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Le quotidien l'Union du 10 mai 2007

 

MISE EN OEUVRE DES ACTES POUR LE GABON

Faire de bons choix

EN matière de fiabilité routière, à Libreville notamment, le boulevard Triomphal, construit par la société yougaslave Autoput dans le cadre des fêtes de l'OUA que le Gabon a accueillis en 1977, constitue pour ainsi dire la meilleure référence.

Depuis lors, aucune autre artère, du moins à Libreville, n'est citée en référence ni n'est venue supplanter la très bonne réputation dont jouit cet axe routier qui relie Sainte-Marie au rond-point de la Démocratie.

Comment donc comprendre que sur les 878 km de routes bitumées, le boulevard Triomphal, qui a trente ans de vie aujourd'hui, soit toujours de bonne qualité contrairement a certaines artères de constructions récentes qui sont, elles, dans un piteux état. Et surtout pourquoi les sociétés qui ont en charge la construction desdites routes dans l'ensemble du territoire n'arrivent pas à reproduire des routes à l'identique du Boulevard Triomphal, du moins en ce qui concerne la durée ?

Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer cet état de fait. Certains parlent du coût très élevé du kilomètre de route bitumée le plus cher de la sous-région et même au-delà. D'autres font état de la corruption qui gangrène l'administration, du manque de contrôle fiable des travaux réalisés, de la surfacturation, des sociétés fictives et de bien d'autres maux encore.

Cette question récurrente de l'état des routes au Gabon est d'autant plus préoccupante qu'elle suscite de nombreuses interrogations au sein des populations qui ne comprennent pas que le gouvernement n'ait pas pu trouver de solutions pérennes depuis lors, sachant pertinemment que la route constitue un facteur essentiel de développement. Aussi bien le gouvernement que les deux chambres du Parlement qui ont en charge le contrôle de l'action gouvernementale, sont conscients de ce que la route est une infrastructure de base dans le processus de développement. La question est de savoir pourquoi n'ont-ils pas mis en place des mécanismes de lutte contre les pratiques que tout le monde connaît et qui retardent considérablement le développement du pays.

VOLONTÉ POLITIQUE• Selon une étude réalisée sur notre réseau routier en 1997, il avait été établi que le Gabon disposait d'un linéaire relativement développé. Soit 7600 km (hors voirie), répartis entre les route bitumées (878 km), les routes latéritées (3969 km) et les routes en terre (2741 km). Le même diagnostic montrait aussi que sa condition était bonne sur seulement 17% du linéaire total, moyenne sur 43% et dégradée sur 40%. Une situation qui variait selon les routes, d'autant plus que la situation était meilleure ourles routes bitumées où le trac est le plus important. Les voies en terre sont, elles, dégradées à plus de 70% selon l'étude et les routes latéritées étaient en bien meilleur état par rapport à celles non latéritées.

Puisqu'il est établi que les moeurs dans le milieu des Travaux publics sont dévoyées, une des solutions consisterait à faire des choix appropriés par rapport au budget disponible. Par exemple faire les routes en pavé dont le coût moins élevé que la route bitumée pourrait être une amorce de solution. Tout ce que Libreville et les autres localités du pays comptent de routes secondaires doit être complètement en pavés. Les routes départementales doivent être quant a elles latéritées et seules les principales artères des grandes villes du pays et les routes nationales doivent bénéficier du bitume.

La construction des routes fiables dans notre pays relève tout simplement de la volonté politique. En Thaïlande par exemple, les autorités avaient décidé de consacrer chaque année 10% du budget global du pays à la construction des routes. Aujourd'hui ce pays d'Asie du sud-est connaît une avancée significative en matière de construction routière. Si le gouvernement gabonais ado tait une telle démarche, cela signifie qu'avec un budget de 1500 milliards, le gouvernement pourrait mettre sur le compte de la route 150 milliards chaque année. Ce qui n'est pas rien. Et l'on connaîtrait sûrement une avancée dans ce domaine, si toutefois on met fin aux pratiques qui sont jusque-là à l'origine du mauvais état de notre réseau.

Source : Journal L'Union Plus du 10/05/2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
IL a quelque part raison mon ami caricaturiste-là quand il note que, s'agissant