LANCEMENT DE L'OPÉRATION DE
LUTTE CONTRE LE VECTEUR DU CHIKUNGUNYA
L'insuffisance des moyens se fait déjà sentir !
L'INSTITUT
d'hygiène publique et d'assainissement (Ihpa) a
procédé mercredi 16 mai dernier, au lancement de
l'opération de lutte contre le vecteur du
Chikungunya. Notamment, ce moustique qui
transmet la maladie à l'homme, et dont
l'éclosion est favorisée par l'insalubrité et
des conditions d'hygiène déplorables. Il s'est
donc agi pour les agents de l'hygiène publique
et de l'assainissement déployés dans les
quartiers d'Avéa-pavés et Venez-voir pour le
début de cette lutte qui vise à bouter le virus
Chikungunya hors de nos frontières, de procéder
à la désinsectisation des habitations et de
leurs environnements immédiats.
A cet effet, ces activités de
lutte anti-vectorielle doivent s'étendre sur une
période de douze mois, selon le directeur de
l'Institut d'hygiène publique et
d'assainissement. Qui a reçu des instructions
fermes du ministre d'Etat en charge de la Santé
publique, Paulette Missambo. En vue de
pulvériser le maximum, sinon tous les
foyers de Libreville et Owendo. Ce que les
soldats de l'hygiène sanitaire se sont efforcés
de faire, en touchant près d'une cinquantaine de
maisons à Avea-pavés et Venez-voir. Avant de se
déployer dans les autres quartiers des deux
communes pour cette opération de traitement
extra et intra-domicilaire.
La pulvérisation externe se
caractérise par la pulvérisation, à l'aide d'un
atomiseur, du produit qui sort sous forme de
fines gouttelettes. Alors qu'à l'intérieur des
maisons on diffuse le traitement sous forme de
fumée, avec notamment un effet immédiat sur tous
les insectes. Les produits ont cependant une
rémanence ou une durée estimée à trois mois, un
second passage est donc recommandé pour une
meilleure efficacité de l'action. A condition
que les mesures d'assainissement soient par
ailleurs respectées. Notamment, nettoyer les
concessions en les désherbant, enlever toutes
les boîtes de conserve qui traînent à l'amère
des maisons et qui constituent des gîtes
potentiels, les vieux pneus et les vieilles
pièces de véhicules, ainsi que les pots de
fleurs contenant de l'eau.
MOYENS. A ces mesures
d'assainissement dites classiques, la direction
de l'hygiène sanitaire a également pris des
mesures dans le cadre du traitement à
l'intérieur des maisons. Lesquelles consistent
selon le directeur de l'Ihpa, à recouvrir et
mettre à l'abri les denrées alimentaires et les
animaux domestiques. Et ranger le linge
dans les placards, au passage des agents
pulvérisateurs, afin qu'il n'y ait pas de
problèmes.
Il faut en outre signaler que
cette opération de grande envergure ne peut
atteindre ses objectifs, que si tous les acteurs
concernés travaillent en synergie. De fait, si
les appareils et les produits ont été
offerts, il se pose néanmoins avec acuité, le
problème des moyens de locomotion des agents.
Lesquels disposaient seulement de deux
véhicules. C'est entre autres à ce stade, que
l'hygiène sanitaire attendu contribution de la
Mairie. Qui doit, en principe, fournir les
moyens techniques et roulants permettant de
mener à bien l'opération. L'Institut d'hygiène
publique et d'assainissement ne devant
normalement intervenir, que pour superviser
l'action.
A l'instar des quartiers
sous-intégrés, ceux dits urbanisés seront
également touchés. Dans le cadre notamment d'un
travail de recherche qui sera appuyé par le
Centre internationale de recherches médicales de
Franceville (Cirmf). Servant de quartiers
témoins, du fait qu'ils sont bien urbanisés,
Batterie 4 et la Sablière seront par exemple mis
à contribution, afin d'apprécier les
fluctuations et les données qui sortiront des
zones d'habitation populaires. Une étude qui
permettra de définir le comportement du
moustique dans ces deux environnements.