Pour moi quoi...
IL a quelque part raison mon
ami caricaturiste-là quand il note que,
s'agissant principalement de la préservation de
notre environnement immédiat, nous attendons
tout des pouvoirs publics. Et même que ceux-ci
nous paient pour ce que nous devrions faire de
notre propre chef et pour notre bien-être, quoi!
Moi, Makaya, j'ai par exemple
été sidéré hier par un spectacle hélas fréquent
à Libreville-les-ordures : un amoncellement -
sur plusieurs mètres - de détritus dans un de
nos mapanes. Tirant prétexte de ce que le bac à
ordures avait été retiré, les habitants semblent
avoir déridé de se débarrasser de leurs déchets
n'importe comment Quitte par exemple à rendre
plus étroite encore la voie défoncée menant à
leur quartier.
On peut toujours reprocher à
En-Vogue ses manières d'opérer. Ici c'est un bac
qu'on enlève mais qui n'est pas immédiatement
remplacé par un autre. Là, c'est l'emplacement
même du bac qui pose problème. Ailleurs ce sont
les abords immédiats dudit bac qui se trouvent
dans un état de saleté repoussante. Ce qui donne
raison â l'ex-père maire qui, un jour, avait
relevé que la disposition des bacs pouvait,
assez paradoxalement, être source d'insalubrité.
Il reste que, bac ou pas, les
riverains eux-mêmes contribuent fortement à
cette insalubrité. L'ennui dans tout ça, c'est
l'effet boomerang que peut produire un tel
comportement. Voyez, mes chers frères Makaya
pris de panique, cette curieuse fièvre dont nous
souffrons présentement les uns après les autres.
Laquelle frappe surtout les habitants de nos
quartiers insalubres.
Or depuis qu'elle sévit et
qu'on se fourvoie en voulant la traiter comme on
le ferait pour un palu parce qu'elle en présente
les symptômes, je n'ai pas beaucoup entendu nos
pouvoirs publics. C'est peut-être par souci de
ne pas plonger la ville et le pays dans la
psychose.
C'est dire que dans nos
quartiers, on ferait mieux de ne pas ajouter les
problèmes aux problèmes, puisque nous sommes les
premiers à être rattrapés par ceux-ci, quoi...
Makaya