HABITAT
L'Etat
trouvera un autre terrain à bâtir aux
enseignants du supérieur
LE Conseil des ministres tenu
avant hier a finalement tranché le conflit qui
opposait, depuis quelque temps les
enseignants-chercheurs du supérieur à la Société
nationale immobilière (SNI) sur l'appartenance
du terrain à bâtir situé dans la zone
d'aménagement concerté (ZAC) à Angondjé. Cette
haute instance de l'Exécutif s'est donc engagée
à trouver un autre terrain au collectif des
enseignants-chercheurs du supérieur, qui observe
un mouvement d'humeur depuis la semaine
dernière.
Pour rappel, c'est suite à
l'audience que le président de la République,
Omar Bongo Ondimba, avait accordée aux
enseignants du supérieur le 19 mai 2000 qu'il
avait été décidé que soient aménagées au profit
de cette catégorie de cadres en cours
d'intégration, des parcelles à bâtir. Dans le
cadre de l'application des instructions de la
plus haute autorité du pays, le ministère de
l'Habitat avait retenu un espace dans la zone d'Angondjé.
A cette occasion, une reconnaissance in situ
avait été faite avec les bénéficiaires. Mais
ceux-ci n'auraient pas engagé la procédure
d'attribution à leur profit, trois ans après la
mesure salutaire prise par le président de la
République.
Toute chose qui a amené le
ministère de l'Habitat à attribuer le lot retenu
à la SNI, conformément à la réglementation en
vigueur. "Au bout de trois ans, n'ayant pas
reçu la réponses de ces gens là, nous avons
attribué le terrain à la SNI, aujourd'hui
détentrice du décret d'attribution N° 001070/PR/MEFBP/DGI/DDOF
du 16 décembre 2005. En matière d'attribution
des terrains, la lettre de réservation ne vaut
pas titre d'occupation", a relevé le
ministre d'Etat, ministre de l'Habitat, du
Logement et de l'Urbanisme, Jacques Adiahénot,
qui a voulu lever toute ambiguïté.
En fait, en ce qui concerne
l'exécution des travaux, la création d'un
lotissement à usage d'habitation est subordonnée
à l'octroi d'un permis délivré par le ministère
de l'Habitat, du Logement et de l'Urbanisme sur
la base des plans préalablement approuvés par la
commission compétente. Mais au-delà de la
revendication faite par les enseignants, le
ministre d'Etat Jacques Adiahénot a dit ne pas
comprendre que tous les enseignants du supérieur
veuillent aujourd'hui bénéficier des terrains
alors que la mesure prise ne concernait que
cent-cinquante personnes.
"Le collectif en question
n'avait aucun rapport avec le syndicat national
des enseignants et chercheurs. Il s'agissait du
collectif qui ne regroupait essentiellement les
enseignants en cours d'intégration dans la
fonction publique gabonaise et dont la liste
complète déposé à mon cabinet comportait 150
noms et non 300. Nous ne pouvons pas trouver des
terrains à 300 ou 400 personnes et les
viabiliser: Le terrain qu'on trouvera concernera
les 150 enseignants dont la liste m'avait été
adressé"; a-t-il tranché.
En fait, en répondant à la
requête de l'ensemble des enseignants du
supérieur, Jacques Adiahénot voudrait éviter de
prendre le risque de voir les fonctionnaires
d'autres secteurs d'activités entrer dans la
danse à leur tour pour revendiquer des terrains
à bâtir. "A cette allure, les enseignants
du primaire, du secondaire, les médecins, etc,
risquent de revendiquer des terrains à leur
tour. Or, nous n'avons pas les moyens pour faire
face à une telle demande. C''était une mesure
exceptionnelle qui ne concernait que 150
enseignants. Il ne s'agissait pas de l'ensemble
des membres du SNEC", a insisté le ministre d'Etat
Adiahénot.
En somme, le gouvernement
s'est engagé à trouver un autre terrain aux
enseignants du supérieur. Une fois cette étape
franchie, le plus dur restera la viabilisation
du site. A ce sujet, Jacques Adiahénot s'est
abstenu de faire une quelconque promesse,
préférant se référer à la sollicitude du
président de la République, Omar Bongo Ondimba.
"Je verrai avec le chef de l'Etat s'il peut
faire un effort pour financer les travaux de
viabilisation du terrain. Mais en principe ce
sont les bénéficiaires qui devraient eux-mêmes
s'occuper de ce volet"; a-t-il conclu.