LES occasions de
rigoler quand il s’agit de ballon sont tellement
rares dans notre Galion d'abord-là à que moi,
Makaya, je m'en voudrais de ne pas exprimer ma
joie au lendemain de la qualification des
"Canonniers" du général Tonnerre et des
"Mineurs" de Moanda, quoi. Ouais, deux sur deux,
voilà quelques aimées qu'on n’avait plus vu ça.
Et que les pisse-vinaigre ne me disent pas que
c'était facile ! N'est-ce pas par le passé, on
s'est retrouvé KO devant des équipes qu'on
disait pourtant dans nos cordes ? Or, là, qu'est
ce qu'on a vu d’ici, un ancien champion
d'Afrique que les Canonniers ont exécuté à
l'aller, avant de lui opposer -à lui l'habitué
des retournements de situation spectaculaires-
une belle résistance au retour. Là, des bidasses
nigériens, certes pas des foudres de guerre, que
nos Mineurs ont fait battre en retraite. Et deux
fois Plutôt qu'une. Comme pour bien leur montrer
que le discours guerrier tenu dans l'entre-deux
matche ne pouvait impressionner des « gueules
noires » qui en ont vu d'autres.
Tout cela est
bien. Mais il va falloir rapidement descendre de
notre petit nuage, oublier l'euphorie née de
cette qualification. Comme disent les footeux
eux-mêmes dans leur jargon, c'est à du lourd que
vont faire face, dans trois semaines seulement,
nos deux qualifiés. A partir de là, il faut se
remettre au travail aussi sec. Ça veut dire que
notre championnat tant décrié-là mais auquel
cette double qualification rend en quelque sorte
justice, comme l'observait hier un écrivassier
de mon Premier grand quotidien, doit reprendre.
Que la trêve à l'issue de la phase aller était
essentiellement due au fait que deux des équipes
dudit championnat ferraillaient donc sur le
front africain, et pas à des problèmes sérieux.
Nous avons en effet le chic, allez sa voir
pourquoi, pour ruiner nos propres efforts. Mais
moi, Makaya, je refuse de croire que cela puisse
une nouvelle fois être le cas après ce petit
bonheur, quoi...