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Le quotidien l'Union du 21 mai 2007

 

BOURSE DES VALEURS MOBILIÈRES D’AFRIQUE CENTRALE (BVMAC)

Une première levée de fonds de 45 milliards de francs

L'Etat centrafricain a annoncé, en premier, son intention de solliciter auprès du marché financier régional un emprunt obligataire d'ici la fin de l'année.

LE Premier ministre et ministre des Finances de la République centrafricaine, Elie Dote, a réaffirmé, dernièrement l'engagement de son pays à lever d'ici la fin de l'année 2007, des fonds sur le marché financier sous-régional pour un montant de 45 milliards de francs.

Une initiative qui sonne comme un top annonciateur du démarrage prochain de la bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), dont le siège se trouve à Libreville.

Le montant de cet emprunt obligataire de 45 milliards de francs (couvrant la période 2007-2012, avec un taux d'intérêt de 8%) sera consacré, a-t-il indiqué, à la reconstruction des infrastructures de base de son pays meurtri par de longues années de conflits internes.

Pour le chef du gouvernement centrafricain, le choix du marché financier sous-régional tient à la difficulté de la République Centrafricaine à accéder aux financements des bailleurs de fonds internationaux, aussi bien bilatéraux que multilatéraux.

Elie Dote, s'était déjà longuement exprimé sur le sujet lors des travaux du premier atelier régional sur le thème: "L'émission des titres publics par appel public à l'épargne" tenu à Bangui les 30 et 31 mars dernier, et organisé par la commission de surveillance du marché financier d'Afrique centrale (Cosumaf).

Il avait, à la faveur d'une conférence de presse donnée en présence de plusieurs journalistes de la sous-région, décliné le programme de reconstruction de son gouvernement et évalué les besoins de financement urgents. Et le marché financier régional constituait, avait-il estimé, une opportunité sans pareille de financement pour son pays et l'ensemble des Etats de la sous-région.

GARANTIES. Cependant, le montant de l'emprunt dont le remboursement sera échelonné à raison de 11 milliards de francs par an, fera l'objet d'une étude minutieuse menée conjointement par la Banque mondiale et le gouvernement centrafricain.

L'étude dé1à en cours, permettra, d'évaluer le coût exact des besoins de l’Etat et surtout, sa capacité à rembourser l'emprunt.

Déjà lourdement endetté, l'Etat centrafricain devrait apporter des garanties fermes au régulateur (la Cosumaf) dans son respect strict des échéanciers qui seront fixés dès l'aval de l'emprunt. Notamment, (approvisionnement du compte séquestre dans lesquels les remboursements graduels se feront.

Sur ce volet, Alexandre Gandou s'est voulu très rassurant: " La République Centrafricaine a procédé, selon les textes réglementaires, à l'ouverture d'un compte à la BEAC qui sera alimenté par les recettes douanières et d'importation, et parla fiscalité pétrolière. En cas d'approvisionnements insuffisants, le pays peut toujours solliciter un découvert auprès de la BEAC ou recourir à la clause d'arrosage " a-t-il expliqué.

Si cette première tentative venait à être couronnée de succès, la République centrafricaine aurait eu 1 opportunité historique d'avoir inauguré le marché financier sous-régional.

Source : Journal L'Union Plus du 21/05/2007

 



   

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