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Le quotidien l'Union du 25 mai 2007

 

LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ EN ZONE RURALE

Plus de 1 milliard de la coopération japonaise au secteur de la pêche

Identifié comme une alternative, le secteur de la pêche fait actuellement l'objet d'une étude dont les conclusions devraient déboucher sur la définition des villages pilotes à travers le pays pour abriter des projets de développement rural.

LES experts japonais, des responsables die la direction générale des Pêches et de l'aquaculture et des représentants de l'Organisation non gouvernementale World Promus Gabon, ont accordé leurs violons, samedi dernier à Libreville, pour organiser un séminaire-atelier de lancement de l'étude socio-économique du plan directeur' de développement de la pêche artisanale et de l'aquaculture continentale au Gabon.

Présidé par le directeur général adjoint des Pêches et de l'aquaculture, le Dr Guy Rerambyath, ce tour de table se veut un cadre d'échanges pour les différentes parties impliquées dans la méthodologie de la collecte des données et des informations afin d'enrichir le formulaire indicatif proposé. Autrement dit, il est question pour les participants d'examiner et de valider ensemble les termes de référence élaborés par les experts japonais, afin de permettre une parfaite compréhension du document.

Il faut rappeler qu'au niveau de la pêche, le Gabon et le Japon entretiennent une coopération dynamique. Dans sa philosophie d'aide au développement, le Tapon s'est toujours intéressé à l'indice de développement humain (IDH). Cas du Gabon qui, malgré les ressources naturelles dont il regorge, affiche un très faible IDH.

Aussi, Tokyo accorde-t-il régulièrement des dons à Libreville pour contribuer au développement du secteur de la pêche à travers différents projets. " Les experts japonais ne se limite pas seulement à o réaliser ces projets, ils forment, en plus, les techniciens et les pêcheurs gabonais pour conduire ces projets après leur départ ", a confié M. Rerambyath.

Prévue pour se dérouler sur l'ensemble des neuf provinces pendant une période de deux mois, l'étude préconisée vise en fait le développement rural.

" Vous vous souviendrez que dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, et de toutes les stratégies qui sont actuellement développées pour contribuer à l'amélioration des conditions de vie des Gabonais, le secteur de la pêche et de la pisciculture a été identifié comme une alternative"; a dit le DGA des Pêches et de l'aquaculture.

Dans cette perspective, les Japonais accompagnent essentiellement les autorités gabonaises dans le développement de la pêche, de la Pisciculture et de l'agriculture. Une première réunion tenue peu avant le 5l'nllnarre de samedi dernier, entre la partie gabonaise et ses partenaires japonais, avait permis de déboucher sur la signature d'une convention d'une valeur de 1 milliard 200 millions, destinée à réaliser l'étude socio-économique.

"Au travers de cette étude, nous avons d'abord entamé des visites de terrain qui ont permis à nos partenaires japonais de se rendre compte des réalités. Mais ces réalités, pour les organiser davantage nous lançons une étude socio-économique qui va prendre en compte tous les aspects positifs notamment à l'organisation du pêcheur, des communautés des pêcheurs. Cette étude doit aussi permettre d'identifier les moyens qu ils ont pour leur existence, les alternatives qui vont être développées, etc."; a encore expliqué le DGA des Pêches et de l'aquaculture.

Il est prévu qu'au terme de cette étude socioéconomique, un certain nombre de villages soient retenus pour abriter des projets pilotes. Ces projets représentent les stratégies (techniques de pèche améliorées, etc.) qui vont être identifiées dans le cadre de l'étude. Dans le domaine de la pisciculture par exemple, en dehors du tilapia, l'on pourrait élever d'autres espèces piscicoles. Une fois ces expériences reproduites au niveau des villages pilotes, elles seront par la suite vulgarisées sur l'ensemble du territoire national, en vue de développer justement la pisciculture et contribuer à l'autosuffisance alimentaire tant souhaitée par les pouvoirs publics.

Cette phase de collecte des données, conformément aux exigences de la partie Japonaise, a été confiée à une ONG locale, World Promus Gabon dont le coordonnateur national est Abdon Gatien Mamas. Celui-ci a du reste fait aux participants la restitution des termes de référence de l'étude. Le but étant de permettre à toutes les parties de s'accorder sur les informations qui doivent être collectées et qui peuvent être utiles pour la suite du projet.

Source : Journal L'Union Plus du 25/05/2007

 



   

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