MAIRIE DE LIBREVILLE
Ayo
Barro prend le fauteuil central de l'Hôtel de
ville
La cérémonie de passation des
pouvoirs a été présidée par le ministre d'état,
ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, en
présence du Premier ministre Jean Eyéghé Ndong.
C'EST
désormais officiel Alexandre Ayo Barro, né le 23
février 1940 à Libreville, a pris possession du
fauteuil de premier citoyen de sa ville natale,
à la faveur d'une cérémonie de passation de
commandement suivie par le chef du gouvernement
Jean Eyéghé Ndong et le ministre d'Etat chargé
de l'Intérieur André Mba Obame. Celle-ci
intervient après son élection le 4 mai dernier.
Ilsuccède à ce poste à André
Dieudonné lierre, tombé sous le coup de la loi
anti- cumul de mandat en vigueur à la suite de
son élection à l'Assemblée nationale lors des
dernières élections législatives.
Naguère, deuxième adjoint au
maire, poste qu'il occupait depuis le début du
mandat il y a quatre ans de l'équipe municipale
formée au terme des locales de 2002, Alexandre
Ayo Barro a le devoir de répondre positivement,
durant les huit mois restants du mandat de
Dieudonné Berre, aux attentes des populations
librevilloises. D'où l'interpellation du
ministre d'Etat André Mba Obame quant aux
responsabilités qui sont dorénavant les siennes:
"Vous n'aurez pas de période
de repos, car vous prenez vos fonctions au
moment où l'on parle, dans notre pays, d'une
maladie qui serait provoquée par un moustique
dont l'éclosion est favorisée par l'insalubrité
et des conditions d'hygiène publique
défavorables".
Il a également invité
l'ensemble des conseillers municipaux à regarder
vers l'essentiel, à savoir: construire une cité
où il fait bon vivre. Il faut, par conséquent,
combattre le phénomène de l'insalubrité avec la
plus ferme énergie afin d'appuyer les efforts du
gouvernement et de freiner, voire d'éradiquer ce
fléau.
SYNERGIES. Pour le
ministre d'Etat à l'Intérieur, ce défi ne sera
atteint que si les Librevillois prennent
conscience que la propreté de leur environnement
est aussi leur affaire.
C'est dans cet élan que le
maire sortant, André-Dieudonné Berre, tout en
formulant des mots de gratitude au président de
la République pour le soutien qu'il n'a cessé de
lui apporter durant les années passées à l'Hôtel
de Ville, a invité son successeur a prôné
l'esprit civique auprès des administrés pour
libérer la cité des maux qui la gangrènent
aujourd'hui.
"Je ne vous dirai pas grand
chose, si ce n'est que vous connaissez les
enjeux du moment et la situation de notre
maison commune, a ajouté le maire sortant.
Cette connaissance parfaite des problèmes
relatifs à la gestion administrative, technique
et pratique de la commune de Libreville est, à
n'en point douter, un atout important pour le
nouveau maire.
Toutefois, il serait aussi
nécessaire de développer des synergies avec
l'Exécutif pour plus d'efficacité dans
l'application de la loi 15/96 du 6 juin 1996
relative à la Décentralisation. Une disposition
juridique promulguée il y a onze ans en vue du
renforcement des pouvoirs des Collectivités
locales, mais qui est demeurée sous sa forme
embryonnaire. Posant une fois encore le débat de
l'oeuf et de la poule.
Dans tous les cas, le nouveau
maire Alexandre Ayo Barro dont "la ténacité, la
volonté et la détermination" sont reconnues par
tous, mesure très bien les enjeux. A commencer
par les problèmes des marches de la capitale,
notamment celui de Mont-Bouët où règne un grand
désordre encouragé, non seulement par certains
syndicalistes, mais par des compatriotes,
particulièrement des éléments des Forces de
sécurité qui se font "mouiller le képi"
plutôt que d'accomplir dignement leur mission.
Ensuite, il y a la "paix
sociale" qu'il faut préserver et
consolider au sein de son institution. Ce qui
lui permettra, comme il l'a dit, de concentrer
ses efforts et son énergie dans la réalisation
du programme contenu dans le slogan
"Libreville un peu plus propre, promettant
de "faire avancer certains dossiers qui n'ont
pas encore abouti".
Le nouveau maire a aussi
promis son s'implication davantage dans la
promotion des activités socioculturelles,
éducatives, sportives et artistiques de la
ville.