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Le quotidien l'Union du 10 mai 2007

 

ÉDITORIAL

L'inaction des «Actes»

« LES hommes, si lassants a voir dans les manoeuvres de l'ambition, combien sont-ils attrayants dans l'action pour une grande cause"?

Si au"' Fil de l'épée"'. Charles de Gaulle, dont on peut s'offrir l'économie de la présentation, l'a exalté, Bongo Ondimba a voulu visiblement l'appliquer à l'actuel gouvernement. Sans doute pour apprécier, plus d'un an après la réélection du chef de l'État, son efficacité et sa détermination dans la matérialisation du projet de société, socle de ce quasi plébiscite. Certainement aussi pour mesurer l'estime portée à ce projet par son destinataire légitime: le peuple.

A cette tâche d'évaluation non seulement du travail accompli; mais aussi de la méthode employée par Eyéghé Ndong et son équipe, il faut tout simplement dire que la missive présidentielle du 6 avril dernier n'a fait que révéler ce que, avec d'autres confrères ayant su garder lucidité, nous relevons tous les jours dans ces mêmes colonnes. Il ne nous appartient pas de livrer tout le contenu de ce document à nos lecteurs : mais les membres du gouvernement conviendront avec nous que l'"amertume" clairement exprimée et "l'immobilisme pervers " dénoncés parle chef de l'Etat, traduisent très nettement sa déception et son inquiétude.

La déception, c'est cette absence de " dynamique de l'action du concret ". Exactement ce que d'aucuns admettent, en toute honnêteté, être une politique du spectacle tribunaire inscrite dans une oisiveté d'État aussi bien remarquée que remarquable. On tourne en rond et on gère la parole pour mieux enraciner l'indolence routinière dans l'action gouvernementale. Plus d'une année à s'y évertuer ne pouvait échapper à un chef de l'État dont on a trop pris le silence de sagesse pour caution, encouragement ou pusillanimité. Se replongeant dans la culture de son terroir, l'homme vient réagir: Non pas pour sévir, mais pour pousser ceux qui veulent encore réellement faire quelque chose pour le pays, leur nombre n'est d'ailleurs pas négligeable. Et pour signifier aux adeptes de "l'immobilisme pervers ", cette bonne virgule de François Mitterrand : " Le silence n'est pas ignorance, n'est pas inconscience, n'est pas insouciance, encore moins poltronnerie ".

De " la dernière fois " présidentielle, il se dégage un parfum très précis de "dernière chance ". Celle de 2008, date du grand bilan. Un bilan qu'aucun Gabonais ne croit possible, sauf dans son aspect négatif. Et la preuve de ce qui précède est là: l'interpellation date du 6 avril, depuis lors quelle a été concrètement la réaction du gouvernement ?Rien du tout.

Sans trop vouloir entrer dans une quelconque polémique ou accabler une équipe déjà tancée par le chef de l'Etat lui même, il faut tout de même poser la question lancinante qui taraude tous les Gabonais: comment des inactifs peuvent-ils poser des " Actes " ? A ceux qui y croient, la compassion de ne pas avoir entendu la terrible parole de Marcel Arland: " Chacun de mes actes est une destruction ". Là aussi, on en pose.

Source : Journal L'Union Plus du 10/05/2007

 



   

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IL a quelque part raison mon ami caricaturiste-là quand il note que, s'agissant