Pour moi quoi…
Il faut aller jusqu'au bout !
Ouais, moi, Makaya, je note pour m'en réjouir
qu'on est en train d'installer un tamis pour
filtrer tous ceux, nombreux, qui veulent
appartenir à notre corps de métier là, devenir
pisse-copie, taquine-micro, preneur d'images ou
de son. Mais cette démarche ne doit pas viser
certains et épargner d'autres, quoi.
D'une certaine manière, les
nouveaux gendarmes de l'avenue di Gaulle ont
donné l'exemple. Et ouvert aussi la boîte
de... Pandore. N'est-ce pas ils viennent de
suspendre un canard dont le patron est
fonctionnaire ? C'est interdit par une loi que
nul n'est censé ignorer mais que beaucoup ne
respectent pas. Bien. Mais est-ce qu'il est le
seul dans, ce cas là ? On attend que l'exemple
fasse école.
De son côté, le ministère a
annoncée que ses services ne délivreraient plus,
jusqu'à nouvel ordre les autorisations de
constitution d'organes de presse. C'est vrai
qu'une pause s'impose, vu le bouya-bouya qui
règne dans cette affaire-là. On ne sait pas qui
est qui, s'il remplit réellement les conditions,
si derrière tel projet ne se cache pas l'unique
souci chez son promoteur d'entrer, dans
le partage du demi milliard de dolès qu'on
distribue chaque année aux canards.
Sans oublier tous les prête-noms
possibles, ceux qui, en coulisses, tirent
les ficelles, arment la main des pisse-copie
ou remplissent de fiel la bouche des
taquine-micros. Là-dessus, je serais curieux de
savoir où on en est avec cette injonction faite
aux ministres de ne plus "sponsoriser''
canards et médias audiovisuels.
Ah, j'allais oublier: la
commission qui attribue la carte de presse (on
espère que celle-ci va enfin avoir une réelle
valeur) vient de siéger. C'est pas être un
intégriste, mais c'était une excellente occasion
pour faire le tri entre ceux qui appartiennent
au job et les imposteurs. Et éloigner ces
derniers, pour autant que cette carte devienne
donc le sésame qui ouvre les portes pour faire
ce métier.
Pour moi, quoi...
…Makaya