ÉDUCATION / LUTTE CONTRE L'ÉCHEC
SCOLAIRE
250
bourses d'études offertes aux jeunes filles
issues des milieux défavorisés
La deuxième édition du
Programme des bourses des ambassadeurs des
Etats-Unis a profité cette année aux élèves de
trois provinces ; Moyen-Ogooué. Woleu Ntem et
Ogooué-Lolo. L'attribution de ces allocations
d'études a été assurée par l'Association des
femmes éducatrices du Gabon /A ).
L'Association des femmes
éducatrices du Gabon (Afeg), section nationale
du Forum des femmes éducatrices africaines
(FAWE) basée à Naïrobi (Kenya) vient de boucler
une tournée à l'intérieur du pays. Constitués en
trois délégations distinctes, les membres de l'Afeg
ont sillonné trois provinces (Woleu-Ntem,
Moyen-Ogooué et Ogooué-Lolo)pour remettre, une
deuxième année consécutive, des bourses d'études
du Programme des ambassadeurs es Etats-unis
d'Amérique dont l'organisme d'exécution
est'Winrock International. Ce sont plus de deux
cents jeunes filles issues des milieux
défavorisés et fréquentant régulièrement des
écoles rurales des localités visitées, qui ont
bénéficié de ces bourses constituées à la fois
des matériels scolaires et de numéraires. Cette
année, le nombre de ces bourses destinées à la
lutte contre l'échec scolaire chez les jeunes
filles de 8 à 14 ans, est passé à 250 unités
contre les 200 pour l'édition précédente.
Partout où elles sont passées, les dames de l'Afeg
ont eu droit a un accueil enthousiaste à la fois
des autorités locales, des responsables des
écoles visitées comme des parents et des élèves.
II en a été de même, à Koungoule et Mitone dans
le Moyen-Ogooué, au canton Poungui (0 oouéLolo),
à Bolossoville, à Nkolabona ou à
Angang-Obout dans le Wolen-Ntem.
Partout, les femmes de l'Afeg
ont sensibilisé leurs jeunes interlocutrices
ainsi que leurs parents sur l'importance de
l'école pour une jeune fille, recourant parfois
aux supports pédagogiques visuels pour appuyer
leurs différents exposés. Les jeunes filles ont
a pris, entre autres, qu'à leur âge, "l'école
est un gage d'un avenir meilleur, qui permet de
lutter contre la misère et l'ignorance".
Elles ont également attiré l'attention des
jeunes élèves sur le phénomène récurrent des
grossesses précoces, c'est-à-dire des grossesses
non désirées qui interviennent avant l'âge e dix
huit ans et qui sont, selon les membres de l'Afeg,
une des causes de l'échec scolaire des filles,
contrairement aux garçons qui rencontrent moins
d'obstacles sur le chemin de l'école et de la
réussite. Les dames de l'Afeg n'ont pas non plus
passé sous silence, la pandémie du VIH/Sida qui
menace plus les jeune filles, parce que
biologiquement plus exposées et souvent
sous-informées, surtout en milieu rural. Là
également, les jeunes filles des localités
visitées ont été informées des néfastes
conséquences du VIH/Sida sur le développement
aussi bien économique qu'humain au Gabon et à
l'échelle planétaire.
Cette année, ces bourses
étaient attribuées aux élèves de 2e en 5e année.
Les critères de sélection et de maintien de
cette bourse exigeaient aussi des bénéficiaires
d'autres impératifs ; l'assiduité et le travail
scolaire, l' absence de grossesse et du VIH ....
Le fait d'être handicapée physique favorise
également, l'obtention de cette bourse
américaine.
En dépit d'un voyage
particulièrement éprouvant dans certaines zones,
les membres de l'Afeg, avec à leur tête la
présidente Philomène Ayingone Obiang, viennent
de regagner Libreville, avec la satisfaction du
devoir accompli.