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Le quotidien l'Union du 16 et 17 mai 2007

 

FAIT DIVERS

Un retraité assassiné par un paysan à Fougamou

Le coup de gourdin asséné à l'infortuné en brousse par son compagnon et voisin lui a été fatal. Un problème de femme serait, semble-t-il, à l'origine de ce meurtre.

UN corps sans vie flottait en amont sur les eaux calmes de la Ngounié, près de Fougamou. Une découverte macabre qui a récemment défrayé la chronique dans cette localité du département de Tsamba Magotsi.

Le cadavre a été identifié comme étant celui de Benjamin Ikougou, un compatriote de 67 ans, un retraité des Travaux publics (TP). Les investigations ont permis de remonter jusqu au lieu du crime situé au débarcadère du village appelé "Vie chère". Le crime a eu lieu la veille aux environs de 18 heures. Le défunt a été envoyé ad patres par le sieur Victor Dounoungou alias Danoungoué, un compatriote de 44 ans, paysan, domicilié au quartier Belle-ville à Fougamou, tout comme la victime.

Selon les témoignages recueillis auprès de la gendarmerie et du présumé meurtrier qui s'exprimait sans remords sur son acte, les faits remontent au 28 avril dernier. Ce jour-là, comme à leur habitude, les deux voisins se rendent en brousse. Une fois sur place, chacun prend la direction de son campement en amont de la Ng0nié pour couper du bois. Un déplacement fait en pirogues. Après une journée de dur labeur, les deux compagnons se retrouvent autour d'un verre de vin de palme, extrait sur un palmier du retraité qui était loin de s'imaginer qu'il consommait là le dernier verre de sa vie. Il était environ 17 heures. Le moment de repartir à la maison. C'est juste au moment où Ikogou, qui ne se doutait de rien, s'apprêtait à détacher la pirogue que son compagnon, qui avait certainement mijoté son macabre plan, lui assène le coup fatal: un coup de gourdin à la nuque. Net et sec. Le sexagénaire s'écroule. Il ne se relèvera plus jamais. L'assassin va l'abandonner là, sur cette rive de la Ngounié. Vers 21 h, le meurtrier revient sur ses pas, comme pour s'assurer que le retraité s'est endormi pour de bon. II constate que le corps a été entraîné par la montée des eaux. N'ayant plus désormais la conscience tranquille, il revient le lendemain matin, un dimanche, pour faire disparaître, si cela est encore possible, les traces du crime.

RETOUR SUR LES LIEUX DU CRIME • C'est ainsi qu'il va récupérer le sac du défunt pour l'abandonner à mi-parcours, sous un arbre. Il ira ensuite chercher la pirogue. Il recherchera en vain, une pirogue qu'il finira par retrouver au quartier Ngouassa face à l'hôte. Le corps quant à lui, ne sera découvert qu'à 500 mètres environ du lieu de l'assassinat.

Pour faire comme si rien ne s'était passé, l'assassin poussera son cynisme jusqu'au paroxysme en allant voir la femme du défunt, Rose Maroundou, pour lui demander si son mari n'avait pas passé la nuit à la maison. Une maladroite démarche qui éveillera davantage la curiosité et l'inquiétude des voisins du quartier Belle-Ville.

C est finalement le chef de quartier, Moïse Mbadinga, qui a été le premier informe de la triste nouvelle. Il alerte aussitôt la brigade de gendarmerie de Fougamou. Les premières hypothèses confortent la thèse d'une noyade. Les secours s'organisent promptement. Le corps inerte du retraité est sorti des eaux.

C'est après enquête et à la suite des investigations poussées que Danoungoué a reconnu avoir assassiné son compagnon et voisin de quartier " je e reconnais que nous nous sommes retrouvés en brousse. Je l'ai tué d'un coup de gourdin. Mon geste est justifie par le fait que nous partagions la même femme", aurait avoué le présumé coupable avec un sang-froid déconcertant.

Pourtant dans le voisinage, l'on raconte que les deux hommes n'avaient pas d'histoires. Ils avaient l'habitude de se retrouver en brousse, comme ce soir dramatique. Mais les mêmes sources indiquent que dans le passé, Danoungué aurait proféré des menaces à l'encontre de son ami. La victime avait-elle pris ces menaces au sérieux ? En avait-il parlé aux autres ?

Présenté devant le procureur, le présumé assassin a été placé sous mandat de dépôt à la prison provinciale de Mouilla le 8 mai courant. C'est là qu'il attend pour passer à la barre afin de répondre de son crime.

Source : Journal L'Union Plus du 16 et 17/05/2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
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