LUTTE CONTRE LE PALUDISME
Pasteurs, Prophètes évangélistes et médecins
renforcent leurs capacités opérationnelles
Ces derniers sont réunis
depuis hier au Centre national de nutrition de
la Peyrie, à la faveur d'un séminaire de
formation des formateurs des confessions
religieuses aux stratégies de lutte contre le
paludisme.
C'EST
parce que les leaders religieux représentent une
importante valeur ajoutée à la sensibilisation
des communautés sur les différents problèmes qui
se posent à la société, que l'on ne saurait
entreprendre des actions véritablement dirigées
vers les populations sans l'implication de ces
derniers.
Cette approche, le ministère
de la Santé publique l'a faite sienne dans le
cadre de la lutte contre certaines maladies
endémiques, dont le paludisme qui demeure
d'ailleurs un problème majeur de santé publique
au Gabon. En effet, malgré les efforts que les
pouvoirs publics ne cessent de consentir en vue
de réduire l'incidence de la maladie sur la vie
des populations, la situation reste encore
préoccupante. Les enfants de moins de cinq ans
et les femmes enceintes paient le plus lourd
tribut, du fait de la précarité de leur
immunité.
Le gouvernement, préoccupé
par cette situation, ne cesse donc de multiplier
des stratégies visant une meilleure protection
des populations. C'est, à tout le moins, le sens
à donner au séminaire de formation des
formateurs des confessions religieuses du Gabon,
ouvert hier à Libreville à l'initiative du
ministère de la Santé publique via le Programme
national de lutte contre le paludisme (PNLP).
Les participants, une
quarantaine au total issus des églises de réveil
et de l'Alliance chrétienne, vont devoir
s'imprégner, Jusqu'à vendredi p roc in, de
toutes les stratégies de lutte contre le
paludisme mises au point par les responsables du
ministère de la Santé publique avec le concours
de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Il s'agit en fait, ainsi que
l'a indique le directeur du PNLP, Dr J. Solange
Antimi Idoundou, de la première d'une série de
formations qui regrouperont, trois semaines
durant, et de manière rotative, les
représentants des différentes communautés
religieuses du pays (Eglise protestante,
Alliance chrétienne, Eglise catholique,
communauté musulmane, etc.). De manière
concrète, il est attendu que ces derniers
servent de relais auprès de leurs assemblées
respectives, et puissent prendre correctement en
charge les cas de paludisme simple à domicile.
Au-delà de l'épidémiologie et
de toutes les notions se rapportant à la
pathologie qui occuperont une grande place tout
au long de cette formation, un accent
particulier sera également mis sur les moyens de
prévention du paludisme, notamment chez la femme
enceinte par le traitement préventif
intermittent (TPI) et l'utilisation de la
moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue
durée d'action.
La formation, qui a débuté
hier matin sur un air de prière en l'honneur de
l'Eternel, est organisée sous la forme d'exposés
entrecoupés de discussions. Elle n'a lieu qu'en
matinée, afin de permettre aux participants de
faire face, les après-midi, à leurs obligations
religieuses.
En sus du directeur du
Programme national de lutte contre le paludisme
qui a prononcé le mot d'ouverture au séminaire,
les officiels étaient aussi composés d'un
représentant du Pnud, en la personne de Fortuné
Mbone, et du chef de service du département
Epidémiologie du PNLP, Dr Safiou Razack.