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Le quotidien l'Union du 02 mai 2007

 

OMNISPORTS / APRÈS L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE

Entretien avec le nouveau président; Léon-Louis Folquet

"L'heure est maintenant au travail"

Élu samedi dernier au "Méridien Re-Ndama" à la tête du Comité olympique gabonais, Léon-Louis Folquet, seul candidat conformément aux résolutions de l'assemblée générale du 23 mars 2007, dévoile ses chantiers. Tout en félicitant les membres de la mission conjointe ACNOA/CIO et la magistrate Anita Edwige Mébiame, Léon-Louis Folquet souligne que "l'heure est maintenant au travail"

L'UNION: 7 octobre 2006 - 28 avril 2007, plus de sept mois de palabres qui débouchent finalement sur votre consécration à la tête du Comité olympique gabonais. Votre commentaire.

Léon-Louis Folquet : Les textes appartenant à tout le monde, nous étions quasiment sûrs des actes qui ont été posés le 7octobre 2006. Les choses avaient été bien faites parle ministère de la jeunesse et des Sports qui n'était que simple garant de pouvoir voir organiser une élection du comité olympique qui était en crise depuis plus de dix ans. La tutelle ne s'est jamais immiscée dans l'aspect pratique de cette élection. Il appartient désormais au passé parce qu'on estime que l'heure est maintenant au travail.

Votre fair-play, à l'issue de l'élection, avec bureau sortant étonne plus d'un...

Nous tendons la main au président sortant en le proposant comme membre d'honneur en raison de son expérience. Depuis mon enfance, j'ai pratiqué le sport avec toutes ses vertus. Singulièrement le fairplay. Si la personne veut venir travailler avec nous et apporter sa modeste contribution à la construction de l'édifice sport au Gabon, ce serait bien. Par ailleurs, mes partenaires et moi tendons la main aussi à tous les Gabonais qui ont les mêmes vertus et aux mécènes à venir autour d'une même table pour apporter leur contribution à notre sport qui en a bien besoin.

Que dites-vous de l'apport et du rôle de la magistrate Anita Edwige Mébiame et des membres de la mission ACNOA-CIO dans le dénouement de cette crise ?

Les membres de l'ACNOA/CIO, venus d'abord en mission exploratoire avant de prendre des décisions entérinée par Lausanne qui ont débouche sur la nomination de la jeune magistrate gabonaise, Anita Edwige Mébiame pour organiser l'assemblée générale élective, sont vraiment à féliciter. Lesquelles félicitations vont aussi à l'endroit de notre compatriote magistrate pour son ardeur, sa rigueur et sa méthode au travail. Des qualités qui nous ont permis d'aller à l'essentiel : l'élection. Grâce à la sagesse et au dialogue de ces valeurs, on a réussi à dénouer la crise au Gabon. On le doit notamment à des fils valeureux de l'Afrique (Tchad et Sao Tome) et à notre compatriote Anita Edwige Mébiame.

Le vice président de l'ACNOR, Moussa Aggrey, qui a pris, dernièrement à Alger, l'initiative d'engager le Gabon aux prochains jeux d'Alger, a eu une séance de travail avec votre bureau et les techniciens du ministère des Sports au lendemain de votre élection. Peut-on connaître le contenu de cette audience ?

Lors de nos négociations entre le 20 et 23 mars derniers, conscients que le Gabon pourrait ne pas avoir de représentant à Alger, nous avions confié la tâche au 2e vice président de l'ACNOR. M. Moussa, qui n'était d'ailleurs pas obligé de le faire, mais qui a pris la décision de nous inscrire parmi les participants aux prochains Jeux d'Alger. C'est un acte de générosité et de solidarité qui, tout en lançant un appel du pied à nos politiques, mérite une décoration pour Moussa Aggrey (Tchad) etJoao Manuel Da Costa AlegreAfonso (Sao Tome). Grâce à eux, nous pouvons prendre part aux jeux africains d'Alger.

Moussa Aggrey, en tant que vice-président de l'ACNOA, fait partie intégrante de l'organisation des jeux africains et des jeux afro-Asiatiques.Il nous a parlé de l'organisation pratique (technique, financier; etc) et des enjeux de ces compétitions. En ce qui concerne les Jeux africains, le gouvernement algérien a fait des gros efforts sur le plan financer, diplomatique, organisationnel, etc, pour que cette fête soit une grande réussite. Nos fédérations et la tutelle sont donc au parfum des modalités pratiques pour prendre part à ces compétitions. Nous avons eu, dimanche dernier, au terme d'échanges fructueux, une leçon de pédagogie sportive de la part du vice-président de l'ACNOR.

Peut-on connaître quelques-uns de vos importants chantiers ?

Nous sommes dans la rue puisque le COG n'a aucun siège. La première chose à faire, c'est d'avoir un siège qui permettra à notre équipe de travailler: Nous allons mettre en chantier toutes commission

afin qu'elle travaillent de concert avec toutes les fédérations sportives.

Le deuxième chanter, c'est le retoilettage des textes des fédérations et ceux, mutilés du Comité olympique gabonais afin qu'ils soient cohérents avec notre environnement. L'autre point, c'est la préparation (rapidement) des jeux africains d'Alger puis les jeux olympiques de Pékin. Il faut qu'on se donne les moyens d'être

Vraiment représentatif sur l'échiquier international...

Que préconisez-vous pour relever le niveau de nos athlètes et techniciens?

Il y a, effectivement, une refonte à faire à ce niveau. Avec le ministère des Sports, nous allons essayer de mûrir certaines réflexions sur le choix des hommes. Il faudrait avoir un profil pour pouvoir diriger une fédération, une ligue, etc. Au-delà de tout cela, il faudrait qu'on sente aussi que les gens aiment la pratique du sport. Que les femmes, également, s'impliquent davantage à la chose du sport... Certes on dit souvent le sport aux sportifs, mais les sport appartient aussi aux mécènes. Beaucoup des gens s'y intéressent, mais ils sont souvent découragés parce que l'environnement ne répond pas à leurs attentes, leurs aspirations.

A mon avis, l'un des gros chantiers auquel le COG devrait s'atteler, après la réflexion avec la tutelle, c'est la création d'un environnement sportif viable. Parce qu'il est grand temps de fixer des contrats d'objectifs entre le ministère des Sports, pourvoyeur des fonds de l'État, et les fédérations. Dans ces contrats, il y aura des devoirs et des obligations pour chaque partie... Par rapport aux objectifs, il faut aussi réfléchir sur les moyens alloués aux fédérations qu'on devrait souvent dégager à temps. II faut qu'on évite les improvisations.

Enfin, il est grand temps de créer une véritable osmose entre les médias, la famille sportive et la tutelle. Et lorsque nous serons sérieux en ayant un cadre de travail viable, je pense qu'on saura attirer les sponsors. Mais tant que nous resterons dans la guerre larvée que nous venons de vivre ou les querelles intestines à l'intérieur des fédérations, etc, on ne pourra pas attirer les bonnes volontés dans notre sport.

Tous ces chantiers nécessitent des moyens. Aurez-vous les moyens de votre politique ?

Sans aucun préjugé, les moyens existent sur le plan international. Le déficit du comité olympique sortant peut se justifier. Je crois qu'il est dû à un gros problème de communication et d'attache avec les instances internationales. J'ai déjà pris attache avec Solidarité olympique et Olympe Africa... Nous allons demander à Solidarité olympique de lever la suspension du Gabon, et évaluer les besoins des fédérations que nous transmettrons à ces instances internationales qui ont la mission d'aider le mouvement sportif olympique de chaque pays membre... Notamment dans la formation des formateurs, des jeunes, etc. Nous avons dit au nouveau comité olympique que tout est mouvement. Nous allons bouger donc pour aller chercher les moyens qui seront profitables à notre jeunesse ...

... Peut-être construire un "village olympique", c'est-à-dire un siège.

Tout à fait! Nous avons l'obligation, vis-à-vis des pouvoirs publics, de négocier la construction d'un siège...

Source : Journal L'Union Plus du 02 mai 2007

 



   

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