Pour
moi quoi ...
SELON nos frères et
sœurs qui vivent là-bas, rien n'a vraiment
changé dans l'attitude des autorités du pays
de nos ancêtres les Gaulois en ma hère de
reconduites à la frontière. Les préfectures
continueraient à appliquer, sans sourciller,
les consignes reçues. Les flics faisant ici
preuve d'un zèle incroyable. Le tout au
mépris des accords liant nos deux pays, que
nos compatriotes surplace accusent, quoi.
Résultat: deux d'entre eux auraient été
conduits dans ces fameux centres de
rétention dont une association, la seule
autorisée à les visiter, dénonçait
dernièrement le fonctionnement. Et à l'heure
où moi, Makaya, j’écris ces lignes, une sœur
- qui partageait pourtant la vie d’un
Gaulois - serait déjà rentrée dans notre
Gabon d'abord.
Si je comprends bien,
nos ancêtres les Gaulois ont clairement
choisi de faire prévaloir leurs lois sur les
conventions que nous avons signées avec eux.
C'est peut-être leur droit, comme affirment
certains d'entre eux.
Moi, Makaya, Je veux
bien le leur concéder, non sans relever
l'hypocrisie qui consiste dans le même
temps, à rivaliser de superlatifs pour
qualifier l'amitié entre nos deux pays.
J'irai même jusqu’à
dire qu'étant chez eux, ils sont libres
d'agir comme bon leur semble vis-à-vis des
autres. En revanche, il ne faudrait pas que
nous, de notre côté, on fasse comme si on
cautionnait cela. D'abord, on n'a pas à
prendre pour argent comptant les discours
lénifiants ou faussement outrés qu'on vienne
nous tenir ici. Il faut juger aux actes et
réagir en conséquence, quoi.
Ensuite, nos services
là-bas doivent être irréprochables. Moi,
Makaya, j’ai été abasourdi par ces
accusations portées contre nos autorités
consulaires. Non seulement elles ne
protégeraient pas nos compatriotes contre
les mesures qui les frappent, mais le
personnel prendrait un malin plaisir à
humilier ces derniers, au point que nul
n'aurait plus confiance en notre consulat !
Où est-ce qu'on va
comme ca ?!
... Makaya