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Le quotidien l'Union du 24 mai 2007

 

APRÈS LE RAPPEL A L'ORDRE DU CHEF DE L'ETAT

Le gouvernement tente de reprendre la main

Critiquée pour son inertie, la dispersion des actions ainsi que l'individualisme aggravé dont font preuve les ministres, l'équipe ministérielle Eyéghé Ndong, semble prendre conscience de l'urgence de répondre aux attentes des populations et surtout celles du président de la République, élu sur la base d'un projet qui tarde à être appliqué.

LE gouvernement Eyéghé Ndong Il critiqué pour son immobilisme et son inaction intériorise l'obligation de résultats en tentant de reprendre la main, un mois après rie rappel à l'ordre du président Omar Bongo Ondimba, constatant la non prise à bras-le-corps par cette équipe des nombreux chantiers qu'il a ouverts pour le progrès du Gabon et le bien-être de ses populations.

Depuis ces dernières semaines, à la faveur de la pandémie Chikungunya, des inondations qui touchent le Sud du pays et aussi l'inquiétude pressante exprimée par les populations de la capitale et de l'arrière pays, diverses actions sont menées ici et la par les membres de ce pan de l'Exécutif. Lesquels effectuent diverses visites, dont celle de la capitale et d'Owendo par le Premier ministre, lui-même, pour constater la situation d'insalubrité à l'origine de la propagation du virus, les ministres d'Etat, Paulette Missambo (Santé publique), Ali Bongo Ondimba (Défense nationale), dans les structures sanitaires pour juger de l'application effective des mesures prises pour accueillir les malades et lutter contre la pandémie.

De même que la présence à Mouila d'une délégation conduite par le vice-Premier ministre Louis-Gaston Mayila (Affaires sociales), destinée à évaluer le niveau des dégâts causés par les fortes intempéries ayant entraîné de. nombreux sinistrés. A ces visites s'ajoutent les réunions regroupant les ministères impliqués dans la lutte contre cette pandémie et les sociétés de collectes des ordures ménagères ainsi que les conseils interministériels successifs organisés récemment. Toutes ces initiatives donnent l'impression d'une action concertée au sein de ce pan de l'Exécutif qui affiche de plus en plus sa farouche volonté de rompre avec l'inertie qui lui a valu de vives critiques ces dernières semaines. L'opinion gabonaise étant convaincue de ce qu'ayant été quasiment la même que celle formée au lendemain de la présidentielle 2005 avec pour objectif prioritaire de mettre en oeuvre les Actes pour le Gabon, cette équipe Eyeghé Ndong II ne pouvait bénéficier d'aucun état dé grâce. Elle devait pouvoir entamer la concrétisation de ce programme destiné à réduire les inégalités, la fracture sociale, la précarité galopante et assurer, in fine, le bien-être des populations.

CRISE SOCIALE. Ainsi, en affichant sa volonté de rupture avec l'immobilisme, au lendemain de l'accord triennal signé il y a quelques semaines avec le Fonds monétaire international (FMI) dont la réussite exige l'implication de tous les acteurs étatiques, le gouvernement ayant pris conscience de son retard accusé, semble résolu à changer de cap, si tant est que les seules visites et réunions permettent de relancer la machine bloquée depuis plusieurs mois et si tant est qu'elles peuvent convaincre les plus sceptiques. Son bilan d'étape n'étant guère élogieux. Cela dit, même si elle a bénéficié des faibles moyens depuis sa formation le 25 janvier 2006 pour l'investissement, en raison des contraintes budgétaires imposées par la donne financière difficile que traverse notre pays, il est évident que les quelques mesures sociales prises sont bien en deçà des attentes, elles ne peuvent occulter la faiblesse des actions. La preuve: Aujourd'hui, la situation sociale reste toujours aussi préoccupante que lors des précédentes années, si l'on en juge par les difficultés auxquelles les populations sont confrontées pour avoir accès aux soins, malgré les mesures de gratuité de soins au Centre hospitalier de Libreville (CHL) et autres dispositions prises antérieurement. Pis, les mesures d'augmentation du Smig et de la valeur du point d'indice n'ont guère permis de soulager sérieusement les ménages et de réduire la crise sociale. L'état des routes, notamment celles de Libreville bien qu'étant de la compétence des municipalités, est toujours un sujet de préoccupation pour le gros de la population gabonaise résidant à Libreville très critique envers le gouvernement pour sa gestion de ce dossier pourtant classé parmi les priorités de son action. Le pays semble tétanisé, les inégalités sont de plus en plus criantes, les populations s'inquiètent, elles attendent des gouvernants qu'ils changent sérieusement leur vécu quotidien. C'est peu dire.

Néanmoins, si on observe une sorte de frémissement, une agitation à différents niveaux du gouvernement, la question que l'on se pose est de savoir si ce gouvernement parviendra à mettre fin aux pratiques qui brident sérieusement son action depuis sa formation en janvier 2006 . Une question qui taraude les esprits, cela d'autant plus que cette équipe qui compte en son sein des fortes têtes, des personnalités très anciennes, disposant d'une puissance financière et même de pouvoir (c'est selon), enregistre des partitions discordantes nuisibles a son efficacité. Comment comprendre que pour un gouvernement dont le président de la République avait misé sur l'ancienneté de ses membres et sur leur maîtrise des dossiers ne puisse pas donner le rendement escompté ? Sans pour autant être forcément détenteur de la science infuse, on peut tenter d'expliquer cet état de fait par le caractère diffus du travail gouvernemental, les rivalités sourdes, les manoeuvres et le refus de certains de s'inscrire dans la même logique, soutenir les autres et aussi, il faut le dire, le peu de temps et de moyens mis à sa disposition. Globalement, cela veut dire que chaque membre du gouvernement travaille de son côté, non pas pour le bien de la communauté, mais davantage pour son propre intérêt, son rayonnement politique personnel. Certains étant même engagés dans une, logique de positionnement à long terme, pour ne pas dire, de survie politique et son corollaire.

En tout cas, le constat dressé par le président de la République est sans équivoque. Il a constaté avec amertume que : " l'action menée par le gouvernement ne s'inscrit guère jusqu'à présent dans une dynamique de l'action du concret, de prise à bras-le-corps de nombreux chantiers pour le développement du Gabon et le bien-être des Gabonais.

De plus, il ajoute que : " l'immobilisme pervers, l'éparpillement des actions, un individualisme aggravé, un manque de complémentarité et de solidarité gouvernementale caractérisent bien au contraire le comportement de l'actuelle équipe gouvernementale ".

A la lecture de ces récriminations, il s'agit aujourd'hui plus que jamais pour ce gouvernement et singulièrement, pour les ministres, de s'engager dans une logique de travail cohérente indispensable à la réussite de toute l'équipe. Cela induit que les uns et les autres évitent de se cantonner, sinon de sombrer dans la politique spectacle (visite et autres manifestations festives) souvent sans lendemain, s'impliquent dans l'action concertée et d'évaluation régulière et mettent au rébus leurs égoïsmes en se montrant loyaux et fidèles au président Bongo Ondimba qui, en les nommant au sein de ce gouvernement, attend d'eux qu'ils oeuvrent à la concrétisation de son projet de société.

Source : Journal L'Union Plus du 24/05/2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
COMME ça, les grands pays nous veulent du bien. Il ne faut pas ajouter au