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Le quotidien l'Union du 26 au 28 mai 2007

 

HABITAT

L'Etat trouvera un autre terrain à bâtir aux enseignants du supérieur

LE Conseil des ministres tenu avant hier a finalement tranché le conflit qui opposait, depuis quelque temps les enseignants-chercheurs du supérieur à la Société nationale immobilière (SNI) sur l'appartenance du terrain à bâtir situé dans la zone d'aménagement concerté (ZAC) à Angondjé. Cette haute instance de l'Exécutif s'est donc engagée à trouver un autre terrain au collectif des enseignants-chercheurs du supérieur, qui observe un mouvement d'humeur depuis la semaine dernière.

Pour rappel, c'est suite à l'audience que le président de la République, Omar Bongo Ondimba, avait accordée aux enseignants du supérieur le 19 mai 2000 qu'il avait été décidé que soient aménagées au profit de cette catégorie de cadres en cours d'intégration, des parcelles à bâtir. Dans le cadre de l'application des instructions de la plus haute autorité du pays, le ministère de l'Habitat avait retenu un espace dans la zone d'Angondjé. A cette occasion, une reconnaissance in situ avait été faite avec les bénéficiaires. Mais ceux-ci n'auraient pas engagé la procédure d'attribution à leur profit, trois ans après la mesure salutaire prise par le président de la République.

Toute chose qui a amené le ministère de l'Habitat à attribuer le lot retenu à la SNI, conformément à la réglementation en vigueur. "Au bout de trois ans, n'ayant pas reçu la réponses de ces gens là, nous avons attribué le terrain à la SNI, aujourd'hui détentrice du décret d'attribution N° 001070/PR/MEFBP/DGI/DDOF du 16 décembre 2005. En matière d'attribution des terrains, la lettre de réservation ne vaut pas titre d'occupation", a relevé le ministre d'Etat, ministre de l'Habitat, du Logement et de l'Urbanisme, Jacques Adiahénot, qui a voulu lever toute ambiguïté.

En fait, en ce qui concerne l'exécution des travaux, la création d'un lotissement à usage d'habitation est subordonnée à l'octroi d'un permis délivré par le ministère de l'Habitat, du Logement et de l'Urbanisme sur la base des plans préalablement approuvés par la commission compétente. Mais au-delà de la revendication faite par les enseignants, le ministre d'Etat Jacques Adiahénot a dit ne pas comprendre que tous les enseignants du supérieur veuillent aujourd'hui bénéficier des terrains alors que la mesure prise ne concernait que cent-cinquante personnes.

"Le collectif en question n'avait aucun rapport avec le syndicat national des enseignants et chercheurs. Il s'agissait du collectif qui ne regroupait essentiellement les enseignants en cours d'intégration dans la fonction publique gabonaise et dont la liste complète déposé à mon cabinet comportait 150 noms et non 300. Nous ne pouvons pas trouver des terrains à 300 ou 400 personnes et les viabiliser: Le terrain qu'on trouvera concernera les 150 enseignants dont la liste m'avait été adressé"; a-t-il tranché.

En fait, en répondant à la requête de l'ensemble des enseignants du supérieur, Jacques Adiahénot voudrait éviter de prendre le risque de voir les fonctionnaires d'autres secteurs d'activités entrer dans la danse à leur tour pour revendiquer des terrains à bâtir. "A cette allure, les enseignants du primaire, du secondaire, les médecins, etc,  risquent de revendiquer des terrains à leur tour. Or, nous n'avons pas les moyens pour faire face à une telle demande. C''était une mesure exceptionnelle qui ne concernait que 150 enseignants. Il ne s'agissait pas de l'ensemble des membres du SNEC", a insisté le ministre d'Etat Adiahénot.

En somme, le gouvernement s'est engagé à trouver un autre terrain aux enseignants du supérieur. Une fois cette étape franchie, le plus dur restera la viabilisation du site. A ce sujet, Jacques Adiahénot s'est abstenu de faire une quelconque promesse, préférant se référer à la sollicitude du président de la République, Omar Bongo Ondimba. "Je verrai avec le chef de l'Etat s'il peut faire un effort pour financer les travaux de viabilisation du terrain. Mais en principe ce sont les bénéficiaires qui devraient eux-mêmes s'occuper de ce volet"; a-t-il conclu.

Source : Journal L'Union Plus du 26 au 28/05/2007

 



   

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