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Le quotidien l'Union du 4 Mars 2008

 

HYDROCARBURES

Les transporteurs sommés de renouveler leurs équipements
Cette injonction leur a été faite par la commission permanente d'attribution d'agréments, lors de la réunion qu'elle a eue le 12 février dernier avec les opérateurs. Certains s'obstinent à mettre en circulation de vieux camions-citernes alors qu'ils ont tous bénéficié de trois augmentations du prix du carburant
à la pompe en quelques années.

 

LES transporteurs d'hydrocarbures ont reçu, il a quelque temps, l’ordre de renouveler ou de renforcer leurs parcs automobiles. Cette recommandation était intervenue après que les transporteurs ont obtenu l'augmentation du prix du carburant, la troisième du genre en quelques années. En effet, le gouvernement, via la Caisse de stabilisation et de péréquation, et les transporteurs s'étaient mis d'accord sur la hausse du prix du carburant à la pompe à hauteur de 30%. Et la condition du gouvernement était justement de voir les opérateurs économiques améliorer leurs équipements en vue d'augmenter la capacité de transport vers l'intérieur du pays, notamment, à partir des dépôts de Lambaréné et Ndjolé.

En d'autres termes, ceux qui n'investiront pas, ne bénéficieront pas de renouvellement de leurs contrats. Le 12 février 2008 dernier, les responsables de la Caisse de stabilisation et de péréquation et les transporteurs se sont retrouvés pour faire le point de l'année écoulée.

Le constat qui s'était dégagé est que certains transporteurs avaient pris à la légère les injonctions de la commission permanente de renouvellement et d'attribution des agréments, celles de renouveler les équipements et d'arrêter de mettre en circulation, les camions-citernes de plus de 14 ans (pour Libreville) et de plus de 7 ans (pour l'intérieur du pays) à partir du 1er juin 2008.

Il faut dire que presque tous les opérateurs membres de l'Amicale des transporteurs d'hydrocarbures ont commencé à se conformer à cette recommandation. C'est le cas, par exemple, de Mika Transport (MT) qui a investi environ un milliard de francs à cet effet.

Il y aurait, malheureusement un opérateur basé dans la province du Moyen-Ogooué qui s'entête encore à faire circuler de vieux camions citernes. Ce qui constitue un réel danger à la fois pour les populations et pour l'environnement.

Au regard de tout ce qui précède, la commission permanente a sommé l'ensemble des transporteurs de renouveler leurs équipements, sous peine de sanctions sans complaisance. Les autres points évoqués au cours de la rencontre du mois dernier concernent, entre autres, les missions de contrôles auprès des dépôts et des bases des transporteurs et le coût des agréments.

L'on retiendra que, dorénavant, le renouvellement et l'attribution des agréments seront contrôlés par la commission permanente d'attribution d'agréments. Les missions de contrôles seront effectuées par les membres de cette commission, lesquels devront être accompagnés d'un représentant des transporteurs, de la Caisse de stabilisation et de péréquation, et de la Direction générale des hydrocarbures.

Les transporteurs ne disposant pas d'une base aux normes pétrolières de sécurité ne se verront pas renouveler leurs agréments en juin prochain. Car, il serait inconcevable qu'après les efforts consentis par les pouvoirs publics en leur faveur, l'on ait encore des opérateurs qui ne se contentent que de gagner de l'argent sans investir.

Le renouvellement de l'agrément est également conditionné par la régularisation par les entreprises, de leur situation au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), du fisc, des impôts, etc. En outre, le coût de renouvellement de l'agrément de transport sera revu à la hausse (il serait pour l'instant de 100 000 francs), afin de permettre à la commission permanente de faire des contrôles auprès des transporteurs véreux.

S'agissant du problème du jaugeage des camions-citernes, et compte tenu des travaux qu'effectue actuellement la Douane au niveau de ses installations d'Oloumi, les participants à ladite table-ronde, ont évoqué la nécessité de disposer de nouveaux postes de jaugeage. L'on apprend par ailleurs, que la Douane serait en train d'examiner avec un prestataire la possibilité de lui confier cette mission.

L'autre recommandation est liée au fait qu'il doit désormais être mentionné sur les camions-citernes, le nom et le (ou les) numéro de chaque transporteur pour faciliter son identification. Enfin, les transporteurs d'hydrocarbures doivent disposer des assurances spécifiques à leurs métiers et aux produits transportés.

En cas d'accident ou de perte d'une quelconque quantité de carburant, le transporteur sera le seul responsable. En tout cas, le président de la commission permanente d'attribution d agréments, M. Assoumou Ossyma, tient au respect de toutes les recommandations.

 

Source : Journal L'Union Plus du 04/03/2008

 

 



   

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