Pour moi quoi...
TOUT, décidément, nous tombe
sur la tête en ce moment. Le gnagnagna-là ou
la maladie de l’homme courbé, l’insalubrité
qui en est l’une des causes, pour ne pas dire la
principale, les inondations, les "askidents". Et
c'est sur cette dernière catastrophe que je
voudrais revenir, quoi.
Parce que pour moi, Makaya,
quatorze morts (trois sur la Voie-Expness, deux
là-bas entre Lalara et Koumameyong et neuf aux
portes de Ndjolé) à l'échelle de notre Gabon
d'abord et en l’espace même pas d'une semaine,
ce n'est pas anodin. En réalité, ça devrait
faire réagir les autorités. Et sur les chapeaux
de roue, siouplaît! Pour autant qu'on refuse de
considérer l’"askident" comme relevant de la
fatalité.
Mais voilà: dans notre doux
pays-là, on peut effectivement réagir, annoncer
un train de mesures, sans que cela aille plus
loin. Rappelez-vous, mes chers frères Makaya
traumatisés, la tragédie de Massika survenue en
l’an de grâce 2003. Un Conseil des ministres en
novembre de la même année avait fait état d'un
plan d'organisation des transports terrestres et
de lutte contre l’insécurité routière. Quelqu'un
peut-il nous en faire le bilan aujourd'hui ?
Même les mesures "applicables
immédiatement "annoncées" à cette occasion ne
l'ont pour ainsi dire jamais été. J’ai compté,
il y en avait près d'une vingtaine. Seul le port
obligatoire de la ceinture est entré dans les
habitudes. Je ne parle même pas des mesures à
moyen terme. Les effets d'annonce et l’apparence
ne peuvent quand même pas tenir lieu de
politique dans un domaine comme la sécurité
routière !
En ville, on laisse
les automobilistes griller les feux rouges,
alors que l'affaire aurait été réglée si on
avait décidé de sévir. Sur les routes de nos
campagnes, défoncées et avec de gros problèmes
de visibilité (au fait qu'est devenu le projet
dit des secteurs villageois ?), là aussi les
chauffeurs font comme ils veulent sans qu'on
trouve un agent aux lieux d'embarquement des
passagers pour rappeler chacun à l’ordre.
On sait pourtant que si on
laisse à chacun la liberté de créer son propre
ordre, le pire est à craindre.
Pôvres de nous!
... Makaya