C'est ce que
rapporte un communiqué du ministère des Affaires
étrangères rendu public hier par l'ambassadeur
directeur de la Communication, Franck Mendome,
et que nous publions ci-dessous.
LE ministère des
Affaires étrangères, de la Coopération, de la
Francophonie et de l'Intégration régionale a
enregistré, avec stupeur et indignation, des
reconduites abusives à la frontière ces derniers
jours, de deux (2) de nos compatriotes vivant en
France.
Il s'agit de:
- Mademoiselle
Raïssa MENGUE ONDO, le 19 février 2008 ;
- Monsieur
Léguy MBIRA, le 29 février 2008.
Ces reconduites
à la frontière, qui ont révolté de nombreux
Gabonais, convaincus du caractère
exceptionnel des relations séculaires entre
le Gabon et la France, sont vécues
malheureusement après d'autres; intervenues
depuis 2006 dans des conditions humiliantes,
en violation flagrante des dispositions de
la Convention d'établissement de 2002,
notamment :
- l'article 5
qui oblige chacune des Parties « à
s’accorder sur son territoire un traitement
juste et équitable aux biens, droits et
intérêts appartenant aux nationaux de
l'autre Partie, à leur assurer la pleine
protection légale et judiciaire et à faire
en sorte que l'exercice du droit ainsi
reconnu ne soit pas entravé » ;
- et l'article
8 alinéa 2 qui indique que: « Les
autorités de l'une des Parties Contractantes
ayant prononcé une mesure d'éloignement à
l'encontre d'un ressortissant de l’autre
Partie sont tenues de lui permettre
d'avertir immédiatement un conseil, son
consulat ou une personne de son choix, afin
d'assurer la sauvegarde de ses biens et
intérêts privés. »
A ces violations,
s'ajoutent les plaintes récurrentes des Gabonais
excédés par la survivance de tracasseries et de
nombreux refus de visas, parfois abusifs, au
consulat général de France à Libreville.
Eu égard à ce qui
précède, et rappelant les principes d'égalité et
de respect mutuel entre Etats, le gouvernement
gabonais entend désormais appliquer la
réciprocité.