Pour moi quoi...
IL ne nous reste donc plus
qu'à attendre. Ouais, c'est comme ça que moi,
Makaya, je réagis à la volonté de notre
gouvrement"- relayée hier par mon Premier grand
quotidien - de lancer une opération
d'assainissement à Libreville-l'insalubrité et
dans la commune voisine d'Owendo, quoi.
Pourquoi cet attentisme
teinté de scepticisme de ma part ? Eh bien, pour
une raison assez simple: comme je le relevais
ici même hier, les effets d'annonce, on en a
l'habitude. Surtout quand nous affrontons des
situations difficiles comme présentement avec le
gnagnagna-là (Makaya, on dit chikungunya !).
Passés ces durs moments, on oublie (ou presque)
et on passe à autre chose.
Et puis, l'insalubrité qui,
d'une certaine manière, est à l'origine de cette
épidémie, ce n'est pas la prie fois qu'on la
dénonce dans notre capitale. Mais comme disent
mes vieux oncles d'Akok, Samkita, Makatamagoye,
Matchiti et Mindzimitom, c'est nous les
journaleux qui parlons, c'est aussi nous qui
écoutons. C'est à peine si on ne nous accuse pas
d'en faire un peu trop.
C'est oublier que tous ces
déchets balancés n'importe où et n'importe
comment, charriés ensuite par les eaux de pluie,
peuvent nous revenir à la figure comme un
boomerang. C'est oublier que ces herbes qu'on
laisse pousser follement un peu partout, ces
pneus, petits et grands pois ouverts qu'on
abandonne aux quatre vents sont de gros nids de
moustiques. Lesquels nous transmettent
aujourd'hui le gnagnagna (chikungunya, que
diable!) Enfin, mieux vaut tard que jamais. Si
le 3gouvrement" a donc pris la mesure du
problème, s'engageant ensuite à
le résoudre, on ne peut
qu'être derrière lui. L'assainissement de notre
capitale étant un chantier d'envergure (la durée
de vie de nos voiries défoncées est aussi un
élément à prendre en compte, on espère
par exemple qu'on va enfin s'attaquer à ces
bassins versants prioritaires dont on parle
depuis des années, mais qui ont à peine connu un
début de travaux.
Ouais, vraiment on attend,
quoi ...
… Makaya