernier en
voyant qu’avant de l’inviter aux urnes, on en
veut d'abord à sa vie ? Ceux-là mêmes qui
briguent ses suffrages, ils le font finalement
pourquoi ? Pour s'occuper d'eux-mêmes ou pour
développer la cité ? Pourvu d'ailleurs que ce ne
soit pas une cité fantôme !
Et puis, en ce moment les autorités font de gros
efforts pour ramener vers les isoloirs tous ceux
qui les ont désertés. Ces campagnes pourraient
se révéler contre-productives si ceux auxquels
elles s'adressent sont convaincus: que les gens
qui aspirent à « ministrer » la cité ou le
département n'ont finalement que faire d'eux !
Voilà pourquoi il est urgent de rassurer tout le
monde en ramenant la sécurité la où elle a foutu
le camp.
Pour nous, quoi...