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Le quotidien l'Union du 31 mai 2007

 

IMMIGRATION CLANDESTINE

Près de 1 500 immigrés refoulés hors de nos frontières par les services de la documentation au premier trimestre

Venant principalement du Nigeria, du Bénin, du Burkina-Faso, du Mali, du Niger, du Togo, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal, ces immigrés ont été généralement rapatriés soit pour non obtention de l'autorisation d'entrée (cas de ceux qui viennent par avion), soit pour être entrés clandestinement sur le territoire gabonais.

LES forces de police nationale, par l'entremise de la direction générale de la Documentation et de l'Immigration (DGDI), ont renvoyé ors de nos frontières pour le compte du premier trimestre 200'7, près de 1500 immigrés clandestins, ressortissants principalement du Nigeria, du Min, du Burkina-Faso, du Mali, du Niger, du Togo, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal.

Il convient de rappeler que nombreux parmi nos frères ouest-africains, ayant entendu parler du Gabon comme étant un pays où il ferait bon vivre, ne prennent plus la peine de se conformer aux lois et règlements internationaux en matière d'immigration. Au contraire, ils usent de moyens de fortune, souvent à leurs risques et périls. Car pour eux, le plus important est de se retrouver au Gabon, pas de s'y retrouver dans la légalité.

Depuis plusieurs années, de nombreux clandestins continuent ainsi d'entrer sur le territoire national sans qu'ils puissent présenter un seul document justifiant leur présence sur notre sol. Cette situation est d'autant plus grave et gênante que des quatre coins du pays, on peut observer entrées et sorties de ces clandestins qui, pour certains, viennent a pied, en pirogue, en bateau et plus rarement en avion.

Toutefois, bien que parfois dépassées par la situation-ce d'autant qu'on n'est jamais sûr de l'endroit où une pirogue, un bateau accostent, de celui où une voiture stationne pour débarquer leurs passagers clandestins - les autorités gabonaises, par l'entremise des forces de police nationale et plus précisément par celle du service de la documentation, procèdent depuis quelques années déjà, au rapatriement des sans-papiers interpellés ici et là.

On se souvient ainsi des derniers rapatriements, dont l'un de près de 200 individus de toutes nationalités, opéré suite à l'arraisonnement de navire Mahotes battant pavillon gabonais et l'autre de 274 clandestins mis à la disposition de la DGDI par les services de la gendarmerie nationale et de la garde républicaine.

Et pour ce qui concerne le premier trimestre de l'année en cours, par exemple, ce sont donc près de 1500 personnes qui ont été refoulées de notre sol, soit par avion (172 clandestins), soit par bateau (1186 clandestins), soit encore par voie terrestre (70 clandestins).

Signalons qu'en dépit de ces reconduites à la frontière par les forces de l'ordre, il n'est bas rare de rencontrer chaque four des centaines d'étrangers devant les guichets du service de la documentation pour établissement (ou renouvellement) d'une carte de séjour. Le souci de la légalité gagne donc les esprits.

Source : Journal L'Union Plus du 31/05/2007

 



   

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