IMMIGRATION CLANDESTINE
Près de
1 500 immigrés refoulés hors de nos frontières
par les services de la documentation au premier
trimestre
Venant principalement du
Nigeria, du Bénin, du Burkina-Faso, du Mali, du
Niger, du Togo, de la Côte d'Ivoire et du
Sénégal, ces immigrés ont été généralement
rapatriés soit pour non obtention de
l'autorisation d'entrée (cas de ceux qui
viennent par avion), soit pour être entrés
clandestinement sur le territoire gabonais.
LES
forces de police nationale, par l'entremise de
la direction générale de la Documentation et de
l'Immigration (DGDI), ont renvoyé ors de nos
frontières pour le compte du premier trimestre
200'7, près de 1500 immigrés clandestins,
ressortissants principalement du Nigeria, du
Min, du Burkina-Faso, du Mali, du Niger, du
Togo, de la Côte d'Ivoire et du Sénégal.
Il convient de rappeler que
nombreux parmi nos frères ouest-africains, ayant
entendu parler du Gabon comme étant un pays où
il ferait bon vivre, ne prennent plus la peine
de se conformer aux lois et règlements
internationaux en matière d'immigration. Au
contraire, ils usent de moyens de fortune,
souvent à leurs risques et périls. Car pour eux,
le plus important est de se retrouver au Gabon,
pas de s'y retrouver dans la légalité.
Depuis plusieurs années, de
nombreux clandestins continuent ainsi d'entrer
sur le territoire national sans qu'ils puissent
présenter un seul document justifiant leur
présence sur notre sol. Cette situation est
d'autant plus grave et gênante que des quatre
coins du pays, on peut observer entrées et
sorties de ces clandestins qui, pour certains,
viennent a pied, en pirogue, en bateau et plus
rarement en avion.
Toutefois, bien que parfois
dépassées par la situation-ce d'autant qu'on
n'est jamais sûr de l'endroit où une pirogue, un
bateau accostent, de celui où une voiture
stationne pour débarquer leurs passagers
clandestins - les autorités gabonaises, par
l'entremise des forces de police nationale et
plus précisément par celle du service de la
documentation, procèdent depuis quelques années
déjà, au rapatriement des sans-papiers
interpellés ici et là.
On se souvient ainsi des
derniers rapatriements, dont l'un de près de 200
individus de toutes nationalités, opéré suite à
l'arraisonnement de navire Mahotes battant
pavillon gabonais et l'autre de 274 clandestins
mis à la disposition de la DGDI par les services
de la gendarmerie nationale et de la garde
républicaine.
Et pour ce qui concerne le
premier trimestre de l'année en cours, par
exemple, ce sont donc près de 1500 personnes qui
ont été refoulées de notre sol, soit par avion
(172 clandestins), soit par bateau (1186
clandestins), soit encore par voie terrestre (70
clandestins).
Signalons qu'en dépit de ces
reconduites à la frontière par les forces de
l'ordre, il n'est bas rare de rencontrer chaque
four des centaines d'étrangers devant les
guichets du service de la documentation pour
établissement (ou renouvellement) d'une carte de
séjour. Le souci de la légalité gagne donc les
esprits.