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Le quotidien l'Union du 25 mai 2007

 

FAIT DIVERS

Des voleurs de voitures au gnouf

Jean-Clotin Mabicka, Samuel Menié, Steeve Nkomo Mvé, Michel Clara Zibé, Marcel Engonga et Pamphile Eyelé volaient des voitures à Libreville et allaient les revendre en Guinée Equatoriale et au Cameroun.

LE Cameroun et la Guinée Equatoriale sont, ces dernières années, les destinataires par excellence des véhicules volés dans notre pays. La Police judiciaire ( PJ) vient de mettre la main sur un réseau de trafiquants d'autos volés. II s'agit de cinq compatriotes, Jean-Clotin Mabic a, Samuel Menié, Steeve Mvé Nkomo, Marcel Engonga, Pamphile Eyélé et d'un ressortissant camerounais, Michel NClara Zibé.

Les six voleurs ont été présentés dernièrement devant le parquet de la République, qui les a ensuite placés sous mandat de dépôt. Selon la PJ, leur transaction mafieuse a duré cinq ans, jusqu'au jour où, ils ont été appréhendes à la frontière entre le Gabon et la Guinée Equatoriale. Leur mode opérationnel était simple. Lorsqu'ils volaient les véhicules, ils changeaient aussitôt les plaques minéralogogiques avant de les acheminer sur la Guinée Equatoriale ou le Cameroun.

Ils disposaient d'un matériel appropriée pour graver des fausses plaques d'immatriculation qui leur permettaient de passer inaperçu aux postes de contrôle. Ils avaient un goût prononcé pour les véhicules 4x4 qu'ils faisaient transiter par Bitam et Oyem. A ce qu'il semble, les voleurs de véhicules faisaient croire à leurs clients qu'ils les importaient d'Allemagne et de la Belgique. Pourtant, les voitures importées sont facilement identifiables. Une évidence qui fait passer les fameux clients pour des receleurs, exposés eux aussi aux poursuites judiciaires.

Après l'incarcération des voleurs de véhicules, les autorités judiciaires ont engagé la procédure d'arrestation des receleurs. Mais contre toute attente, la police judiciaire buterait sur une difficulté majeure, celle des autorités guinéennes qui se refusent à coopérer dans le cadre de cette enquête. Pourtant, rappelle un officier de la police, la Guinée Equatoriale fait partie d'Interpol. " Les autorités guinéennes ne veulent pas coopérer. Nous avons tenté de joindre maintes fois la police guinéenne pour qu'elle nous aide à retrouver les receleurs de ces véhicules mais elle oppose un refus catégorique," nous a-t-il confié.

Une prise de position qui apparaît au mieux comme une incurie des policiers guinéens, et au pire, comme une caution à l'impunité. Les autorités judiciaires gabonaises pourraient donc saisir l'ambassadeur de Guinée Equatoriale au Gabon pour qu'une solution idoine soit trouvée à ce litige. Comme l'a relevé un officier de police judiciaire, il n'est pas question de laisser les receleurs en liberté alors qu'ils ont, au même titre que les voleurs de véhicules, causé du tort à de nombreux citoyens gabonais. Ce sont plusieurs centaines de véhicules volés qui auraient été écoulés en terre guinéenne depuis cinq ans.

Source : Journal L'Union Plus du 25/05/2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
D'APRÈS ce que j'ai lu l'autre jour dans mon, le "gouvrement" s'apprêterait à