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Le quotidien l'Union du 24 mai 2007

 

LUTTE CONTRE L'ÉPIDÉMIE A VIRUS CHIKUNGUNYA

La campagne de pulvérisation est loin de satisfaire les attentes des population.

SI le ministre d'Etat à la Santé s'est réjoui, au terme de sa visite dans les différents centres de santé, de l'application, par les responsables f ces unités, des mesures arrêtées par le gouvernement pour soulager les malades, dans les quartiers en revanche, les populations sont loin d'être satisfaites par les méthodes employées par le service d'hygiène publique et d'assainissement pour venir a bout des moustiques dans notre capitale. Les agents n'étant intervenus que dans peu d'habitations de nos quartiers et arrondissements.

Pourtant, lors du lancement de la campagne de désinsectisation des communes de Libreville et d'Owendo, afin de lutter contre la multiplication des moustiques dont l'aedes est le vecteur de transmission du Chikungunya à l'homme, nombreux sont ceux de nos compatriotes gui avaient favorablement accueilli l'initiative.

Une semaine après, de nombreux problèmes apparaissent. Notamment le manque de moyens de locomotion, car les trois équipes mises en place pour assurer ce travail sont obligées de partager le même véhicule que la direction du service d'hygiène et d'assainissement. Au cours de la dernière réunion interministérielle tenue sur le chikungunya, à l'immeuble abritant les services du Premier ministre, boulevard de l'Indépendance - et que Jean Eyéghé Ndong avait lui-même présidée - il avait été annoncé le décaissement d'une somme de 100 millions de francs pour faire face à l'épidémie.

A cela s'ajoute l'insuffisance du matériel mis à la disposition des agents pulvérisateurs. Lesquels sont obligés de ne viser que des habitations situées près des cours d'eau, car ne disposant, pour les communes de Libreville et d'Owendo que de six pulvérisateurs et trois nébulisateurs achetés par l'Etat et répartis entre les trois équipes composées de huit personnes chacune.

A l'heure même où nous passions pour vérifier le travail exécuté sur le terrain, on nous annonçait que l'un des trois nébulisateurs et un pulvérisateur seraient déjà tombés en panne. Ce fui réduit sensiblement l'efficacité de cette opération.

D'où le mécontentement de certains compatriotes qui ont constaté que la totalité de leurs quartiers n'a jamais été visitée par les agents pulvérisateurs. Et que dans cette opération, les garages ne sont pas pris en compte par ces agents qui n'arrivent donc pas, avec leur maigre matériel, à se rendre dans toutes les habitations.

Bien que quotidiennement environ 150 à 180 maisons soient touchées par cette opération, l'Etat est invité à rectifier le tir (en ce qui concerne le renforcement du maté riel, des moyens logistiques et du personnel de terrain) four atteindre, dans les délais indiqués, l'objectif fixé.

Toutefois, en dépit de ces difficultés, les équipes présentes sur le terrain déflorent le comportement peu coopératif de certains compatriotes qui renâclent â nettoyer leur environnement et fui refusent que leurs domiciles soient désinsectisés !

Source : Journal L'Union Plus du 24/05/2007

 



   

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L'exemple de Campus France


Pour moi quoi...Makaya
COMME ça, les grands pays nous veulent du bien. Il ne faut pas ajouter au