Pour moi quoi…
POUR nos "bana", c'est la
période où ils ont le plus besoin de quiétude et
de concentration, vu qu'examens, concours et
compositions de fin d'année scolaire approchent
Mais voilà: en matière de pollution acoustique,
rien n'a changé. Les choses iraient même de mal
en pis, quoi.
Pour ceux qui ne le sauraient
pas, la pollution acoustique c'est non pas cette
habitude qu'auraient les habitants de
Libreville-les-toilettes-à-ciel-ouvert de pisser
partout partout, ainsi que s'était trompé un
ponte aux "Dossiers de la RTG". Mais tous ces
bruits qui nous déchirent les tympans à longueur
de journée et finissent par nous... polluer la
vie.
Ouais, notre capitale, c'est
presque une discothèque géante, déversant des
décibels à plein tube et sans discontinuer. Et
cela au nez et à la barbe des autorités! Il y a
ces kiosques à musique où ceux qui les tiennent
considèrent qu'un vacarme assourdissant, de
l'aurore au crépuscule, est le meilleur moyen
pour attirer le chaland.
Et il y a tous ces bars et
bistrots qui restent ouverts jusqu'à des heures
impossibles, sans que leurs tenanciers songent
un seul instant à baisser le niveau des décibels
produits par leurs boîtes à musique. Ailez
réviser un cours avec ça ! Allez trouver le
sommeil quand on habite dans le voisinage
immédiat!
Pourtant, quand je parcours
l'arrêté - qui date de l'an de grâce 2000 tout
de même - portant règlement sanitaire d'hygiène
et de salubrité publique pour la commune de
Libreville, les choses sont claires: "De jour
comme de nuit, la diffusion de musique, chant,
audible à partir de la voie Publique est
interdite dans tout commerce ou débit de boisson
de la commune de Libreville. Tout tapage
nocturne est interdit au-delà de 22 heures".
Sans doute la maison-maire
nous dira qu'elle n'a pas les moyens pour faire
taire ceux qui la défient ainsi ouvertement et
se moquent royalement des observations des
riverains. Moyennant quoi, ce sont ces deniers à
qui on inflige un surcroît de stress et d'autres
choses néfastes pour leur tranquillité, voire
leur santé !
Quel pays !
... Makaya