SUITE A L'APPEL À UNE NOUVELLE
CONCERTATION POLITIQUE
Le CLR
ne partage pas l'ordre du jour proposé par
l'opposition
Le parti du général Jean
Boniface Assélé quoiqu'ayant bien accueilli le
principe de la concertation politique reste pour
le moins dubitatif sur les motivations du camp
d'en face.
LES membres du secrétariat
exécutif du Centre des libéraux réformateurs
réuni vendredi dernier dans leur siège au
Cabaret des artistes, ont examine l'appel des
partis politiques de l'opposition à une nouvelle
concertation de la classe politique en vue de
discuter de la mise à plat du fichier électoral.
L'opposition ayant justifié ces retrouvailles
par le fait que l'expérience des dernières
élections législatives a fait apparaître de
nombreux manquements.
Si le principe des
retrouvailles entre la majorité et l'opposition
a été favorablement accueilli au Cabaret des
artistes, les hiérarques du Centre des libéraux
réformateurs ne partagent pas forcément l'ordre
du jour proposé. Arguant que les deux camps
s'étaient delà accordés à Arambo, qui plus est,
devant le président de ta République, sur la
réorganisation du système électoral. De plus le
CLR estime que toutes nouvelles tractations ne
devaient avoir lieu qu'après avoir fait le point
des accords d'Arambo à mi -parcours et d'en
tirer les conclusions.
Il faut dire que les partis
de l'opposition, outre la mise à plat du fichier
électoral, nourrissent l'idée de mettre sur la
table des négociations, si celles-ci ont bien
lieu, les autres questions qui n'avaient pas
trouvé de consensus lors des pourparlers d'Arambo
entre les deux camps et dont l'expérimentation
avaient été reportée aux prochaines élections, à
la suite des arbitrages du président de la
République. On pense notamment à la biométrie et
au bulletin unique.
Outre cette question, celle
relative à la révision de la liste électorale a
également figuré en bonne place au cours de la
réunion. Le parti du général Jean Boniface
Assélé se montrant très préoccupe par le manque
d'information sur le début effectif de cette
opération. Le CLR invite donc, toutes les
parties concernées à faire diligence sur ce
dossier compte tenu des futures élections
locales, et surtout en raison des différents
délais de réalisation des étapes.
ETONNEMENT • d'autres
questions non moins importantes ont également
été débattues : les élections législatives
partielles auxquelles le CLR va prendre part.
Tout en étant satisfait de ce que les dossiers
de ses candidats dans le 2è siège de la Lolo
Bouenguidi (Koula-Moutou) et dans le 2è siège de
la Zadié (Mékambo) ont été retenus par la
Commission électorale nationale autonome et
permanente (Cénap), le CLR marque toutefois son
étonnement quant la publication d'une
candidature CLR dans le 1er siège du 5è
arrondissement de Libreville et la non
publication de sa candidature dans le 2é siège
du département du Ntem (Bikodom, Bitam).
En ce qui concerne le 5è
arrondissement, le CLR confirme qu'il ne
présentera pas de candidat sur ce siège mais
plutôt au 2è siège du département du Ntem pour
lequel des instructions ont été données au
candidat afin qu'il prenne toutes les
dispositions nécessaires et pour adresser un
recours, selon les procédures d'urgence y
relatives.