JUSTICE/AFFAIRE CLAUDE ADA
MBOULA ET JEAN-ROBERT MEGNE CONTRE LA POLICE
Le procès tant attendu n'a
pas eu lieu
L'ANNONCE du procès
opposant Claude Ada Mboula et Jean-Robert Megne
à la police nationale a drainé une foule monstre
mardi 6 mai 2008, dans l'après-midi, au Palais
de justice de Libreville. Mais, comme c'est
souvent le cas dans ce genre de litiges, le
procès n’a pas eu lieu. Il a été renvoyé à une
date ultérieure pour des raisons de procédure.
Noyé dans une foule
compacte qui a pris d assaut le hall du Palais
de justice de Libreville, où l'on notait la
présence de la Coalition contre la vie chère au
Gabon, la Coalition Equité-Egalité et Cri de
Femmes, Me Francis Nkéa, choisi par la société
civile pour représenter les victimes à la barre,
a expliqué les raisons du report de ce procès.
Les agressés ont, au départ, choisi la procédure
judiciaire ordinaire.
Or, la procédure ordinaire
veut que lorsque vous déposez la plainte chez le
procureur de la République, on l'envoie par la
suite dans une unité de Police judiciaire, a
indiqué Me Francis Nkéa. Avant d'ajouter que le
fait que la procédure qui veut que la plainte de
ses clients passe par l'inspection des forces de
police, qui est la police des polices, est très
longue et risque de leur faire perdre du temps.
Et on n'est pas sûre que l’Inspection va suivre
normalement son cours, soutient-il.
C’est pour cette raison,
après concertation avec ses clients, que le
conseil a décidé de suivre une procédure qu’il a
qualifiée de rapide, à savoir, la citation
directe en Correctionnelle. Ainsi, il est
possible que l'audience se tienne le vendredi 9
ou le lundi 12 mai prochains, a-t-il indiqué.
Pour cette procédure dite
rapide Jeux veut généralement que les deux
parties en litige se retrouvent à la barre lors
du procès, le conseil des plaignants a assuré
que les agresseurs sont identifiés. Ils
passeront à la barre.