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Le quotidien l'Union du 05 Avril 2008

 

LOCALES 2008

Le PGP rejoint le groupe des partis gazelles
Jadis un des fers de lance de l'opposition gabonaise, le PGP, comme bien de partis dit du groupe e d'Akébé, n'a pu obtenir le moindre élu local : une première depuis sa création de ce parti en 1990.

 

SI l'on s'en tient aux résultats des dernières élections locales qui ont été, pour le moins catastrophiques (aucun élu local sur l'ensemble du territoire national) et de ceux des législatives de 2006, on peut dire sans risque de se tromper que le Parti gabonais du progrès (PGP) est entrain tout doucement, mais sûrement, d'amorcer sa décente aux enfers.

Il est vrai que depuis la mort de son premier président, Pierre Louis Agondjo Okawé, le PGP est en proie à des dissensions qui ont considérablement contribué à son affaiblissent. Mais ce fait à lui seul ne peut expliquer la dégringolade de ce parti, d'autant que parmi les indépendants qui se sont présentés dans un certain nombre de circonscriptions : à Libreville, Port-Gentil, le Cap, etc, figurent les militants ou anciens militants du PGP qui ont choisi de se présenter en indépendants. Et leur moisson a été pour le moins intéressante.

Notamment à Port-Gentil où deux arrondissements sont sous le contrôle de Ndaot Rembogo et ses partisans. Les deux autres ne sont certes pas sous leur contrôle, mais ils ont néanmoins obtenu un bon nombre de conseillers qui vont constituer à l'évidence le conseil communal et joués un rôle déterminant dans le contrôle de la mairie centrale.

Pourtant, il avait semblé que Mouity Nzamba et ses partisans avaient choisi l'option de l'efficacité en ne présentant pas ses listes sur l'ensemble du territoire, mais plutôt dans les circonscriptions où ils comptaient obtenir quelques conseillers au moins. Des circonscriptions qui étaient, jadis, ses fiefs électoraux à savoir l'Estuaire, l'Ogooué-Maritime, la Nyanga Malheureusement pour le PGP, cette stratégie de l'économie des forces n'a pas été payante pour autant. Puisque le parti de Mouity Nzamba est complètement absent de la fête après la proclamation des résultats du scrutin du 27 avril dernier. Aussi bien à Libreville (1er et 4e arrondissement), à Moanda (1er arrondissement), à Tchibanga (1er, 2e arrondissement et dans le département), à Mayumba, à Moulengui Binza, Mabanda, et dans bien d'autres localités où les listes du PGP étaient présentes, aucun conseiller pour ce parti qui marqué, plusieurs années durant, la vie politique nationale et joué un rôle de premier plan dans les différents scrutins organisés au Gabon. Plus grave, les scores réalisés par les uns et les autres sont loin d'être encourageants. Seule la liste conduite par Jean Charles Vumbi Mihindou, l'ancien député n'a pas franchi le rubicond, elle même a failli obtenir au moins un conseiller en réalisant 9,73%. Dans le reste des localités, ce fut une véritable débandade.

Avec ces piètres scores réalisées par ses candidats, le PGP n'aura le contrôle d'aucune collectivité locale, de même qu'elle n'en fera partie d'aucune d'entre elles. Cette disparition progressive du paysage politique nationale inquiète autant les militants de cette formation politique que les observateurs de la vie politique.

Les dirigeants se doivent donc tirer les leçons de ces déroutes successives afin de remonter la pente lors des prochaines consultations électorales. Sauf à vouloir rejoindre cette cohorte de partis gazelles qui pullulent dans le pays, mais qui ne sont en réalité que des coquilles vides.

 

Source : Journal L'Union Plus du 05/05/2008

 



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