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Le quotidien l'Union du 6 Mars 2008

 

Pour moi quoi...

MOI, Makaya, je voudrais revenir sur ces morts suspectes dont je parlais la dernière fois et qu'a évoquées à son tour hier dans mon Premier grand quotidien mon ami caricaturiste-là. J'apprends en effet que le dernier week-end a été particulièrement "meurtrier" avec des découvertes macabres aux quatre coins de Libreville-les-mystères et de sa proche banlieue, quoi.

Face à une telle « hécatombe », je voudrais sa voir ce que compte faire concrètement notre ministère de la sécurité qui se trouve être aussi celui des élections. Au quartier, on est bien obligé d’établir ce lien entre toutes ces disparitions, les conditions et les circonstances mêmes de ces disparitions et le vote à venir-là.

Est-ce qu'on renforce la sécurité dans la capitale, avec notamment des patrouilles de nuit, surtout dans les zones les moins sûres ? Est-ce que, en collaboration avec le ministère de la Justice, des enquêtes sont menées pour faire la lumière sur toutes ces morts et pour en retrouver les auteurs et, éventuellement, les commanditaires ?

Je pose ces questions parce que le message que renvoient ces corps souvent mutilés peut avoir des effets désastreux auprès du citoyen électeur. Que peut donc penser ce dernier en voyant qu’avant de l’inviter aux urnes, on en veut d'abord à sa vie ? Ceux-là mêmes qui briguent ses suffrages, ils le font finalement pourquoi ? Pour s'occuper d'eux-mêmes ou pour développer la cité ? Pourvu d'ailleurs que ce ne soit pas une cité fantôme !

Et puis, en ce moment les autorités font de gros efforts pour ramener vers les isoloirs tous ceux qui les ont désertés. Ces campagnes pourraient se révéler contre-productives si ceux auxquels elles s'adressent sont convaincus: que les gens qui aspirent à « ministrer » la cité ou le département n'ont finalement que faire d'eux !

Voilà pourquoi il est urgent de rassurer tout le monde en ramenant la sécurité la où elle a foutu le camp.

Pour nous, quoi...

 

Makaya

 

Source : Journal L'Union Plus du 06/03/2008

 

 



   

GABON FRANCE/IMMIGRATION
La réciprocité a bel et bien commencé

 

 

Déclaration du gouvernement gabonais

 

 

VISITE DU PREMIER MINISTRE SANTOMEEN LIBREVILLE
Patrice Emery Trovoada chez Omar Bongo Ondimba

 

 

Pour moi quoi…Makaya
MOI, Makaya, je voudrais revenir sur ces morts suspectes