COOPÉRATION ENTRE LE GABON ET
LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT
Le Gabon
a nécessairement besoin du concours de la BAD
Pour le nouveau représentant
de la BAD, M. Bassary Louré, l'institution
africaine peut toujours intervenir dans
plusieurs domaines, notamment la construction
des routes.
A peine arrivé dans notre
pays, le nouveau représentant résident de la
Banque africaine de développement (BAD) veut
déjà se mettre au travail. Lundi dernier,
Bassary Touré a rendu visite au ministre d'Etat,
ministre de la Planification et de la
Programmation du développement, Casimir Oyé Mba,
également gouverneur suppléant de l'institution
continentale.
L'entrevue entre les deux
hommes a porté, bien sûr, sur la poursuite de la
coopération entre le Gabon et la BAD. Une
coopération qui a commencé en septembre 1972
lorsque notre pays marquait son adhésion à la
Banque, rejoignant ainsi les autres États du
continent africain.
Le tête-à-tête Oyé Mba -
Bassary Touré, a permis aux deux responsables de
faire le tour d'horizon de l'économie gabonaise
et les points d'application de l'appui de la BAU
à notre économie. Les questions abordées avaient
trait, non seulement à la mutation de notre
économie depuis la période où l'or noir gabonais
coulait encore à lots, mais aussi aux
ajustements en cours par rapport à ce secteur.
La discussion a aussi porté
sur les questions d'infrastructures, de la
diversification de l'économie nationale et
celles relatives aux services sociaux de base.
"Nous avons essayé de voir comment et dans
lequel de tous ses domaines, la BAD peut-elle
apporter un appui significatif"; a dit M.
Bassary Touré.
Pour lui, l'institution qu'il
représente peut apporter son soutien dans le
domaine des infrastructures où il intervient
déjà, notamment à travers le financement de la
construction des routes.
En plus de ce secteur
indispensable, pour le développement de notre
pays, la BAD, partenaire privilégié du Gabon sur
les plans financier et technique, peut encore
intervenir dans Ie domaine de la diversification
de l'économie. Ce choix devrait nous permettre
de maîtriser et de disposer d'autres activités
et d'autres orientations économiques.
Il y a, enfin, le volet de la
bonne gouvernance qui est un gage important de
confiance, susceptible d'attirer des
investisseurs étrangers. Pour sa part, le
ministre d'Etat à la Planification et à la
Programmation du développement s'est réjoui du
réveil des relations entre le Gabon et la Banque
africaine de développement,
"Vous arrivez à un moment
où notre pays se remet et question et affiche,
par le truchement de son président sa
détermination à conduire les programmes et les
projets de développement qu'il a initiés", a
déclaré Casimir Oyé Mba, ajoutant que "le
pays reste confronté à la baisse progressive de
la production de ses principales ressources
naturelles".