Pour moi quoi...
Moi, Makaya, je n'ose pas
imaginer à quoi ressemblerait notre douce
capitale s'il y pleuvait sans discontinuer
pendant deux ou trois jours. Vous avez vu
vous-mêmes, mes chers frères éberlués : une nuit
et une demi journée ont suffi pour que beaucoup
parmi nous se retrouvent les pieds dans eau. Et
qu'on déplore même une toute jeune victime.
Alors, il ne faut pas
toujours imputer aux pôvres humains que nous
sommes la colère du del. je ne peux cependant
m'empêcher de noter qu'on récolte là ce qu'on a
semé. Ou plutôt ce qu'on n'a pas semé. Ouais,
quand on parle d'assainissement dans ce pays,
les gens roulent de grands yeux, puis haussent
les épaules.
Eh bien, nous voilà rattrapés
par notre je-m'en foutisme et l'incurie des
autorités sur cette question, quoi. Que l'avenue
du Colonel Parent, au pied de l'immeuble qui
abrite siège de notre grand parti de masse
(presque un symbole) soit transformée en lac à
chaque grande pluie ne dérange personne! Que le
même spectacle se répète à l'entrée d'un grand
centre commercial ou au cour d'une zone
industrielle, c'est aussi normal !
Tout de même, jusqu'à quand
il va falloir supporter ça ; Depuis des années,
on nous parle d'assainissement des trois bassins
versants prioritaires de Libreville que sont
Batavéa, Sainte Marie-Awondo et Sainte
Anne-Arambo. J'ai même lu quelque part que les
travaux, s'ils avalent été engagés ne serait-ce
qu'il y a trois-quatre ans, auraient dû
s'achever au début de l'an de grâce 2006.
Paroles, paroles!
C'est à croire qu'il n'y a
plus de "miang" dans notre Gabon d'abord-là. Le
chantier, qu'on nous avait dit, devait coûter 14
milliards de dôlês : 9 fournis par nos amis
gaulois à travers leur agence de développement
et le reste trouvé par nous-mêmes. Quoi, il faut
maintenant aller gratter: la voûte céleste pour
trouver 5milIiards dans ce pays ? Inondations et
maladies hydriques (auxquelles il faut
maintenant ajouter le chikungnagna-là) doivent
atteindre quelle ampleur pour qu'on bouge enfin
?
Pôvres de nous !
... Makaya