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Le quotidien l'Union du 6 Mars 2008

 

Déclaration du gouvernement gabonais

 

LE lundi 03 mars 2008, la chaîne de télévision publique française France 2, relayée par les autres chaînes publiques de télévision françaises que sont France 3 et TV5, a diffusé un document présentant des résidences immobilières qui seraient la propriété du président Omar Bongo Ondimba.

Dans ce reportage des passants et des personnes du voisinage ont été interrogées pour attester de l'appartenance de ces biens immobiliers au chef de l’Etat gabonais.

Ce reportage des télévisions du service public français fait suite à l'expulsion du territoire français de 3 compatriotes séjournant en France pour des raisons d études.

Expulsions se déroulant dans des conditions humiliantes sans que les autorités gabonaises à Paris, c'est-à-dire l’ambassade et le consulat général, ne soient informés comme le stipule la convention franco gabonaise sur l'entrée et le séjour des personnes, toujours en vigueur.

En 2007, le gouvernement avait déjà marqué son indignation devant l'ouverture d'une enquête préliminaire parle parquet à la suite d'une plainte, déposée contre le président Omar Bongo Ondimba par certaines associations, pour possession de biens immobiliers en France.

Alors que l'affaire avait été classée sans suite par une décision de justice, le gouvernement gabonais trouve étrange que les médias publics français la montent à nouveau en épingle.

Cette violation flagrante du principe du respect de l’autorité de la chose jugée et d'une décision d u Parquet, amène le gouvernement à s’interroger sur les motivations réelles des auteurs de ce qui s apparente de plus en plus à une cabale et un complot contre le Gabon et son président.

En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d Etat en exercice.

Le gouvernement gabonais respectueux des liens séculaires qui unissent la France et le Gabon, tient à exprimer sa désapprobation la plus totale et à condamner avec fermeté ce traitement injustifiable.

Les relations internationales imposent aux Etats le respect des conventions qui les lient.

Concernant l'entrée et le séjour des citoyens français au Gabon, le gouvernement s'en tient à la convention franco-gabonaise de 2002, actualisée parlés dispositions pertinentes de la convention signée en 2007. Dans cet esprit, les autorités gabonaises ont souvent permis, allant en cela au-delà des clauses écrites, à de nombreux Français de se faire établir des visas de séjour à l'aéroport de Libreville. A l'opposé, la délivrance des visas aux citoyens gabonais par le consulat de France, demeure assujettie à des conditions bien plus contraignantes.

Le gouvrement gabonais, face à l'attitude des autorités françaises à l'endroit des citoyens gabonais résidant en France, entend désormais appliquer la réciprocité à l'égard des Français résidant au Gabon ou souhaitant y séjourner.

Le gouvernement prend acte de tous les faits posés aujourd'hui en France et qui sont de nature à porter atteinte à limage du Gabon, à la dignité de ses citoyens et du chef de l'Etat, ainsi qu'aux relations franco -gabonaises. Il entend désormais apporter la réponse de fermeté et de responsabilité à ce qui s'apparente à un harcèlement, à une volonté d'humiliation, et en définitive de déstabilisation.

Nous mettons en garde contre les conséquences que pourraient entraîner les comportements irresponsables dénoncés ci-dessus des médias et de certains hommes politiques français en quête de popularité.

Aussi, nous invitons les Gabonaises et les Gabonais à continuer à faire preuve de responsabilité et de pondération en évitant de tomber dans le piège qui leur est ainsi tendu.

Fait à Libreville, le 05 mars 2008.

 

 

Source : Journal L'Union Plus du 06/03/2008

 

 



   

GABON FRANCE/IMMIGRATION
La réciprocité a bel et bien commencé

 

 

Déclaration du gouvernement gabonais

 

 

VISITE DU PREMIER MINISTRE SANTOMEEN LIBREVILLE
Patrice Emery Trovoada chez Omar Bongo Ondimba

 

 

Pour moi quoi…Makaya
MOI, Makaya, je voudrais revenir sur ces morts suspectes