LOCALES 2008
Le PGP rejoint le
groupe des partis gazelles
Jadis un des
fers de lance de l'opposition gabonaise, le PGP,
comme bien de partis dit du groupe e d'Akébé,
n'a pu obtenir le moindre élu local : une
première depuis sa création de ce parti en 1990.
SI l'on s'en tient aux
résultats des dernières élections locales qui
ont été, pour le moins catastrophiques (aucun
élu local sur l'ensemble du territoire national)
et de ceux des législatives de 2006, on peut
dire sans risque de se tromper que le Parti
gabonais du progrès (PGP) est entrain tout
doucement, mais sûrement, d'amorcer sa décente
aux enfers.
Il est vrai que
depuis la mort de son premier président, Pierre
Louis Agondjo Okawé, le PGP est en proie à des
dissensions qui ont considérablement contribué à
son affaiblissent. Mais ce fait à lui seul ne
peut expliquer la dégringolade de ce parti,
d'autant que parmi les indépendants qui se sont
présentés dans un certain nombre de
circonscriptions : à Libreville, Port-Gentil, le
Cap, etc, figurent les militants ou anciens
militants du PGP qui ont choisi de se présenter
en indépendants. Et leur moisson a été pour le
moins intéressante.
Notamment à
Port-Gentil où deux arrondissements sont sous le
contrôle de Ndaot Rembogo et ses partisans. Les
deux autres ne sont certes pas sous leur
contrôle, mais ils ont néanmoins obtenu un bon
nombre de conseillers qui vont constituer à
l'évidence le conseil communal et joués un rôle
déterminant dans le contrôle de la mairie
centrale.
Pourtant, il avait
semblé que Mouity Nzamba et ses partisans
avaient choisi l'option de l'efficacité en ne
présentant pas ses listes sur l'ensemble du
territoire, mais plutôt dans les
circonscriptions où ils comptaient obtenir
quelques conseillers au moins. Des
circonscriptions qui étaient, jadis, ses fiefs
électoraux à savoir l'Estuaire,
l'Ogooué-Maritime, la Nyanga Malheureusement
pour le PGP, cette stratégie de l'économie des
forces n'a pas été payante pour autant. Puisque
le parti de Mouity Nzamba est complètement
absent de la fête après la proclamation des
résultats du scrutin du 27 avril dernier. Aussi
bien à Libreville (1er et 4e arrondissement), à
Moanda (1er arrondissement), à Tchibanga (1er,
2e arrondissement et dans le département), à
Mayumba, à Moulengui Binza, Mabanda, et dans
bien d'autres localités où les listes du PGP
étaient présentes, aucun conseiller pour ce
parti qui marqué, plusieurs années durant, la
vie politique nationale et joué un rôle de
premier plan dans les différents scrutins
organisés au Gabon. Plus grave, les scores
réalisés par les uns et les autres sont loin
d'être encourageants. Seule la liste conduite
par Jean Charles Vumbi Mihindou, l'ancien député
n'a pas franchi le rubicond, elle même a failli
obtenir au moins un conseiller en réalisant
9,73%. Dans le reste des localités, ce fut une
véritable débandade.
Avec ces piètres
scores réalisées par ses candidats, le PGP
n'aura le contrôle d'aucune collectivité locale,
de même qu'elle n'en fera partie d'aucune
d'entre elles. Cette disparition progressive du
paysage politique nationale inquiète autant les
militants de cette formation politique que les
observateurs de la vie politique.
Les dirigeants se
doivent donc tirer les leçons de ces déroutes
successives afin de remonter la pente lors des
prochaines consultations électorales. Sauf à
vouloir rejoindre cette cohorte de partis
gazelles qui pullulent dans le pays, mais qui ne
sont en réalité que des coquilles vides.