LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ EN
ZONE RURALE
Plus de
1 milliard de la coopération japonaise au
secteur de la pêche
Identifié comme une
alternative, le secteur de la pêche fait
actuellement l'objet d'une étude dont les
conclusions devraient déboucher sur la
définition des villages pilotes à travers le
pays pour abriter des projets de développement
rural.
LES
experts japonais, des responsables die la
direction générale des Pêches et de
l'aquaculture et des représentants de
l'Organisation non gouvernementale World Promus
Gabon, ont accordé leurs violons, samedi dernier
à Libreville, pour organiser un
séminaire-atelier de lancement de l'étude
socio-économique du plan directeur' de
développement de la pêche artisanale et de
l'aquaculture continentale au Gabon.
Présidé par le directeur
général adjoint des Pêches et de l'aquaculture,
le Dr Guy Rerambyath, ce tour de table se veut
un cadre d'échanges pour les différentes parties
impliquées dans la méthodologie de la collecte
des données et des informations afin d'enrichir
le formulaire indicatif proposé. Autrement dit,
il est question pour les participants d'examiner
et de valider ensemble les termes de référence
élaborés par les experts japonais, afin de
permettre une parfaite compréhension du
document.
Il faut rappeler qu'au niveau
de la pêche, le Gabon et le Japon entretiennent
une coopération dynamique. Dans sa philosophie
d'aide au développement, le Tapon s'est toujours
intéressé à l'indice de développement humain (IDH).
Cas du Gabon qui, malgré les ressources
naturelles dont il regorge, affiche un très
faible IDH.
Aussi, Tokyo accorde-t-il
régulièrement des dons à Libreville pour
contribuer au développement du secteur de la
pêche à travers différents projets. " Les
experts japonais ne se limite pas seulement à o
réaliser ces projets, ils forment, en plus, les
techniciens et les pêcheurs gabonais pour
conduire ces projets après leur départ ", a
confié M. Rerambyath.
Prévue pour se dérouler sur
l'ensemble des neuf provinces pendant une
période de deux mois, l'étude préconisée vise en
fait le développement rural.
" Vous vous souviendrez que
dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, et
de toutes les stratégies qui sont actuellement
développées pour contribuer à l'amélioration
des conditions de vie des Gabonais, le
secteur de la pêche et de la pisciculture a été
identifié comme une alternative"; a dit le
DGA des Pêches et de l'aquaculture.
Dans cette perspective, les
Japonais accompagnent essentiellement les
autorités gabonaises dans le développement de la
pêche, de la Pisciculture et de l'agriculture.
Une première réunion tenue peu avant le
5l'nllnarre de samedi dernier, entre la partie
gabonaise et ses partenaires japonais, avait
permis de déboucher sur la signature d'une
convention d'une valeur de 1 milliard 200
millions, destinée à réaliser l'étude
socio-économique.
"Au travers de cette étude,
nous avons d'abord entamé des visites de terrain
qui ont permis à nos partenaires japonais de se
rendre compte des réalités. Mais ces réalités,
pour les organiser davantage nous lançons une
étude socio-économique qui va prendre en compte
tous les aspects positifs notamment à
l'organisation du pêcheur, des communautés des
pêcheurs. Cette étude doit aussi permettre
d'identifier les moyens qu ils ont pour leur
existence, les alternatives qui vont être
développées, etc."; a encore expliqué le DGA
des Pêches et de l'aquaculture.
Il est prévu qu'au terme de
cette étude socioéconomique, un certain nombre
de villages soient retenus pour abriter des
projets pilotes. Ces projets représentent les
stratégies (techniques de pèche améliorées,
etc.) qui vont être identifiées dans le cadre de
l'étude. Dans le domaine de la pisciculture par
exemple, en dehors du tilapia, l'on pourrait
élever d'autres espèces piscicoles. Une fois ces
expériences reproduites au niveau des villages
pilotes, elles seront par la suite vulgarisées
sur l'ensemble du territoire national, en vue de
développer justement la pisciculture et
contribuer à l'autosuffisance alimentaire tant
souhaitée par les pouvoirs publics.
Cette phase de collecte des
données, conformément aux exigences de la partie
Japonaise, a été confiée à une ONG locale, World
Promus Gabon dont le coordonnateur national est
Abdon Gatien Mamas. Celui-ci a du reste fait aux
participants la restitution des termes de
référence de l'étude. Le but étant de permettre
à toutes les parties de s'accorder sur les
informations qui doivent être collectées et qui
peuvent être utiles pour la suite du projet.