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Le quotidien l'Union du 03 mai 2007

 

RECRUDESCENCE DU GRAND BANDITISME

Les moyens, talon d'Achille des forces de sécurité

ON leur demande des résultats. Pourtant, toutes les conditions ne sont pas réunies pour qu'ils remplissent avec efficience leurs missions de gardien de la société: Les forces de police nationale sont, en effet, confrontés à d'innombrables difficultés qui ne leur permettent pas d atteindre un rendement optimal. Même la police de proximité mise en place pares autorités du ministère de l'intérieur n'est en réalité qu'un miroir aux alouettes. Tout comme la police judiciaire, qui réalise pourtant des prouesses en allant débusquer des bandits de grand chemin dans leurs sanctuaires.

De fait, l'amélioration des conditions de travail de forces de sécurité reste un véritable serpent de mer. Malgré les discours de bonne volonté les policiers remplissent leurs missions dans des conditions extrêmement difficiles. S'agissant de la police judiciaire, par exemple, les choses ne sont guère reluisantes. En dehors eu la dotation des véhicules qui avait été faite à cette entité par le président de la République, rien n'est venu changer le cours de chose ces dernières années.

Au contraire, tout va de mal en pis. Le bâtiment qui abrite les services de la lui par exemple, est en pleine déliquescence. Sa réfection ne semble pas pour demain, tant le dossier est, selon une source autorisée, rangé dans les tiroirs de l'oubli. Pourtant dans un passé récent; une entreprise libanaise avait été choisie pour donner une cure de jouvence à l'immeuble de trois niveaux dans lequel les policiers sont entassés. Las d'émettre des jérémiades; les agents préfèrent désormais se murer dans un grand silence.

Dans une large mesure; le visiteur qui arrive à la PJ est rebuté par la décrépitude des locaux. Les murs n'ont pas été repeints depuis des décennies. De même, la toiture est si usée qu'elle laisse suinter de l'eau dans les différents bureaux. Pour éviter d'avoir les pieds dans l'eau lors des pluies torrentielles qui s'abattent sur la ville, les agents sont souvent contraints de recourir à des récipients. C'est d'ailleurs les seuls moments où la chaleur baisse de manière significative, car les climatiseurs y sont des équipements rares.

Un autre facteur d'insomnies demeure la vétusté des véhicules d'intervention. Certains, acquis sur le marché d'occasion, ne répondent pas aux exigences et tombent parfois en panne lors des courses-poursuites avec le bandits, très souvent puissamment armés. Ce genre d'intervention met d'ailleurs l'expérience des flics à rude épreuve. Car, ils ne disposent pas du dispositif sécuritaire nécessaire à même de les protéger avant de prétendre protéger les autres citoyens. En 2004, indique-ton, un gardien de la paix paya de sa vie lors d'une course-poursuite avec les bandits sur l'axe reliant Awendjé au PK8, via le Beau-Séjour.

Le fardeau des policiers est alourdi par l'absence des primes de risques et l'absence de logements. Outre les officiers supérieurs, les subalternes sont disséminés à travers les différents quartiers de la capitale, où ils côtoient au quotidien les bandits. D'où parfois leurs réticences à intervenir dans certaines situations où les acteurs impliqués se révèlent être des voisins.

A travers ce constat, on comprend aisément la persistance de l'insécurité à travers Libreville et ses environs. Car, on voit mal comment les policiers peuvent assurer la protection d'autres personnes si eux-mêmes ne sont pas en sécurité. Un malheur n'arrivant seul, la remise en liberté précipitée et inexpliquée de certains mafiosi n'est pas de nature à motiver les agents chargés de constater les infractions à la loi et d'en rechercher les auteurs. Autant de facteurs donc qui découragent les policiers et rendent difficile le combat de longue haleine qu'est la lutte contre l'insécurité à Libreville.

Source : Journal L'Union Plus du 03 mai 2007

 



   

INSÉCURITÉ
Peur sur la ville

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Les moyens, talon d'Achille des forces de sécurité

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Que de bonnes intentions !

APPROVISIONNEMENT EN ÉNERGIE
Privés d'eau depuis des mois

APPROVISIONNEMENT EN ÉNERGIE
39 milliards de francs d'investissement en 2007

SÉCURITÉ AÉRIENNE
Le Gabon dans le collimateur de l'oaci

PROJET GOAL
Le doute persiste

Pour moi quoi…Makaya
Moi, Makaya,je laisse le bénéfice du doute et, surtout, du délai à la