AFRIQUE CENTRALE / 2E
CONFÉRENCE DES MINISTRES EN CHARGE DES
TRANSPORTS ET DES TRAVAUX PUBLICS
Des
infrastructures de transport pour l'intégration
sous-régionale
Le développement de ce secteur
fait l'unanimité auprès des experts et des
ministres concernés. En ouvrant les travaux de
cette rencontre, hier, le Premier ministre Jean
Eyéghé Ndong a admis que l'intégration
sous-régionale est la stratégie- préconisée pour
que l'Afrique centrale ait sa place dans le
concept actuel de la mondialisation.
LES
infrastructures de transport constituent un des
éléments de base du développement
socio-économique des nations. Et tout le monde
s'accorde là dessus.
Aussi, leur développement
apparaît-il aujourd'hui, nécessaire et urgent.
Cette préoccupation a été débattue et partagée,
hier, à l'hôtel Okoumé Palace, par les experts
et les ministres de (Afrique centrale en charge
des Transports et des Travaux publics.
C'était à la faveur de la
deuxième Conférence des ministres de la
sous-région en charge de ces deux secteurs, dont
les travaux ont été ouverts par le Premier
ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong, en
présence de plusieurs membres de son équipe et
des bailleurs de fonds.
Le moins que l'on puisse
relever ici, c'est que tous les acteurs
impliqués dans le processus de développement des
infrastructures de transports dans notre
sous-région reconnaissent que "7Afrique centrale
est la région la plus dépourvue du confinent en
la matière".
Pourtant, reconnaît le chef
du gouvernement, l'intégration sous-régionale
est, entre autres, la stratégie préconisée pour
que l'Afrique centrale ait sa place dans le
concept actuel de la mondialisation. "Mais
pour que cette démarche porte ses fruits, elle
demande l'implication totale des
populations qui en sont les actrices et les
principales bénéficiaires", a déclaré Eyéghé
Ndong.
Pour le Premier ministre, le
développement économique,social et culturel nous
invite à une démarche collective, laquelle
commande la mise en place d'un réseau
d'infrastructures de transport développées et
intégrées, sans lesquelles l'Afrique centrale ne
peut prétendre à un développement significatif.
Les projets du Plan directeur
consensuel des transports de l'Afrique centrale
(PDCT-AC) a assuré jean Eyéghé Ndong, ont cette
ambition. Cependant, ils requièrent des
financements lourds qui ne sont pas toujours à
la portée des Etats de notre sous-région.
OUTIL D'EXCELLENCE•
Au regard de ses effets
induits et directs sur la prospérité de
l'Afrique centrale, Ie financement de ce plan ne
peut laisser indifférentes les bonnes volontés,
particulièrement les traditionnels partenaires
au développement.
Le PDCT-AC constituera, selon
le commissaire chargé des infrastructures et de
l'énergie à la Commission de l'Union africaine,
Bernard Zoba "un outil dynamique par
excellence pour la promotion de l'intégration et
du développement de la région".
En d'autres termes, c'est un
instrument stratégique de planification et de
développement des infrastructures de transport
devant permettre de combler le vide qui existe
toujours en Afrique centrale. Dans le cadre de
son plan stratégique pour la période 2004-2007,
la Commission de l'UA a prévu un programme
prioritaire intitulé "relier-l'Afrique"
Pour Bernard Zoba, relier le
continent consiste, entre autres, "à mettre
en place des systèmes intégrés d'infrastructures
et des services efficients de transport
comprenant les routes, les chemins de fer; ainsi
que les transports aérien, maritime et le
transport par voies intérieures".
L'orateur a ainsi affirmé
dans ce contexte que l'UA s'emploie aujourd'hui,
à élaborer une politique continentale cohérente
des transports, tous modes confondus, et un plan
directeur continental intégré des transports
dont l'objectif majeur est l'intégration
physique de l'Afrique, la facilitation de la
circulation des personnes et des biens sur
l'ensemble du continent et le renforcement de la
compétitivité de l'Afrique.
Au niveau sous-régional, le
PDCT-AC, qui résulte d'une volonté exprimée par
toutes les composantes de l'Afrique centrale,
est une démarche' conforme avec la position de
la Commission de l'Union africaine régulièrement
exprimée par le président de cette organisme.
En effet, Alpha Omar Konaré a
toujours souhaité que "l' agenda de l'Afrique
soit défini par les Africains eux-mêmes". Le
Plan directeur consensuel des transports en
Afrique centrale devant être un projet
prioritaire dans le cadre du partenariat entre
l'Union européenne et notre continent en matière
d'infrastructures.
Le PDCT-AC doit
nécessairement comprendre une présentation
visible et lisible de l'intégration ferroviaire
et de développement du sous-secteur des
transports ferroviaires en Afrique centrale.
D'autant que le chemin de fer constitue le moyen
de transport le mieux adapté pour le déplacement
de gros volumes sur de longues stances.
CHOIX DIFFICILE. Il se
prête particulièrement bien au transport de
marchandises à destination et en provenance des
pays sans littoral. Rappelons qu en avril
dernier, à Libreville, les experts en transports
et travaux publics, ont examiné le rapport final
de l'étude de priorisation des projets du Plan
directeur consensuel des transports en Afrique
centrale.
Pour Pierre-Claver Maganga
Moussavou, ministre d'Etat gabonais chargé des
Transports et de l'Aviation civile, l'intérêt
aujourd'hui, est accordé au développement des
infrastructures de transport en vue de
l'intégration sous-régionale. "Il revient,
in fine, à la 2e Conférence des
ministres de l'Afrique centrale en charge
de ces dossiers, de les adopter et de
prendre les décisions concrètes et réalistes en
vue de sa mise en oeuvre", estime-t-il.
Ces décisions passent par le
choix des projets prioritaires du Plan à
soumettre, pour une première phase, aux
bailleurs de fonds. L'on ne devrait pas perdre
de vue, que c'est un choix "difficile et
complexe" au regard de l'ampleur des besoins
en matière d'infrastructures routières,
ferroviaires aéroportuaires, maritimes,
lagunaires et fluviales.