LUTTE CONTRE LE CHIKUNGUNYA
Le
gouvernement prêt pour une opération
d'assainissement générale de Libreville
et d'Owendo
C'est du moins la principale
conclusion de la réunion interministérielle sur
l'insalubrité présidée vendredi dernier par le
Premier ministre Jean Eyéghé Ndong.
LE
Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, a présidé
dans l'après-midi du vendredi 19 mai 2007 , une
réunion interministérielle élargi aux maires des
communes de Libreville et d'Owendo, ainsi qu'à
l'entreprise chargée de la collecte des ordures
ménagères, SOVOG.
Au cours de cette rencontre
qui intervient à la suite de l'annonce, par le
gouvernement, de l'existence de l'épidémie à
virus Chikungunya qui sévit dans notre capitale
depuis un plus d'un mois déjà, ainsi que 1a
visite effectuée sur le terrain par le Premier
ministre, d'une art, et la ministre d'Etat à la
Santé, Paulette Missambo, d'autre part, les
débats ont été axés sur la recherche des voies
et moyens de lutter très rapidement et
efficacement contre la propagation de ce mal
dont quelques cas ont été déjà signalés dans la
banlieue proche de Ntoum.
En effet, le vecteur de la
transmission de cette maladie à l'homme étant le
moustique et sachant que la multiplication de
celui-ci est favorisée par un environnement
insalubre, il était donc question pour le
Premier ministre 'inviter tous les départements
concernés par la question de l'insalubrité ou
ceux avant apporter leur contribution dans la
lutte contre celle-ci, à mettre la main à la
pâte pour que soit éradiquée cette épidémie.
Dans cette optique, le
ministre d'Etat à la Santé, Paulette Missambo
qui a indiqué que : "nous avons besoin de
mener des actions coordonnées pour être
efficaces sur le terrain" a proposé qu’un
planning de ramassa gé des ordures ménagères
associant les mairies, les chefs de quartiers,
les populations elles-mêmes, le ministère de
l'éducation nationale dans son volet éducation
soit mis en place.
Ainsi, elle souhaite qu'une
sensibilisation sur la nécessite de garder son
environnement propre soit faite par la mairie,
laquelle pourrait s'accompagner des sanctions
contre ceux qui ne voudraient as s'y soumettre.
Estimant la population de
Libreville à plus de 700 mille habitants, la
ministre d'Etat à la Santé a également proposé
que soit achetées par l'Etat, 700 mille
poubelles qu'on remettrait par l'entremise de la
mairie à chaque citoyen afin de limiter autant
que faire se peut l'insalubrité. La santé des
concitoyens étant menacée par la présence du
Chikungunya, Paulette Missambo a invité, avec
l'accord du Premier
ministre, tous les
départements concernés à une mobilisation
générale en vue du démarrage très prochainement
d'une opération coup de poing pour assainir les
communes de Libreville et d'Owendo. A cet effet,
il a été fait la proposition de recruter un
grand nombre de jeunes, la participation de
l'armée par l'entremise du génie militaire, du
ministère des Travaux publics, des mairies de
Libreville et d'Owendo, etc...
Face à la situation qui
prévaut à la décharge publique de Mindoubé,
laquelle risque de plonger notre capitale dans
de nouvelles épidémie telles que le choléra, la
peste et la rage, Paulette Missambo a souhaité
la construction d'une clôture autour de cette
décharge avant d'ajouter que soit rapidement
achevés les travaux de construction de l’usine
de traitement des ordures.
Aussi, face aux multiples
difficultés éprouvées par l'entreprise SOVOG
pour collecter les ordures ménagères dans les
communes de Libreville et d'Owendo, alors qu'un
contrat d'une durée de 25 ans, avec, à l'appui
un budget de 3,6 milliards, la lie à l’Etat
gabonais, les différents intervenants ont
proposé au Premier ministre la révision de ce
contrat: "on ne peut pas donner à une
entreprises près de 30 ans de monopole pour
collecter les ordures ménagères, alors que voici
bientôt 10 ans nous demeurons toujours dans la
même situation, où les ordures traînent sinon,
elles sont ramassées d’une manière quelconque
etc"
Dans l’optique d'apporter
plus d'efficacité à la collecte des ordures
ménagères dans les communes de Librevilles et d'Owendo,
aussi bien les membres du gouvernement que les
maires des deux communes ont proposé au Premier
ministre qu'un terme soit mis sur monopole de ce
marché, car selon eux, "si la SOVOG n'arrive pas
à faire correctement son travail c'est soit
parce qu’elle cent est submergée par l’ampleur
de la tâche, soit que le monopole du marché qui
ne lui fait redouter une quelconque
concurrence".
Tout en proposant la révision
du contrat avec SOVOG, les participants à cette
rencontre ont non seulement souhaité l'ouverture
du marché à d'autres petites et moyennes
entreprises gabonaises, mais ont aussi la
révision du planning du déprit et du ramassage
de ces ordures ménagères.
En effet, comme font indiqué
les membres du gouvernement et les maires des
communes de Libreville et d'Owendo, "SOVOG à
elle seule ne peut pas remplir les mission qu'on
attend d’elle, car le principe du monopole a
montré ses limites dans notre pays, avec par
exemple la SEEG qui depuis plusieurs années
n’arrive pas à subvenir correctement aux
attentes des Gabonais".
Profitant donc de la survenue
de cette épidémie qui a donné au gouvernement
l’occasion de réviser sa position et ses
engagements vis-à-vis de SOVOG, le vice-Premier
ministre, Georgette Koko a souhaité qu'il y ait
au moins une entreprise pour deux
arrondissements.