CONSEIL DES MINISTRES
Communiqué final
SOUS la haute présidence
de S.E El Hadj Omar Bongo Ondimba, président de
la République, chef de l'Etat, le Conseil des
ministres s'est tenu jeudi 8 mai 2008 à partir
de 10H30 dans la salle habituelle au palais de
la présidence de la République.
A l'ouverture des travaux,
et après avoir pris acte des résultats officiels
des élections locales du 27 avril 2008 proclamés
par la Cour constitutionnelle, le Conseil des
ministres s'est à nouveau réjoui du bon
déroulement général, à travers l'ensemble du
pays, de cette importante consultation
électorale.
Revenant, en cette
circonstance, sur la place et le rôle décisifs
qu'il accorde, dans le cadre de la mise en œuvre
de son projet de société, à la politique de
décentralisation, le président de la République,
suite au rapport présenté à ce sujet par le
ministre de l'Intérieur et des Collectivités
locales, a amené le Conseil à prendre conscience
des graves lacunes qui existent actuellement
dans le fonctionnement et la gestion de ces
collectivités ainsi que des mesures
indispensables à prendre pour y remédier.
Au titre des lacunes, le
Conseil a de la sorte fait le constat de ce que,
par une non application effective et rigoureuse
de certaines dispositions de la Loi organique n°
15/96 du 15 avril 1996, relative à l'élection
des membres des conseils départementaux et des
conseils municipaux, la fixation du nombre des
membres des bureaux desdits conseils s'est faite
souvent, jusqu'à présent, sur des bases
subjectives, toutes choses qui entraînent des
conséquences politiques et financières.
Ainsi, au plan politique,
la loi a conçu l'exécutif de la collectivité
locale sous la forme d'une équipe restreinte
formée par le président et les vice-présidents
dans le cas des Conseils départementaux, des
maires et des adjoints aux maires, dans le cas
des communes et des arrondissements, en tenant
compte soit du nombre proportionnel à
l'importance de la population soit de
l'organisation spatiale ou du volume des
compétences effectivement transférées aux
institutions locales.
Le lien établi de la sorte
entre les critères économiques, démographiques,
géographiques ou administratif et le nombre des
membres des bureaux prouve, si besoin est, la
volonté du législateur d'instaurer une
rationalité dans la gestion des collectivités
locales.
Or, a constaté le Conseil
des ministres, l'application de ces principes
dans la pratique s'est faite à géométrie
variable. Aussi, les compositions hétérogènes
des bureaux et les compromis politiques et
sociaux fragiles sur lesquelles elles reposent
expliquent-ils en partie les dysfonctionnements
observés durant les mandats écoulés. Les bureaux
sont apparus fréquemment comme des ensembles
composites, éclatés et surtout sans un clair
partage de responsabilités entre leurs membres.
Au plan financier, le
Conseil relève que la multiplication du nombre
de membres des bureaux a accru, de façon
exponentielle, les charges salariales des
collectivités locales de telle sorte qu'elles
absorbent aujourd'hui environ plus de 75% des
budgets locaux. Cette situation a pour effet le
non respect des dispositions de l'article 162
alinéa 1er de la loi organique n° 15/96 du 6
juin 1996 au terme desquelles la section
fonctionnement ne saurait excéder 60 % du budget
d'une part, et la réduction des capacités
d'intervention des collectivités locales au
titre des missions de développement qui leur
sont assignées d'autre part.
Face a cette situation le
Conseil des ministres a pris la décision de
réduire le nombre des membres des bureaux des
conseils municipaux et départementaux ; les
économies issues de cette limitation des charges
salariales étant destinées à être redéployées
dans le fonctionnement des services de ces
collectivités et dans l'investissement.
Le nombre des membres des
bureaux des Conseils locaux est désormais fixé
ainsi qu'il suit :
PROVINCE DE L'ESTUAIRE
2 vice-présidents pour
le conseil départemental du Komo-Mondah ;
2 vice-présidents pour
le conseil départemental du Komo-Kango;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Noya ;
1 vice-président pour
le conseil départemental du Cap ;
1 vice-président pour
le conseil départemental du Komo-Océan.
PROVINCE DU HAUT-OGOOUE
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de la Mpassa ;
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de la Sébé-Brikolo
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Lékoni- Lékori ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Lékabi-Léwolo ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Bayi-Brikolo ;
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de la Lébombi-Léyou
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la D,'ouori-Agnili
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Djoué ;
1 vice-président pour
le conseil départemental des Plateaux ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de l'Ogooué-Létili
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Lékoko.
PROVINCE DU MOVEN-OGOOUE:
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de l'Ogooué et Lacs
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de l'Abanga-Bigné.
PROVINCE DE LA NGOUNIE:
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de la Douya-Onoye;
1 vice-président pour
le conseil départemental de l'Ogoulou ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Dola ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Ndolou ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Louetsi-Bibaka
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Louetsi-Wano
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Tsamba-Magotsi ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Mougalaba;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Boumi-Louetsi.
PROVINCE DE LA NYANGA
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de Mougoutsi ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Douigny ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Basse-Banio ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Haute-Banio ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Doutsila ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Mongo.
PROVINCE DE
L'OGOOUE-IVINDO:
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de l'Ivindo ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Lopé ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Zadié ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de la Mvoung.
PROVINCE DE L'OGOOUE-LOLO
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de la Lolo-
Bouenguidi ;
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de la Lombo-Bouenguidi
;
1 vice-président pour
le conseil départemental de l'Offoué-Onoye ;
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de Mulundu.
PROVINCE DE
L'OGOOUE-MARITIME:
2 vice-présidents pour
le conseil départemental de Bendjé ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de d'Etimboue ;
1 vice-président pour
le conseil départemental de Ndougou.
PROVINCE DU WOLEU-NTEM:
2 vice-présidents
pour le conseil départemental du Woleu ;
1 vice-président
pour le conseil départemental du
Haut-Ntem ;
1 vice-président
pour le conseil départemental du
Haut-Como ;
1 vice-président
pour le conseil départemental de l'Okano
;
2 vice-présidents
pour le conseil départemental du Ntem.
DE LA COMPOSITION DES
BUREAUX DES CONSEILS MUNICIPAUX
Le bureau d'un conseil
municipal est composé :
d'un maire ;
d'un ou plusieurs adjoints
au maire arrêtés
selon les modalités
ci-après :
PROVINCE DE L'ESTUAIRE
4 adjoints au maire
pour la Commune de Libreville ;
3 adjoints au maire
pour la Commune d'Owendo ;
2 adjoints au maire
pour la Commune de Ntoum ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Kango;
1 adjoint au maire
pour la commune du Cap-Estérias ;
1 adjoint au maire
pour la commune de Ndzomoe ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Cocobeach.
PROVINCE DU -HAUT-OGOOUE:
3 adjoints au maire
pour la Commune de
Franceville ;
2 adjoints au maire
pour la Commune
d'Okondja;
1 adjoint au maire
pour la Commune d'
Akiéni ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de
Ngouoni ;
1 adjoint au maire
pour la Commune
d'Aboumi ;
2 adjoints au maire
pour la Commune de Moanda ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mounana ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Bongoville ;
1 adjoint au maire
pour la Commune d'Onga ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Léconi;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Boumango ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Bakoumba.
PROVINCE DU MOYEN-OGOOUE
3 adjoints au maire
pour la Commune de Lambaréné ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Ndjolé.
PROVINCE DE LA NGOUNIE
3 adjoints au maire
pour la Commune de Mouila ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mimongo ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Ndendé ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mandji ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Malinga ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Lébamba ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Fougamou ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de la Guietsou ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mbigou.
PROVINCE DE LA NYANGA
3 adjoints au maire
pour la Commune de Tchibanga;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Moabi ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mayumba ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Ndindi ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mabanda ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Moulengui-Binza.
PROVINCE DE L'OQOOUE-IVINDO:
3 adjoints au maire
pour la Commune de Makokou ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Booué;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mékambo ;
1 adjoint au maire
pour la Commune d'Ovan.
PROVINCE DE L'OGOOUE-LOLO:
3 adjoints au maire
pour la Commune de Koulamoutou ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Pana;
1 adjoint au maire
pour la Commune d'Iboundji ;
2 adjoints au maire
pour la Commune de Lastoursville.
PROVINCE DE L'OGOOUE-
MARITIME:
3 adjoints au maire
pour la Commune de Port-Gentil;
1 adjoint au maire
pour la Commune d' Omboué;
2 adjoints au maire
pour la Commune de Gamba.
PROVINCE DU WOLEU-NTEM:
3 adjoints au maire
pour la Commune d'Oyem ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Minvoul ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Médouneu ;
1 adjoint au maire
pour la Commune de Mitzic ;
2 adjoints au maire
pour la Commune de Bitam.
Le Conseil a également
revu à la baisse, dans le souci d'économie, la
composition du Cabinet des maires.
Le nombre et la nature des
fonctions des membres du cabinet sont
tributaires de l'organisation géographique et de
la capacité financière réelle de la commune.
C'est ainsi qu’en application des dispositions
de l'article 7 de loi organique n°15/96 du 6
juin 1996 relative à la décentralisation et de
l'article 9 du décret n°000455/PR/MID/MEFBP
portant harmonisation des droits et avantages
des élus locaux, il est procédé à une typologie
de la composition du cabinet des maires.
Ainsi, d'une manière
générale, tous les maires de communes disposent
d'un cabinet comprenant une secrétaire
particulière et un chauffeur particulier. Mais
cette composition varie ensuite selon les
communes en tenant compte d'une part, de leur
capacité financière réelle, de l'organisation
spatiale et des missions de service public qui
leur sont assignées d'autre part.
a)Pour les Communes
dont la masse globale
des ressources propres
est comprise entre
10.000.000 et
500.000.000 de francs CFA
Un (1) chef de Cabinet
;
Deux (2) chargés de
missions ;
Deux (2) conseillers
techniques en matière
juridique et
d'urbanisme.
b) Pour les communes
dont la masse globale des ressources propres
est comprise entre 500.000.000 et
5.000.000.000 de fanes CFA
Un (1) directeur de
cabinet ;
Cinq (5) conseillers
techniques affectés par type de missions de
service public dévolues au Maire ;
Trois (3) chargés de
missions ;
c)Pour les communes
dont la masse globale des ressources propres
est supérieure à 5.000.000.000 de francs CFA
Un (1) directeur de
cabinet ; - Un (1) chef de cabinet ;
Dix (10) conseillers
techniques affectés par type de missions de
service public dévolues au maire ;
Cinq (5) chargés de
missions ; Cinq (5) attachés de cabinet.
En outre, pour les
communes subdivisées en arrondissements, le
maire d'arrondissement dispose d'un cabinet
comprenant Un (1) chef de cabinet ; Deux (2)
chargés de missions.
Enfin, il est important de
rappeler que la composition ainsi décrite n'est
pas statique. Elle est susceptible de
modification en fonction de l'évolution des
critères économique et géographique retenus.
(A suivre)