Pour moi quoi...
COMME ça, les grands pays
nous veulent du bien. Il ne faut pas ajouter au
fardeau de la dette qui accable nos pôvres États
là, qu'ils se sont inquiétés samedi anglais dans
une ville du pays de nos amis teutons, Potsdam
je crois. Ils s'adressaient clairement à nos
autres amis de l'Empire du Milieu, quoi.
Il paraît que la politique
que mène ce dernier-lui comme d 'autres pays
émergents, mais surtout lui - en Afrique
risquerait, pour pomper le gros français des
crânes d'œuf des institutions occidentales,
d'alimenter une nouvelle spirale de
surendettement, alors qu'eux, pays riches,
essaient de la casser.
C'est évidemment noble de
leur part.:Sauf que de ce côté-ci de la planète,
on doute de la sincérité de leurs discours et de
leurs promesses. Plus personne aujourd'hui n'ose
parler des engagements que chacun d'entre eux
avait pris quant à la part de leur Produit
intérieur brut (PIB) consacrée à l'aide publique
au développement Beaucoup de bruit là-dessus,
mais du vent à la fin.
S'agissant précisément de la
dette, n'est-ce pas les pays du G8 avaient fait
la promesse d'effacer l'ardoise publique
multilatérale de 35 des pays les plus pauvres ?
Tout en accroissant d'ici à 2010 le montant de
leur aide annuelle (tiens, tiens) aux nations
les plus démunies à 50 milliards de dollars.
Une ONG, véritable empêcheuse
de promettre en rond, vient de révéler qu'au
rythme actuel, les nations du G8 sont en retard
de 30 milliards de dollars (plus de 15 000
milliards de francs CFA !)par rapport à cet
engagement. Et l'Empire du Milieu de retourner,
vlan !, la balle à l'en voyeur: "Les pays
développés en particulier devraient faire des
efforts sincères pour réduire la dette africaine
et les affranchir du cycle vicieux de la dette".
C'est pas que moi, Makaya, je
veuille me faire l'avocat de l'accusé. Il me
semble même, la pureté des intentions n'étant
pas de ce monde dès qu'il s'agit d'affaires,
qu'il est du devoir absolu de nos autorités de
veiller à ce qu'on ne tombe pas de Charybde en
Scylla. Mais le compagnon traditionnel
assurerait que la femme ne répondrait pas aux
avances d'un autre.
Voilà, quoi ...
… Makaya