Pour moi quoi...
C'EST fou ce que
l'environnement peut avoir une influence sur
le comportement des gens ! La mentalité
d'encaissement, que je croyais être l'apanage de
nous autres Gabonais, experts dans l'art du
détournement, est en train de prendre forme chez
ceux qui sont censés nous apprendre à lutter
contre l'enrichissement illicite. Il se passe en
effet un drôle de bizness au consulat de nos
vrais faux amis et non moins ancêtres les
Gaulois à Libreville-les-bizarrenes.
Comment ça, que je vous
entends déjà vous demander, mes chers frères
Makaya abasourdis ?Eh bien, vous n'êtes pas
obligés de me croire, mais je vous jure que les
Otanganis de ce consulat là sa vent désormais
pratiquer, comme nous, la lutte contre
ceci ou contre cela...
Jugez-en vous-mêmes. Vous
venez demander un visa pour aller vous promener
au Boul Mich, , y effectuer quelques
achats, voir un parent, Echenda, Etchenda, oh
pardon, etc. etc. Pour déposer votre dossier,
vous casquez 40 000 de nos dolès (ce n'est plus
20.00O, ça vient d'augmenter). Quelques jours
plus tard, on vous dit que y a pas de visa pour
vous. Mais on ne vous donne aucune
indication sur les motifs du refus. Après
tout, ils ne sont pas obligés de dire
pourquoi votre tête ne leur plaît pas.
Mais on coince votre dossier. Là encore, ça
passe.
Mais ce qui est aberrant,
c'est que votre "miang ; lui ne revient pas non
plus. 40 000 dolès partis comme ça, en fumée!
Pour un mandjango, c'est énorme. On suppose que
c'est le prix du papier et de l'encre qui, du
reste, ne vous ont pas été
fournis.
Mes chers frères Makaya, si
d'aventure vous vous débrouillez à constituer un
autre dossier pour solliciter un deuxième, puis
un troisième, voire un quatrième visa, après
l'échec des premières tentatives, vous devez
toujours débourser 40 000 dolès. Un point un
trait.
C'est à croire que ce n'est
plus le précieux sésame qu'on paie, mais le
simple fait de le demander. Mes chers frères
Makaya, une histoire comme ça, c'est à y
perdre son... tsogo.
Pôvres de nous !
... Makaya