ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR /
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE DU SNEC
Les
universitaires durcissent Ie ton
Les enseignants et chercheurs
ont dit leur détermination à aller jusqu'au bout
de leur logique pour reconquérir ce qui leur
revient de droit : les lots d'Angondjé.
RÉCEMMENT,
les enseignant et chercheurs ont affirmé qu'ils
ne se laisseront pas faire. C'était au cours
d'une énième assemblée générale extraordinaire
tenue à l'amphithéâtre Isaac Nguema de
l'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville.
Celle-ci a démarré en retard, à cause de ce que
le Bureau du Syndicat national des enseignants
et chercheurs (Snec) devait être reçu en
audience par le Premier ministre, Jean Eyéghé
Ndong.
Évoquant la situation des
lots d'Angondjé, le président du Snec, Jean-Rémy
Yama, a déclaré que lors de la dernière visite
sur les lieux, la Société nationale immobilière
(Sni) a retiré ses engins pour revenir en force
le lundi 14 mai dernier.
Face
à l'entêtement de la Sni, les universitaires ont
décidé de réagir de façon musclée. "Il y a un
conflit qui oppose désormais les enseignants et
chercheurs à l'Urbanisme, à cause de qu'elle a
fourni une autorisation à la Sni", a indiqué le
président du Snec qui a précisé que leur
attestation de réservation n'a aucune durée dans
le temps.
Il faut dire qu'en 2004, les
enseignants ont demandé au gouvernement la mise
en valeur des lots. Devant fimpossiblité de
l'Exécutif de viabiliser le terrain d'Angondjé,
les universitaires se lancent dans une vaste
entreprise de collecte de fonds aux fins d'un
financement interne, pour la mise en valeur de
cet important acquis.
En 2005, le directeur général
de l'Urbanisme assure le président du Snec de ce
que es lots sont bien là et qu'ils ont été
attribués une fois pour toutes aux enseignants
et chercheurs.
En 2007, les universitaires
sont étonnés de ce que la Sni occupe leurs lots
et réalise des travaux au moment où ils se
préparent à viabiliser les 30 ha.
Du fait que la réservation
foncière n'a pas été annulée après concertation
avec le nouveau preneur, les universitaires
estiment que le droit est de leur côte. Aussi
ont-ils dit qu'ils iront jusqu'au bout, car
c'est pour eux une question d'honneur. "Nous
adopterons la théorie du caïman qui veut que
lorsqu'il mord sa proie, il ferme les yeux pour
éviter d'avoir pitié" ; ont-ils affirmé.
Tout ceci pour dire qu'ils
sont décidés à arracher de haute lutte ce qu'ils
estiment être leur propriété.
Joignant l'acte à la parole,
les universitaires ont fait le déplacement d'Angondjé
dans le but d'intimer l'ordre à la Sni de
retirer ses engins et de déguerpir.
Alors que certains d'entre
eux se trouvaient sur le site, ceux qui étaient
à la Primature les ont rejoints. D'après le
compte rendu de la rencontre avec le chef du
gouvernement, il ressort que jean Eyéghé Ndong
aurait reconnu le dysfonctionnement de l'Etat et
se serait engagé à appeler la Sni pour lui dire
d'arrêter les travaux.
Signalons que les enseignants
et chercheurs ont décidé de suspendre les cours
afin de mieux suivre le dossier relatif aux lots
d'Angondjé.