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Le quotidien l'Union du 19 et 20 mai 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE DU SNEC

Les universitaires durcissent Ie ton

Les enseignants et chercheurs ont dit leur détermination à aller jusqu'au bout de leur logique pour reconquérir ce qui leur revient de droit : les lots d'Angondjé.

RÉCEMMENT, les enseignant et chercheurs ont affirmé qu'ils ne se laisseront pas faire. C'était au cours d'une énième assemblée générale extraordinaire tenue à l'amphithéâtre Isaac Nguema de l'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville. Celle-ci a démarré en retard, à cause de ce que le Bureau du Syndicat national des enseignants et chercheurs (Snec) devait être reçu en audience par le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong.

Évoquant la situation des lots d'Angondjé, le président du Snec, Jean-Rémy Yama, a déclaré que lors de la dernière visite sur les lieux, la Société nationale immobilière (Sni) a retiré ses engins pour revenir en force le lundi 14 mai dernier.

Face à l'entêtement de la Sni, les universitaires ont décidé de réagir de façon musclée. "Il y a un conflit qui oppose désormais les enseignants et chercheurs à l'Urbanisme, à cause de qu'elle a fourni une autorisation à la Sni", a indiqué le président du Snec qui a précisé que leur attestation de réservation n'a aucune durée dans le temps.

Il faut dire qu'en 2004, les enseignants ont demandé au gouvernement la mise en valeur des lots. Devant fimpossiblité de l'Exécutif de viabiliser le terrain d'Angondjé, les universitaires se lancent dans une vaste entreprise de collecte de fonds aux fins d'un financement interne, pour la mise en valeur de cet important acquis.

En 2005, le directeur général de l'Urbanisme assure le président du Snec de ce que es lots sont bien là et qu'ils ont été attribués une fois pour toutes aux enseignants et chercheurs.

En 2007, les universitaires sont étonnés de ce que la Sni occupe leurs lots et réalise des travaux au moment où ils se préparent à viabiliser les 30 ha.

Du fait que la réservation foncière n'a pas été annulée après concertation avec le nouveau preneur, les universitaires estiment que le droit est de leur côte. Aussi ont-ils dit qu'ils iront jusqu'au bout, car c'est pour eux une question d'honneur. "Nous adopterons la théorie du caïman qui veut que lorsqu'il mord sa proie, il ferme les yeux pour éviter d'avoir pitié" ; ont-ils affirmé.

Tout ceci pour dire qu'ils sont décidés à arracher de haute lutte ce qu'ils estiment être leur propriété.

Joignant l'acte à la parole, les universitaires ont fait le déplacement d'Angondjé dans le but d'intimer l'ordre à la Sni de retirer ses engins et de déguerpir.

Alors que certains d'entre eux se trouvaient sur le site, ceux qui étaient à la Primature les ont rejoints. D'après le compte rendu de la rencontre avec le chef du gouvernement, il ressort que jean Eyéghé Ndong aurait reconnu le dysfonctionnement de l'Etat et se serait engagé à appeler la Sni pour lui dire d'arrêter les travaux.

Signalons que les enseignants et chercheurs ont décidé de suspendre les cours afin de mieux suivre le dossier relatif aux lots d'Angondjé.

Source : Journal L'Union Plus du 19 et 20/05/2007

 



   

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