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Le quotidien l'Union du 19 et 20 mai 2007

 

INTEMPÉRIES DANS LE SUD DU PAYS

Mouila les pieds dans l'eau

Les pluies qui s'abattent dans la région en général et dans la ville de Mouila en particulier ont causé plusieurs dégâts et fait de nombreux sans abri. Le gouverneur, Jean-Marie Koumba Souvi, accompagné des autorités municipales et militaires a constaté, consterné, le sinistre.

MOUILA, le chef-lieu de la province de la Ngounié s'est transformé, le temps de plusieurs ondées, dans la région (et dans la ville) en petite Venise. Et four cause, des quartiers entiers et des maisons d'habitation et leurs propriétaires ont les pieds dans Peau. Les cours d~eau, les marigots et la Ngounié sont sortis de leurs lits sous la pression des eaux de pluie.

La situation s'est particulièrement dégradée entre le vendredi 11 et le lundi 14 mai 2007 où la région a enregistré des pluies diluviennes, la ville de Mouila étant particulièrement soumise a de fortes précipitations qui n'ont épargné ni les habitations, ni les voies de communication. Certains quartiers tels Moukoumounabouala, Dikongo I et II, Pambou, l'ancien boulevard Matamba, vivent des situations particulièrement critiques et sont en état d'alerte. Dans le 1er arrondissement, sur la rive droite, la boulangerie Ilimb est sous les eaux. Et depuis lors, plus de pain. Dans la même zone de la Pointe claire, outre l'eau qui suinte du sous-sol, la Ngounié a débordé de son lit obligeant les occupants à déserter leurs maisons. Derrière la cité SNI, c'est la désolation, pour se délacer il faut recourir à la pirogue. Les populations sont Livrées à elles-mêmes.

Au quartier Ngosso Divindé où se trouve le lycée de l'Excellence, l'hôpital des grandes endémies et la nouvelle prison (qui tarde à être livrée), c'est le même triste spectacle.

Dans le deuxième arrondissement situé sur la rive gauche, à Dikongo Il derrière l'ex-Barbier c'est la catastrophe: en effet, toutes les maisons sont inondées. Idem à Dikongo I. Tous ces quartiers ont été désertés de leurs populations. Au quartier Pambo, ancien boulevard Matamha, la voie est coupée. Un véhicule y a d'ailleurs noyé son moteur. Le maire de l'arrondissement se trouve parmi les sinistrés.

DESOLATION • Il faut simplement dire que le phénomène est presque récurrent dans la ville de Mugumi à des périodes précises. C'est la conséquence de la présence de la Ngounié qui traverse la ville. Ce cours d'eau forme avec les marais, les marigots et quelques affluents disséminés à travers la ville de véritables vases communicants. L'assainissement de la commune n'a pas -permis la création de plusieurs canaux pour évacuer les eaux. Trois canaux bouchés compliquent davantage la situation. Du coup, c'est une nappe phréatique qui se forme et favorise la montée des eaux. Même le pont qui relie les deux rives est presque noyé.

Au vu de ce sombre tableau, la première autorité provinciale, le gouverneur Jean-Marie Koumba Souvi, a tenu à visiter, avec les autorités municipales et militaires l'ensemble des quartiers sinistrés. A l'issue de cette tournée, le gouverneur a été personnellement touché par le drame vécu par ses administrés. Une situation qui a engendré de nombreux sans abri. Dans les écoles, on enregistre un fort taux de retards et d'absentéisme de la part des élèves dont les parents sont victimes des inondations. Cette catastrophe a également eu des conséquences considérables sur le plan économique. Plusieurs plantations et certaines espèces végétales ont été emportées par les eaux en furie. L'élevage du petit bétail, très fréquent dans la région, a également pris un coup.

S'exprimant devant la presse locale, le gouverneur Koumba Souvi a tenu à faire le point de ce sinistre. Un bilan qui sera transmis aux plus hautes autorités de l'Etat, en tête desquelles, le président de la République, Omar Bongo Ondimba, le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, le vice-Premier ministre, Louis-Gaston Mayila ainsi que le ministre en charge du département de la Prévention et de la gestion des calamités naturelles, Jean Massima. Des instructions ont été données aux maires pour parer au plus pressé afin d'identifier les maisons et les abris pouvant loger les sinistrés. Un plan d'urgence a été mis sur pied. Il s'agit, dans un premier temps, de recenser toutes les familles, de les installer dans des maisons libres avec le concours des Affaires sociales. II s'agira également de leur fournir les premières aides nécessaires pour la survie.

Toutefois, il est à craindre une remontée des eaux si d'aventure les pluies s'abattent à nouveau sur la villa D'où l'intérêt des autorités compétentes à hâter des mesures à court, moyen et long termes pour sortir Mouila de l'emprise des eaux.

Source : Journal L'Union Plus du 19 et 20/05/2007

 



   

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