VISITE DU CHEF DE L'ETAT À
PARIS
Omar
Bongo Ondimba échange avec les nouvelles
autorités françaises
Les entretiens avec le nouveau
président Nicolas Sarkozy, d'abord, puis avec
plusieurs membres du gouvernement, ont été
enrichissants. Ces questions évoquées
concernaient essentiellement les relations
bilatérales entre le Gabon et la France.
D'autres sujets, en particulier l'actualité du
continent africain, ont également été passés en
revue.
LE
chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, a séjourné
du 25 au 29 mai dernier à Paris. Dans la
capitale française, le président de la
République a eu des entretiens avec les
nouvelles autorités françaises, dont son nouvel
homologue, Nicolas Sarkozy. Nombre de membres du
gouvernement du Premier ministre François Fillon
ont également rencontré le doyen des chefs d'Etat
d'Afrique.
L'audience avec M. Sarkozy,
la toute première accordée à un chef d'Etat
africain francophone depuis son arrivée à
l'Élysée, a essentiellement porté sur les
questions portant sur les relations bilatérales
entre la France et le Gabon. Les deux hommes ont
notamment abordé le problème des visas. Un sujet
déjà évoqué lorsque Nicolas Sarkozy était encore
ministre d'État en charge de l'Intérieur.
Compte tenu du nombre
important de ressortissants gabonais dans
l'Hexagone, et des relations excellentes entre
nos deux pays, Omar Bongo Ondimba souhaite que
son pays bénéficie d'un régime de faveur dans le
cadre de la nouvelle politique d'immigration
préconisée par Paris. Ce privilège pourrait
tourner autour de la levée de l'obligation pour
tout citoyen gabonais voulant se rendre en
France, d'être détenteur d'un visa délivré par
le Consulat de France. Sur cette question les
discussions vont se poursuivre entre le Quai
d'Orsay, la place Beauvau, et les autorités
gabonaises.
Sur le plan économique, le
président français s'est félicité de
l'aboutissement heureux des négociations entre
le Gabon et le FMI. Lesquelles ont été
sanctionnées par la signature d'un accord
triennal. Comme il l'avait dit lors de la
campagne électorale, le nouveau locataire de l'Elysée
pense que «l'aide publique au développement
restera encore une priorité et une ardente
obligation». Il espère que les réformes
enclenchées dans le cadre de cet accord,
permettront au Gabon de se placer sur le chemin
d'une croissance soutenue et durable.
Il faut rappeler que pour les
nouvelles autorités françaises, poursuivre
l'aide publique au développement sous une forme
rénovée, et dans le cadre de l'Union européenne,
continuer à plaider pour la bonne gouvernance
économique, et lutter contre la pauvreté,
constituent les nouveaux axes du partenariat que
la France entend instaurer avec le continent
noir.
Par rapport à l'actualité
africaine, Omar Bongo Ondimba et son homologue
français ont évoqué le Darfour, la Côte
d'Ivoire, les élections au Nigeria et au Mali.
Au terme de l'audience, Omar
Bongo Ondimba a déclaré que la France dispose
d'un «homme fort, habile et attentif». Le chef
de l'État s'appuyait sur le parcours
exceptionnel de Nicolas Sarkozy : maire de
Neuilly, président de l'UMP, président de la
République...
Pour sa part, M. Sarkozy a
promis d'être toujours à écoute du doyen des
chefs d'État dont les conseils et les
recommandations lui ont permis de préparer la
route de l'Elysée.
En outre, parmi les membres
du gouvernement français, Omar Bongo Ondimba a
échangé avec, entre autres, Brice Hortefeux
(Immigration, Identité nationale
Co-Développement), Bernard Kouchner (Affaires
étrangères), Eric Woerth (Budget et Comptes
publics), Alain Juppé (Écologie, Environnement),
Roselyne Bachelot-Naruin (Santé, jeunesse et
Sports), etc.