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Le quotidien l'Union du 26 au 28 mai 2007

 

LÉGISLATIVES PARTIELLES

Une soixantaine de candidats en compagne des aujourd'hui

Ils disposent de quinze jours pour convaincre les électeurs des vingt sièges mis en jeu le 10 juin prochain.

LA campagne des Législatives partielles du 10 juin prochain s'ouvre ce samedi 26 mai 2007 à zéro heure, tant au deuxième siège de Mulundu où le vote a été annulé que dans les dix-neuf (19) autres circonscriptions électorales où le scrutin est à recommencer, à la suite des invalidations des résultats de décembre 2006 par la Cour constitutionnelle au terme d'un volumineux contentieux électoral.

La soixantaine de candidats issus d'une vingtaine de formations politiques de la majorité et de l'opposition ainsi que des indépendants vont tenter de convaincre les électeurs des vingt sièges encore à pouvoir à l'Assemblée nationale pendant les quinze jours de propagande électorale lancée hier par le président de la Commission électorale nationale autonome et permanente, René Aboghé Ella.

Dans l'Estuaire, plus d'une vingtaine de postulants sont en lice dans les cinq circonscriptions en jeu. Le ter arrondissement de Libreville, théâtre d'une triangulaire entre le candidat du Parti démocratique gabonais, Jean Ngoua Mba, celui du Rassemblement pour le Gabon, le député sortant Christian Oddou Mba et Henri Sène Ingueza, du Congrès pour la démocratie et la justice, va certainement connaître une ambiance électrique pendant cette période. Tant les formations politiques en lice s'emploieront à drainer le plus d'électeurs possible pour s'imposer au final. 'D'ailleurs, le CDJ de Sène Ingueza qui convoite ce siège depuis plusieurs années n'entend pas rater cette fois l'occasion de le ravir à son adversaire du Rassemblement pour le Gabon.

Au cinquième arrondissement, l'ambiance ne s'annonce pas moins chaude, on n'est guère certain de voir des scènes d'embrassades entre militants des formations politiques rivales. L'affrontement entre pédégistes et upégistes au ter siège notamment ou Claudio Ndembi Nzinga de l'UPG et Louis-Daniel Akerey Rassaguiza du PDG croisent le fer sera sans merci. Le parti de Pierre Mamboundou étant résolu, après sa nette percée dans le troisième arrondissement, à étendre son emprise dans une zone qui compte une forte population flottante, selon l'expression consacrée et, qui plus est, frondeuse.

BELLES EMPOIGNADES. Au deuxième siège de cette circonscription électorale, un siège désormais "ouvert" depuis que son titulaire, l'ancien Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane a décidé de ne pas se porter candidat à sa propre succession après l'invalidation de son élection en décembre (lâchant, aux dires de certains, la proie pour l'ombre), le duel entre pédégistes et erpegistes soutenant Gisèle Akoghé

(PDG) et Placide Raymond Ndong Meyo (RPG), promet de belles empoignades à Lalala. Les partisans du député sortant se mobilisant pour barrer la route au protégé de Paul Mba Abessole.

Dans les sièges des deux départements, notamment le deuxième du Komo Kango que détenait Pierre Nzengué mouelé, disqualifié du scrutin, en raison de son inéligibilité pour violences caractérisées, l'on s'attend à une forte agitation durant cette phase de persuasion des électeurs.

L'ambiance pourrait être identique à celle que l'on prévoit dans plusieurs circonscriptions de la Ngounié. C'est le cas, au premier siège de la Douya-Onoye que tentera de conserver Charlotte Nkero Mougnoko, député sortant du Parti démocratique gabonais, qui est repartie dernièrement à la reconquête du terrain en organisant des rencontres avec les populations. A Mbigou, notamment au premier siège convoité par Landry Bongo Ondimba du parti au pouvoir et Daniel Nkombé Lékambo, qui a vu son élection annulée suite à la démission de son suppléant, ces quinze jours de campagne de préparation second round seront sans pitié, tant les partisans des deux protagonistes promettent d'en découdre sérieusement sur le champ électoral, si l'on en juge par les déclarations faites dernièrement par les deux camps politiques lors des réunions politiques organisées localement dans la perspective de cette partielle.

Dans la Nyanga, principalement au troisième siège du département de Mougoutsi (Tchibanga)qui avait échu au candidat du Rassemblement pour le Gabon, Beni Ngoua Mbina ace à Simplice Rey Mbma du PDG, retiré de la course par les instances de son parti convaincues de son impopularité après la "itle" de décembre dernier, les erpégistes sont déterminés à conserver ce siège. Dans le troisième canton, le candidat du PDG s'attend au soutien du RNB, en contrepartie du soutien qu'il lui apporte dans la Doutsila. (lire ci-contre).

ATMOSPHERE• Dans l'Ogooué-Ivindo qui compte deux sièges à pourvoir: la Zadié ( Mékambo, 2e siège) et la Lopé (Booué, 2e siège ), la confrontation électorale se fera sur fond de dislocation de la majorité présidentielle après les tentatives vaines de l'opposition dans ces circonscriptions. L'un de ses candidats, Tonangoye de l'Union du peuple gabonais, étant sous le coup d'une inéligibilité pour multiples violences perpétrées lors du scrutin du 17 décembre dernier. L'atmosphère déjà tendue pourrait bien s'électrifier au regarde l'enjeu et des ambitions clairement affichées de part et d'autre.

Une situation d'affrontement au sein de la galaxie présidentielle quasiment identique à celle qu'on prévoit dans l'Ogooue-Lolo, notamment, sur les deux sièges à conquérir (Lolo-Bouenguidi (Koula-Mouton) et Mulundu (Lastoursville) par les sept candidats retenus officiellement. L'un d'eux étant issu de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD). Pour le 2e siège de Koula-Moutou, singulièrement, les partisans du jeune Gaston Midoungani du Centre des libéraux réformateurs qui a créé la surprise en s'ad]udjant le siège face à Laurent Boukomye du PDG, la campagne officielle s'annonce rude, sinon épique. D'autant que leur poulain, qui jouit d'une popularité dans la contrée, est voué aux gémonies par le gotha politique pédégiste logovéen, qui est résolu à maintenir la fidélité sans partage de leur province au Parti partage gabonais en oeuvrant pour son échec électoral.

En revanche, dans la province de l'Ogooué-Maritime, principalement a Port-Gentil, la disqualification du Parti gabonais du progrès (PGP) pour défendre le siège que détenait Me AgondJ'o Okawé avant l'élection de décembre dernier de Séraphin Ndaot Rembogo, donne une autre envergure à cette campagne électorale. bataille opposant dorénavant l'indépendant Jean-Gabriel Tchango à l'upégiste Ruffin Mbongo Rafemo. Il faut dire que face au risque de voir ce siège échoir au parti de Pierre Mamboundou qui ne cache pas son ambition de contrôler la capitale économique du pays, on s'attend à une campagne assez tendue et animée, où les alliances et autres soutiens stratégiques seront déterminants.

Des manoeuvres qui auront aussi droit de cité dans le Woleu-Ntem, notamment sur les quatre sièges en lice. Dans cette province qui aura enregistré un nombre important de recours et d'invalidations, les pédégistes qui détenaient le gros des sièges, devront batailler fort face à certains candidats indépendants et même des erpégistes bien positionnés. Les partisans des sortants tels que Francis N'tolo Eya'a, Lévy Ntem Âllogo n'auront pas la tâche facile pendant cette campagne électorale.

Dans tous les cas, la Commission électorale nationale autonome et permanente, à travers ses démembrements locaux, a pris des dispositions pour l'organisation efficiente des partielles.

Source : Journal L'Union Plus du 26 au 28/05/2007

 



   

LÉGISLATIVES PARTIELLES DU 10 JUIN
La campagne s'ouvre !

A KOULAMOUTOU ET MEKAMBO
Le ton monte entre pédégistes et céléristes

LES ENSEIGNANTS DU SUPÉRIEUR ET LEUR TERRAIN
30 hectares, mais ailleurs

BIODIVERSITÉ ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Sensibiliser oui, mais aussi sanctionner

PRÉSENTATION OFFICIELLE DE LA FEUILLE DE ROUTE DU MINISTÈRE DES PME/PMI
Faire prendre conscience aux opérateurs économiques gabonais

Pour moi quoi…Makaya
POUR nos "bana", c'est la période où ils ont le plus besoin de quiétude et de