VOILA un mystère
que l'avenue Coin-Tête (Makaya, on dit de
Cointet!) doit nous aider à élucider illico. A
quoi nous servent finalement ces récépissés de
carte nationale d'identité que les services de
police nous ont délivrés ces dernières semaines
?
Le communiqué final
d'un Conseil de ministres nous expliquait
pourtant combien il était important pour chacun
de nous de disposer d'une CNI. Et à la veille
des locales qui viennent de se dérouler dans
notre Gabon d'abord-là, celle-ci (ou en
l'occurrence le récépissé établi par les agents
d’disséminés à travers le pays) devait permettre
aux électeurs de remplir leur devoir civique,
quoi.
Moyennant quoi, on
a assisté à un véritablement rush vers les
centres d'établissement et de délivrance de ce
précieux document. Un afflux tel que certains,
de guerre lasse, ont même dû renoncer. Mais ceux
auxquels un récépissé a été remis en étaient
convaincus: ils avaient entre leurs mains le
sésame rêvé, quoi.
N'est-ce pas avec
ledit récépissé, ils avaient désormais le droit
de se livrer à toutes sortes d'opérations qui
requiert la présentation d'une pièce d'identité
? Cette assurance leur avait été clairement
donnée parles agents commis à l'établissement
des CNI.
Mais voilà que ceux
qui, munis du fameux récépissé, se pointent au
guichet d'une banque pour toucher un chèque par
exemple se le voient balancer à la figure par un
préposé intraitable! Passeport, permis de
conduire, CNI (pas son récépissé), qu'ils
exigent!
On ne va quand même
pas nous dire aujourd'hui que ces récépissés ne
nous ont été délivrés que pour voter! Valables
pour un an, comportant tous les renseignements
sur chacun d'entre nous, y compris notre photo (siouplaît!),
moi, Makaya, je ne peux croire qu'on puisse les
considérer comme de simples pièces pour orner
nos portefeuilles. Surtout que les
renseignements dont je parlais tantôt se
trouvent sur les fichiers de la police.
Alors, j'attends
que le ministère de l’Intérieur rappel à l'ordre
tous les zélés de ce pays. Pour nous, quoi...