SANTÉ MILITAIRE/ HÔPITAL D'INSTRUCTION
DES ARMÉES OMAR BONGO ONDIMBA
Ali
Bongo s'insurge contre le mauvais comportements
qui décrédibilisent cette structure sanitaire de
pointe
La visite qu'il a effectuée au
sein de cette unité sanitaire dotée d'une
technologie de pointe adaptée aux besoins de
l'heure, a permis au patron de la défense
gabonaise d'interpeller les uns et les autres
sur la nécessité de faire de cet Hôpital
d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba, un
établissement de référence en matière de santé.
LE
ministre de la Défense nationale, Ali Bongo
Ondimba, en visite à l'hôpital d'instruction des
armées Omar Bongo Ondimba, s'est insurgé contre
les comportements négatifs observés depuis un
certain temps. Ces comportements, qui vont de la
mauvaise réception des malades jusqu'aux
mauvaises petites combines familiales,
ethniques, provinciales ou frontalières en
passant par le manque de niveau d'un certain
nombre des personnels qui exercent, ont été
décrié par le numéro un de la Défense nationale.
Interpellant les uns et les
autres sur la nécessité du retour des bonnes
moeurs en vue de redorer le blason de cette
structure sanitaire de pointe, Ali Bongo a
rappelé au personnel "qu'il est bien vrai que
les problèmes de santé existent dans notre pays
et c'est conscient de cette réalité que nous
avons voulu répondre favorablement, malgré le
contexte souvent difficile dans lequel nous
évoluons, à la préoccupation de nombreux
compatriotes. Le président de la République et
le ministre de la Défense ont accompli leur
devoir en vous dotant d'un hôpital qui est placé
parmi les plus enviés dans la sous-région. Il
appartient désormais à vous d'accomplir le vôtre
en faisant correctement votre travail".
Tout comme il les a invités à
une remise à niveau permanente du personnel par
l'entremise des formations internes, car :
"vous évoluez dans un contexte scientifique où
tous les jours, il y a des innovations et ne
devait être là que ceux qui ont le niveau requis
et ceux qui sont formés correctement. Il ne
saurait donc être question de relâche. Ne prêtez
pas le flanc aux critiques négatives".
C'est d'ailleurs dans cette
optique que le numéro un de la Défense qui a dit
que nous avons tout mis en oeuvre pour que les
médecins militaires travaillent dans les
meilleures conditions a précisé que: "Ce qui
compte le plus n'est pas la structure, mais
plutôt ce que valent les hommes qui y exercent".
Face à certains comportements
négatifs qui font naître des suspicions de
combine familiale, ethnique, provinciale ou
frontalière au sein de cette unité
sanitaire, le ministre d'Etat a invité les uns
et les autres à éviter de tels gestes qui sont
de nature à ternir l'image non seulement de
l'hôpital, mais surtout du militaire qui doit
être avant tout un modèle : "nous avons
appris qu'ici, les rendez-vous ne suivent pas
les rangs, ne participons pas à notre propre
mauvaise publicité. Mais soyons plutôt à l'affût
de tout ce qui se fait le mieux".
S'adressant aux dirigeants de
l'hôpital, Ali Bongo a leur a demandé d'être à
la hauteur de transmettre leurs connaissances
aux moins nantis pour non seulement une
meilleure collaboration, mais surtout pour
obtenir les résultats qu'on attend d'eaux.
Soulignons qu'évoquant le
problème du taux de mortalité croissant au sein
de ce centre hospitalier, le ministre d'Etat a
demandé aux médecins de tout faire pour freiner
cette situation qui donne une mauvaise image à
cette structure alors que : "très souvent les
parents amènent les malades à l'HIAOBO lorsqu'il
avent qu'ils n'ont plus aucun espoir dans les
différentes lors qu'ils savent qu'ils n'ont plus
aucun espoir" a-t-il expliqué avant d'indiquer
que : nous sommes dans un monde de compétition
permanente, ne décevez pas le chef de l'Etat,
prenez soin de ce qui coûte extrêmement cher,
ayez la qualité d'accueil, de soins et
d'alimentation des malades, car je sais compter
sur vous Et je n'attends pas de vous une réponse
aujourd'hui, j'attends de vous une réponse tous
les jours".
Toutefois, il convient de
signaler que sur le plan de la statistique, le
constat révèle que sur les 9035 malades reçus à
l'HIAOBO dans les différents services et
comptant pour le premier trimestre et le mois
d'avril 2007, il y a eu 1550 hospitalisations et
65 décès. Les taux de décès les plus élevés sont
essentiellement dus à la rétrovirose, à l'AVC et
à l'hypertension, sans oublier ceux qui meurent
avant qu'un traitement ne leur ait été
administré.