A KOULAMOUTOU ET MEKAMBO
Le ton
monte entre pédégistes et céléristes
Les partisans des deux
partis pourtant de la majorité présidentielle se
livrent sur le terrain une guerre sans merci
pour le contrôle de ces deux localités.
A quelques heures seulement
du lancement officiel de la campagne des
législatives partielles, pour la conquête des
sièges remis en jeu, les différents états-majors
des partis politiques qui vont y prendre part
sont actuellement à pied d'oeuvre, réglant les
derniers détails et échafaudant les meilleures
stratégies possibles pour mieux assurer la
victoire de leurs candidats au soir de la
proclamation des résultats.
En attendant, dans les
départements de la LoloBouenguidi (Koula-Moutou)
et de la Zadié (Mékambo), un combat de
leadership sur fond de lucre et de suprématie
politique voire de trafic d'influence
symptomatique de la dislocation de la majorité
présidentielle fait rage actuellement. Il oppose
les partisans des candidats du CLR Gaston
Mindoungani (Loto-Bouenguidi) et Zéphirin
Ndékabognedjé (Zadié) d'un côté, à ceux du PDG,
notamment, de l'autre.
Sur ces deux sièges en effet
la tension est à son comble et peut à tout
instant dégénérer entre les frères devenus
ennemis auJourd'hui. Les pédégistes des ces deux
localités, ayant décidé de les reconquérir par
tous les moyens, ils s'illustrent par des
comportements et des manoeuvres peu orthodoxes
sinon antidémocratiques.
ANIMOSITÉ. C'est ainsi
que Gaston Mindoungani n'a pas l'heur de plaire
aux barons pédégistes de la localité qui veulent
coûte que coûte faire obstacle à l'élection de
ce compatriote, arguant que l'Ogooué-Lolo serait
mal représentée à l'Assemblée nationale. Ce qui
au passage dénote l'animosité et la vindicte des
pédégistes vis-à-vis dent des petits métiers de
la victoire sans bavure au soir du 17 décembre
dernier les avait bouleversés et désarçonnés.
Cela d'autant plus que l'Ogooué-Lolo qui est
demeuré longtemps un des bastions de l'ancien
parti unique venait de perdre coup sur coup deux
sièges : celui de Pana et le 2esiège de
Koula-Moutou.
Même ambiance ou presque à
Mékambo où un responsable de premier plan d'un
des partis en lice, éminent membre de la haute
juridiction s'illustre par des propos
acrimonieux contre le canidat CLR et son
président qui est du reste traité de tous les
noms d'o4eaux. Selon un dirigeant du parti du
général Jean Boniface Assélé, lors de la réunion
présidée par le vice-président du parti, Justin
Dounga, cette question a été à l'ordre du jour.
Au sortir de celle-ci, le CLR a "vivement
exhorté les militants du PDG à faire preuve
d'esprit d'ouverture, de compréhension mutuelle,
et à garder leur sens inné de la mesure en toute
chose" avant de rappeler aux uns et aux
autres le que "Le triptyque dialogue,
tolérance et paix cher au président fondateur du
PDG et chef de la majorité présidentielle doit
continuer à prévaloir dans les agissements de
tout le monde". Pour le CLR, cette
atmosphère délétère qui prévaut actuellement à
Koula-Moutou et à Mékambo peut à terme déboucher
sur des débordement si les uns et les autres ne
font pas preuve de retenue et surtout de
responsabilité.
Rappelons que le 2e siège du
département de la Lolo-Bouenguidi est de nouveau
mis en jeu après (annulation de (élection de
Gaston Mindoungani par la Cour constitutionnelle
lors de l'examen du contentieux électoral. Cette
annulation résultant du fait que le
procès-verbal du bureau de vote de Pangani
n'avait pas été établi dès après le
dépouillement, mais un peu plus tard au siège de
la Commission départementale électorale. Les
résultats dudit bureau de vote ayant été tout
simplement annulés, le nouveau décompte des voix
voyait Gaston Mindoungani perdre l'avance qu'il
avait sur son principal adversaire.
Si le vote est totalement
repris à Koula-Moutou sur ce siège, il n'en est
pas de même en ce qui concerne le 2e siège de la
Zadié où avait été déclaré élu le CLR Zéphirin
Ndekabognedje. Car là-bas, le vote doit être
repris dans quatre bureaux de vote seulement. Là
où des incidents avaient éclatés durant le
déroulement du scrutin. Les résultats de ces
quatre bureaux avaient été retirés du décompte
après examen du contentieux par la Cour
constitutionnelle.