UN travail décent pour
tous ! Il paraît que c'est sur ce thème qu'a été
célébrée l'autre jour la fête du travail,
précisément. En attendant le jour béni où nous
allons parvenir à ce noble objectif dans notre
Gabon d'abord-là, moi, Makaya, je note que parmi
ceux qui ont un boulot (et qui, de ce fait, font
vivre une bonne dizaine de frères et de sœurs
autour d'eux), il y en a qui sont obligés de
passer sous les fourches caudines (c'est bien
comme ça qu'on dit, Jacky ?) de leurs patrons,
quoi.
Moyennant quoi, ils
se retrouvent faire un job précaire et pas
décent du tout. Moi, Makaya, je le dis en
pensant à la vie (mais je devrais dire à
l'enfer) qu'un employeur est entrain de faire
mener à une sœur là-bas, au quai-fier Louis.
Pour ce patron venu du pays du Cèdre, c'est
simple: où il exerce ce qu'il considère comme
son droit de cuissage ou c'est la porte f Notre
sœur ferait même face à un ultimatum qui arrive
bientôt à échéance.
Je sais que ça fera
sourire certains, vu qu'il s'agit d'une pratique
très répandue dans notre doux pays-là. Mais pour
moi; il faut que ça change! Quand notre
"présida" nous invite au changement de
mentalité, cela concerne aussi de telles
attitudes. Il y a donc un tabou à faire sauter
ter ici. Et il doit l'être par ceux qui en ont
le pouvoir.
Que peuvent en
effet nos pôvres sœurs, seules, si elles sont
con vaincues qu'une plainte dans ce sens n'a
aucune chance d'aboutir. N’est-ce pas l'une
d'entre elles, toujours dans le même quartier,
avait dû renoncer à son job, voyant que personne
ne croyait à ses accusations de harcèlement de
la part de son patron ?
Les employeurs se
disent que c'est leur parole contre celle des
employées. Et les premiers peuvent mettre en
œuvre une batterie de moyens dont ne disposent
pas les secondes. Le combat du pot de terre
contre le pot de fer, quoi. Mais moi, Makaya,
j’aime bien ces histoires où David arrive à
terrasser Goliath. La considération qu'on a à
l'égard de nos sœurs mérite bien qu'on fasse
évoluer les choses, quoi...